Privilégiature

Vu dans Libération, Hauts fonctionnaires, grands logements et tout petits loyers :

[La mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale] cite quelques exemples croustillants de toute une « privilégiature » hébergée aux bons soins de l'Etat dans son patrimoine public. Florilège : le directeur de la bibliothèque de l'Arsenal est logé dans un appartement de 230 m2 au coeur du Marais pour un loyer de... 500 euros. Un des directeurs du Centre national des arts plastiques paye un peu plus cher (600 euros) pour un logement pourtant plus « petit » (141 m2) dans le XIIIe arrondissement. Le directeur du Conservatoire national supérieur de musique de Paris : 200 m2, 8 pièces et zéro euro de loyer. Zéro aussi pour le directeur de la bibliothèque du Centre Pompidou, qui occupe un magnifique 219 m2 rue de Venise, à côté de Beaubourg.

Valeur locative de ces 137 000 logements : 1,4 milliard d'euros. Loyers encaissés par l'Etat : 30 millions d'euros. Valeur des loyers : très inférieurs à ceux pratiqués en HLM, quand ils ne sont pas gratuits. Bénéficiaires : les fonctionnaires les mieux payés.

L'Etat c'est moi comme dit l'adage, et je me trouve foutrement bien généreux. Pendant ce temps-là Jean-Jacques Aillagon tente de sauver son pantouflage en prétendant qu'un ministre n'est pas un agent public.

Guillaume parle de guillotine et écrit qu'on n'est plus en 1789. Pourtant, ces derniers temps, je me demande de plus en plus souvent ce qu'on attend pour achever le cadavre de cette république dont le président en titre est un parfait représentant.

6 commentaires

On est pas loin d'une 6éme République c'est presque certain... Et Sarko qui parle dans le Monde de l'année 2007 comme une année de rupture ;-)

Et on parle plus des Coronas fraiche de Chirac qui l'attendent dans son jet privé? c'est la goutte de biére qui fait déborder le demi !!! :-)

Avant tout, je tiens à préciser que je ne suis pas fonctionnaire et que je ne suis aucunement concerné directement ou indirectement par des avantages matériels ou financier liés à la fonction publique.
Je crois que la question des appartements de fonction des fonctionnaires n'est pas un problème en soi. En effet, les grilles de rémunération des fonctionnaires étant limité par la réglementation, l'état a contourné le problème par l'attribution d'avantages en nature (logement, véhicules, etc.).
Or, quand on exige des gens qu'ils aient un niveau de performance similaire à celui du secteur privé, il me semble normal qu'ils soient rétribués en conséquence.
La question et donc de savoir si les locataires de ses appartements ont des "résultats" en comparaison de leurs salaires.
En dehors de cela, je ne vois que de la jalousie et je reconnais là un esprit bien français : Vouloir, par exemple, faire sauter à tout prix son PV, mais pester en même temps contre les injustices.
C'est d'autant plus minable que parmis la moitier des salariés français dépendant de la fonction publique, j'en vois peu qui, finalement, seraient prêt à cracher dans la soupe si elle leur est servie.
Ce discours facile et tendant à la recherche du bouc émissaire, me semble plutôt relever d'une dialectique extrémiste qui, une fois dérive vers l'extrème droite, une fois vire à l'extrème gauche. Alors que les porteurs du message ne rêvent que d'une chose : obtenir le pouvoir.
Alors si vous êtes prêt à confier votre avenir à ces gens là, libre à vous.
Participerez-vous à l'installation d'un gouvernement qui s'autoriserait tous les débordements (confiscation de biens, arrestations, et pourquoi pas torture et exécutions ?) ?
Vous pensez sans doute que ça n'arrivera plus en Europe. Et que pensez-vous de la leader de la CDU allemande qui se demande s'il faut abandonner l'Euro pour revenir au Deutch Mark ?
Tout cela a l'air peut-être confus mais réfléchissez aux conclusions faciles et aux souteneurs (mot choisi) des idées prêtes-à-penser !

Fred,

Si ces hauts fonctionnaires sont mal payés, qu'on les paient mieux. Sans appartement de fonction.

Qu'on déverrouille et décrasse la grille des salaires de la fonction publique. Simple, efficace, transparent, pas de polémique.

Les compromis, les passe-droits, les magouilles et les secrets sont les responsables de la montée de l'extremiste, pas ceux qui les dénoncent.

Il faut raisonner à l'endroit, pas à l'envers.

« Je crois que la question des appartements de fonction des fonctionnaires n'est pas un problème en soi. En effet, les grilles de rémunération des fonctionnaires étant limité par la réglementation, l'état a contourné le problème par l'attribution d'avantages en nature (logement, véhicules, etc.). »
Si. Parce que c'est justement la notion d' "appartement de fonction" qui est en cause.
Voir à ce sujet Les Dossiers du Canard Enchaîné qui montrent que certains hôpitaux parisiens disposent de logements coquets occupés par des gens qui n'ont rien à y faire, alors que d'autres personnels (infirmières…) doivent se taper le R.E.R.
De plus si c'est un avantage en nature, il est imposable. Voilà pourquoi les fonctionnaires incriminés préfèrent un logement privilégié à loyer dérisoire (donc non imposable) à un logement gratuit mais qui ferait très mal s'il était intégré comme avantage en nature au prix du marché.

Stéphane

Confondre appartement de fonction et magouille me paraît me parait être un amalgame douteux.
Je ne défends pas les magouilles.
Il faut raison à l'endroit, pas de travers.

Salut tous, je suis personnel de direction d'établissements scolaires secondaires, et je vis commpe une veritatble atteinte à mes droits l'obligation qui m'est faite d'occuper un logement de fonction. Avantage dites vous ? fiscalisé, et contraingant! en plus ça coûte cher aux collectivités. Au nom de quoi ? je ne sais toujours pas, comme les instituteurs logés et pour lesquels cette adisposition est de moins en moins appliquée ou pour le moins optionnelle. Pour nous, c'est obligatoire! vous parlez d'une qualité de vie ! le plus grand acquis que je trouverais dans l'évolution des statuts de la profession, serait de nous supprimer cette obligation à résidence, ou tout au moins de la rendre optionnelle.
Comme quoi, un problème comporte tellement de facettes qu'il est bien difficile de règlementer.

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