Les pingouins c'est comme les cochons

Petit voyage au pays des pingouins (et de l'intérêt, plus ou moins judicieux, de l'uniforme) :

Rue des Trois Fontanots à Nanterre. Court trajet entre la gare du RER et le Palais de Justice. La rue des Trois Fontanots à l'heure du déjeuner est un spectacle des plus déprimants. D'abord elle est sombre et moche cette artère mais de surcroît, à l'heure où les estomacs jettent les cadres hors de leur tanière, elle se peuple d'une nuée de "costard-cravate" aux nuances plus qu'étroites : de l'anthracite au gris plomb, en passant par toutes les teintes de la grisaille.

Cravate et chemise peinent à mettre un brin de fantaisie dans cette mer de pingouins chaussés de souliers cirés. Ils sont tous formatés au même gabarit, ils se conforment scrupuleusement au même code vestimentaire. Ils arborent tous le même uniforme de tristesse et bannissent scrupuleusement toute forme d'originalité.

Est-il donc indispensable de porter les insignes de la monotonie pour faire carrière dans les sièges sociaux de la rue des Trois Fontanots ?

Que Tarquinne se rassure, les insignes de la monotonie règnent bien au-delà de la rue des Trois Fontanots.

Tiens, j'ai tombé la cravate et la veste il y a bien quatre ans moi. Serait-ce donc ça qui obère toute possibilité de carrière au pays des pingouins ?

Un commentaire

Quand les patrons (et les gens) auront compris qu'on peut être aussi efficace en short et baskets qu'en costard-cravate, le monde du travail aura fait un grand pas.

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