Quel avenir pour l'électricité ?

Quel avenir pour l'électricité ? Très bel article, à lire absolument ! [Via MacDigit]

3 commentaires

François Cuneo (l'auteur de cuk.ch [son surnom de joueur de flipper quand il était p'tit]) ou pourrait-on dire la précision horlogère au service de la blogosphère.

N'étant pourtant ni photographe, ni Apple maniac, les 2 dadas de Cuk, j'ai vaguement le sentiment de faire ce soir une pêche RSS miraculeuse!

Merci Padawan,

Pour réfléchir à l'avenir du pétrole (plutôt son absence d'avenir)
voir ici http://travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_petrole.htm
(La fin progressive du pétrole).

A partir de 2007 ou 2008, la production mondiale de pétrole va décroître à un rythme de plus en plus important, le pétrole conventionnel facile à extraire comme le pétrole dont l'extraction est difficile et très coûteuse.

Selon une estimation raisonnable, nous aurions une production limitée à 80 % dans 12 ans et à 50 % dans 20 ans de celle d'aujourd'hui.

Les réserves de pétrole ont été surestimées, le volume des nouvelles découvertes est depuis longtemps inférieur à celui de la production, la décroissance de la production peut être très rapide comme le montre la Norvège, la Grande-Bretagne, l'Australie.

Le nucléaire, les piles à combustible et les biocarburants sont des solutions illusoires.

Lorsque l’on étudie la consommation de pétrole (carburants, engrais et autres produits pétrochimiques) utilisée pour produire l’équivalent en biocarburants, on constate qu’il faut, sur un hectare de culture, en tonne équivalent pétrole (tep) :
- huile de colza : 0,50 tep consommée pour produire 1,37 tep = 0,87 tep à l’hectare,
- huile de tournesol : 0,29 tep pour 1,06 tep = 0,77 tep / ha,
- éthanol de betterave : 3,22 tep pour 3,98 tep = 0,76 tep / ha.
Pour produire l’équivalent des 49 millions de tonnes de pétrole consommées par les seuls transports (sans compter les autres usages) il faudrait utiliser dans le meilleur des cas (huile de colza) 56.400.000 hectares (564.000 km2) soit plus que la superficie de la France et 3,6 fois la superficie des terres cultivées du pays.

La situation n’est pas meilleure dans les régions tropicales. Celles-ci permettent un meilleur bilan énergétique à court terme (en utilisant beaucoup de produits chimiques pétroliers), mais les sols de ces régions sont fragiles et deviendraient rapidement stériles, sans compter les ravages de la déforestation.

La situation de l'agriculture et comment nourrir les populations sont d'autres aspects méconnus de la disparition du pétrole, comme celui de la surpopulation.

Consommer beaucoup moins d'énergie et nous préparer à des réalités contraignantes est depuis longtemps une nécessité. Nous n'avons plus guère de temps pour changer de façon radicale notre mode de vie, l'organisation du territoire (passer de l'exode rural à l'exode urbain), l'urbanisme, l'architecture, l'organisation économique et sociale.

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