Nourritures terrestres

Pour mon anniversaire, mon lapin m'avait offert deux billets pour un concert de musique baroque le 17 mai au théâtre des Champs Elysées. Nous sommes donc allés dans ce lieu que j'ai découvert au passage, pour écouter Haendel et Vivaldi (que Philippe classait dans "petite musique de Versailles" quand je l'ai rencontré).

"Zut, c'est pas du hip-hop. Tu connais ça, toi, les concertos grosso modo de Haendel ?" me demande Philippe en plaisantant. Dans le livret, je lui conseille de lire l'histoire d'Orlando Furioso (qui n'est pas le dernier album hardcore du frère de Dalida) à côté de laquelle Dallas c'est du roman à l'eau de rose. Au moment du Stabat Mater, qui était la raison du choix de Philippe pour ce concert, l'un des violons sonnait manifestement faux et j'avoue m'être senti pendant quelques secondes dans la peau d'Hannibal Lecter se demandant à quelle sauce accommoder ce malotru (on a frôlé le Tabasse ta mère !). Pour couronner le tout, le chef d'orchestre avait une certaine tendance à s'emporter en claquant du talon sur son estrade, ce que notre voisin a qualifié de "folklore irlandais". Heureusement, les musiciens et l'alto se sont réveillés après l'entracte, ce qui nous a donné une seconde mi-temps (selon les mots de Philippe) beaucoup plus intéressante.

A la sortie du concert, nous nous sommes mis à la recherche d'un restaurant. En regardant la Tour Eiffel nous avons tous les deux pensé à Thiou et quelques secondes plus tard, surprenante coïncidence, nous nous sommes arrêtés devant l'une des succursales de ce chef thaïlandais, avenue Georges V. Nems de boeuf au curry et comté, sauce piment doux; Tigre qui pleure façon Thiou (excellent boeuf mariné, sauce arachide et piment); nems au chocolat -- ces nourritures terrestres de l'âme et du corps furent bien agréables.

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