(se faire) baiser

"Combien de fois ai-je fait l'amour et si peu de fois baiser" nous dit Karl qui fait un bel éloge surprenant du verbe baiser. Par contre, et pour rester dans la cible, je me suis fait baiser par la bande annonce de 2046 de Wong-Kar Wai qui n'a tellement rien à voir avec le film que ça frise la publicité mensongère. Je m'endors extrêmement rarement au cinéma, et comme le reste de la salle avait apparemment succombé à l'effet soporifique de la narration, je n'ai été réveillé qu'une seule fois par quelques rires, ce qui veut dire que j'ai loupé le seul brin d'humour du film. Non que ce soit un mauvais film. D'une part ce n'est pas parce que je n'aime pas quelque chose que cette chose est forcément mauvaise, d'autre part 2046 reste incomparablement meilleur que la plus grosse daube du cinéma français, je veux parler de L'année des méduses. Quoique je connais des gens pour placer Absolom 2022 devant 2046, comme quoi, il faudrait songer à taper après 2100 pour les prochains.

4 commentaires

Je me demande si je vais devoir rédiger un petit guide pour voir 2046. :)

2046 est magnifique si on aime la poésie. Je comprends très bien que l'on aime pas le film, mais si comme moi tu y vois non pas la narration d'une histoire mais la mise en relief des sentiments amoureux avec une écriture poétique, le film est absolument magnifique.

Quand je dis écriture poétique, je ne parle pas de sensations, je parle vraiment de technique poétique, répétitions des sons, répétitions des images, des émotions, découpage pour introduire une idée dans un vers et la reprendre 10 vers plus loin etc.

Ce film n'est pas un "film" c'est un poème utilisant les techniques cinématographiques pour chercher son expression.

Mon seul vrai grief sur 2046 c'est le décalage entre la bande annonce et le film, je n'ai pas retrouvé dans le film l'esthétique promise par la B.A par exemple et elle est presque exclusivement composé des séquences qui se passeraient dans le futur, laissant croire à une intrigue frisant la science-fiction, alors que ce n'est qu'une anecdote sans grande importance (à mon avis) dans un film beaucoup plus difficile à aborder (j'allais dire à vendre, je soupçonne quasiment que la B.A. a été volontairement axée sur des passages plus "vendeurs" pour attirer le chalant).

Ceci mis à part, je conçois parfaitement qu'on puisse aimer ce film.

Ah, ah, 2046. Le premier film en stéréo ronflement. Ca a été pareil pour moi lorsque je suis allé le voir: la moitié de la salle s'est endormie, et j'ai pu entendre des ronflements à plusieurs reprises! Unique. Bref, c'est certainement très beau, très poétique... Mais n'allez pas à la dernière scéance et prévoyez un thermos de café fort! A voir tout de même si vous avez été subjugez par "In the mood for love"

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