Plus de pédales dans Paris grâce à J.C. Decaux et Delanoë ?

Me tâtant depuis un moment là où ça me grattait, j'ai décidé de faire appel à un spécialiste. Répondant généreusement à mes sollicitations, j'ai pu vérifier que Maître Eolas est particulièrement bien versé dans la science de la pédale (ce qui en ravira certain). C'est que posséder un vélo à Paris me semble bien être du ressort de la science, et bien fol qui l'ignorerait. J'ai par exemple pu bénéficier de conseils de première main sur la façon d'attacher son vélo pour ne pas se le faire voler, Eolas les ayant glanés chez ses clients, directement du producteur au consommateur si je puis dire.

Las, ne voilà-t'il pas qu'à Aix (oui, à l'université d'été de la Fing, non toujours pas de compte-rendu, je suis en vacances et d'autres font ça très bien à ma place :p), j'entends un représentant de la RATP dire que Delanoë veut profiter de la renégociation du contrat avec J.C. Decaux afin d'obtenir pour Paris ce que Lyon a eu en cadeau : des vélos qu'on peut gratuitement prendre et laisser dans n'importe lequel des kiosques dédiés (200 emplacements à Lyon). Bien sûr, je serais plus libre avec mon propre vélo, mais l'idée est vraiment tentante. Et encore plus de pédales à Paris, vive Delanoë ! ;-)

11 commentaires

Plus de pédales dans Paris grâce à Delanoë

Ne pas confondre + et "plus" parceque je me suis demandé en voyant mon aggrégateur... :(

Bon, je sors...

@Kozlika : pouf pouf ;-).

@ozzy : oui, la confusion existe à l'écrit, pas à l'oral, mais c'est bien français non ?

Pour avoir conduit deux années à Paris (en 2 roues motorisé), ben bof. De mon expérience (personnelle, qui n'engage que moi) les usagers de la route les plus dangereux étaient les cyclistes (les taxis, et les jeunes yuppies l'agenda sur le volant et la tête collée contre le téléphone, n'étaient pas loin derrière toutefois). Ignorance totale du code de la route (et des petites choses comme les feux rouges), abstractions des autres véhicules à deux roues, la liste est longue. Certes ils ne risquent pas de faire mal aux non piétons, mais sérieusement blesser un cycliste, même si c'est de sa faute, c'est moyen tout de même.

@Jérémie : Eolas m'a aussi donné quelques conseils pour rouler en sécurité, il doit bien y avoir moyen de rouler sans risquer sa peau tous les jours, non ?

En général, les cyclistes qui ne respectent pas le code de la route savent ce qu'ils font. Le cas d'école du cycliste continuant tout droit dans une file mêlant les voitures tournant à droite qui "grille" un feu et celles avançant tout droit par exemple, dans un monde où le code de la route est conçu pour l'automobile. Un cycliste roule sans coque autour de lui, à l'inverse de l'automobiliste, en cas de pépin, c'est tout pour sa gueule. Et quand on découvre qu'il est plus sécuritaire d'anticiper le feu vert que de l'attendre...

C'est aussi à vélo qu'on observe le plus facilement des véhicules motorisés ne respectant pas le code de la route...

Je t'ai connu plus en forme pour tes subtilités petit padawan ;) Je vais donc en ajouter une couche : Le vélo à Paris, c'est une affaire de cadre et de pédales... Désolé !

Je suis étudiante à Lyon, et depuis deux ans, nous bénéficions (le terme n'est pas exagéré) de vélos à notre disposition pour la modique somme d'un euro par semaine (ou 10 euros par an pour l'abonnement annuel).
Quant à la sécurité, il est bien sûr nécessaire de prévoir un réaménagement total des voies: chaque rue ou presque, chaque pont comprend désormais une voie cyclable qui, cela peut sembler surprenant mais est pourtant un constat, est respectée sans problème par les autres véhicules (voitures, motos et bus).
Le projet semble au premier abord assez utopique à réaliser sur Paris, mais une fois qu'il est établi, je vous assure qu'on se demande comment est-ce qu'on a pu rester si longtemps sans!

Ha ha ! Le cyclisme à Paris. D'abord j'y allais occasionnellement, à chaque fois je manquais de justesse d'y laisser la vie. Puis j'y ai habité et là c'était tous les jours que je manquais au moins une fois d'y rester... puis l'habitude vint et le délai s'allongea : plus qu'une fois par semaine etc... Bon, faut dire que j'étais dans ma période "toujours plus vite" (entre autre pour doubler la voiture qui est devant et qui fait un peu n'importe quoi m'empêchant de rouler librement, l'ennui c'est que même doublée on en trouve d'autres qui font pareil !! lol).

Bref, Paris demande une vigilance extrême de tous côtés, dans toutes les situations et face à tous les moyens de transport, dont le piéton. Vigilance et anticipation. C'est vrai pour tout le monde, mais comme dit plus haut, sans carrosserie on assume les pépins à 100%. D'autant qu'en tant que cyclistes on est pas très visibles (angles morts des rétros entre autre) voir pas du tout chez les ignorants du monde environnant.

Quand au code de la route, effectivement, c'est prévu pour les totomobiles et autres engins à moteurs. Les seules raisons valables que je vois à m'arrêter à un feu rouge sont : impossibilité de passer sans perturber les autres usagers et présence répréssive (on les repère à l'uniforme :op). D'ailleurs une fois j'ai failli me faire verbaliser pour avoir grillé un feu... VERT ! M'enfin allez remettre en cause la "parole" d'un représentant de la loi (du plus fort ? Filou ? Fortuné ?). Bref hum, je m'emporte...

En tout cas la plupart des gens qui trouvent anormal qu'un cycliste grille un feu rouge sont rarement sur un vélo. Et je leur répond que je ne le fais que lorsque je ne gêne absolument pas. Dès lors si je n'étais pas là, quelle différence cela ferait ?

Ca me rappelle ces piétons qui appuient sur le bouton pour avoir le bonhome vert, alors qu'aucune voiture ne circule, et lorsqu'enfin ils l'ont, ils traversent pendant que la voiture arrivée entre-temps patiente au rouge. Cherchez la logique...

De mon point de vue, les priorités sur la voie publique (à vélo ou autre) sont, dans l'ordre :
- assurer son intégrité
- assurer celle des autres
- suivre le code de la route (quand on est motorisé, et lorsque ça suit une nécessité lorsqu'on ne l'est pas)
J'en veux pour exemples mon cousin, motard très prudent qui a été renversé alors qu'il patientait au feu rouge, ou encore un ami de mon père, mort à moto écrasé par un camion de pompiers qui grilla un feu rouge en intervention... alors si le code à son importance, notament dans la bonne marche de la circulation, la vigilance prime.

Etre détendu, souriant et courtois aide également énormément à ce que les choses se déroulent bien :o)

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