Baptème sur le bitume

Je pensais passer un bon week-end avec mon vélo, pour compenser un lundi qui s'annonce fort désagréable, et tout se profilait bien après une paire d'heure à explorer le bois de Vincennes et ma première sortie de nuit dans le centre. Mais ce 14 juillet se sera achevé pour moi sur le bitume à proximité de la Bastille (oh, ironie).

Comme tous les deux-roues devant moi, j'étais tranquillement en train de doubler sur la gauche la file continue de voitures bloquées dans le traditionnel bouchon du Faubourg Saint-Antoine quand, à 23h45 devant le 86 rue du Faubourg Saint-Antoine, un conducteur, comme pour faire demi-tour, a brusquement déboité sans clignotant ni regarder dans son rétroviseur, juste au moment où j'arrivais à son niveau. Par réflexe j'ai freiné mais n'ai pas pu l'éviter, j'ai accroché (et emporté) son pare-choc avant et fait un vol planné pour me retrouver sous mon vélo sur la voie de gauche. Heureusement que personne n'arrivait en face ! (Rétrospectivement je me dis qu'il n'aurait pas déboité si la voie de gauche n'avait pas été dégagée.) Bilan : mal à la cheville gauche, à l'avant du tibia droit, quelques égratignures et, autant que j'ai pu en juger sur place et dans la pénombre, la roue arrière voilée et le garde-boue avant qui frotte contre la roue. L'inspection de ce midi montre d'autre égratignures au niveau du tibia, un joli trou dans mon t-shirt tout neuf et plusieurs rayures sur le vélo. Evidemment tous les revendeurs Giant font le pont, j'en suis quitte à attendre la semaine prochaine et reprendre le métro ce week-end (fait ch...).

Et lundi, parcours du combattant auprès de l'assurance pour retrouver le propriétaire de la Nissan Primera immatriculée 2084 RH 94.

Comme dit l'ami cycliste, il va falloir que je (re)développe ce sixième sens qui fait qu'on sent qu'un conducteur va faire une connerie avant même qu'il ne la fasse. Je suis content d'avoir acheté un casque, n'empêche.

Mise à jour : les gars du Giant Bike Shop de Saint-Maur sont géniaux ! Un aller en RER (mieux que dans le métro hier soir :p) et ils m'ont redressé la roue, pas complètement mais assez pour que je puisse rouler en attendant de la changer (75€, gloups !). Du coup je suis rentré à vélo avec une nouvelle escapade au bois de Vincennes. Donc pour répondre à Sophie, oui la motivation est revenue avec le vélo :-).

19 commentaires

tu veux que je te prête le mien en attendant ?

(heu --avec un siège bébé sur le porte bagages ! !)

Merci Yves, c'est sympa, mais je vais patienter (et puis, contre-coup du choc, je me sens moyennement bien là pour remonter sur un vélo tout de suite).

C'est pas tout à fait un 6ième sens. Quand je suis sur mon vélo, je me dis souvent : >. A moins d'admettre que faire ça constamment par réflexe, et d'avoir également un librairie des coups de putes de conducteur de BMW sexués en mémoire est un 6ième sens.

Autre chose, il est utile pour la sécurité du cycliste d'apprendre à ne pas toujours respecter le code de la route aussi, (en particulier à grill^W anticiper les feux verts, surtout dans les cas où tu continues tout droit et que d'autres voitures voudraient tourner à droite).

C'est pas tout à fait un 6ième sens. Quand je suis sur mon vélo, je me dis souvent : "que ferais-je dans cette situation, si j'étais le conducteur de tel ou tel voiture, si je n'avais pas vu le vélo là ? En prenant pour hypothèse que le code de la route est optionnel". A moins d'admettre que faire ça constamment par réflexe, et d'avoir également un librairie des coups de putes de conducteur de BMW sexués en mémoire est un 6ième sens.

Autre chose, il est utile pour la sécurité du cycliste d'apprendre à ne pas toujours respecter le code de la route aussi, (en particulier à grill^W anticiper les feux verts, surtout dans les cas où tu continues tout droit et que d'autres voitures voudraient tourner à droite).

Voilà une histoire qui montre la nécessité d'interdir la circulation des vélos sur certaines artères parisiennes qui sont trop dangereuses.

Arf po cool pour un début. En plus être obligé de reprendre le métro avec un temps pareil... :(

Si je puis me permettre, et tu auras sans doute droit à d'autres gentils conseils sur le sujet, en vélo, surtout à tes débuts, reste à droite. Mais pas au point de coller les portières. Non, à 1m (voire même 1m50) du bord de la route. Et si ca klaxonne derrière, fais comme moi, ralenti sur quelques mètres et regarde ta chaine comme si t'avais déraillé ;) (et laisse ensuite passer les voitures, t'es en vélo, tu les rattraperas au prochain feu rouge avec un grand sourire)

Quelques principes de bases à ne pas oublier :

- une voiture ne met jamais son clignotant pour tourner (à droite, comme à gauche). Par contre toi de derrière tu peux voir ce qu'il va se passer en regardant la direction des roues avant et où regarde le conducteur au travers de ses rétroviseurs. (que lui-même n'utilise que très rarement )

- une voiture s'arrêtera toujours sans raison en pleine ligne droite. Surtout si il y a une place de libre sur le bas-coté.

- dans le traffic, dès qu'il y a 3 mètres d'écart entre 2 voitures, soit assuré qu'une de celles de la file d'à coté va venir s'intercaler.

- reste au milieu de la route, même si derrière ca fait opération escargot. Parce que si tu laisses la place pour passer, c'est frolage à 2 cm assuré. C'est toi qui décide quand laisser passer les voitures, et non pas l'inverse. C'est vraiment un conseil de sécurité. Moi sur la route en vélo, je fais comme si j'étais une voiture.

Bon rétablissement.

Jules > "Voilà une histoire qui montre la nécessité d'interdir la circulation des vélos sur certaines artères parisiennes qui sont trop dangereuses."

Nan, voilà une histoire qui montre le peu de considération de la part des conducteurs pour les autres utilisateurs de la route. Et accessoirement, souligne le manque d'infrastructures adaptées pour ceux qui choisissent de vivre la ville autrement qu'en bagnole. Si ces artères sont dangereuses, il faut alors faire en sorte de les sécuriser et non de les interdire.

(Joli troll au passage) ;)

Dur, j'espère que la motivation reviendra avec le vélo.

Les conseils de kowalsky parlent d'expérience, daans les petits trucs qui m'ont servi jusque là à éviter les gros problèmes, aux intersections, je ralentis jusqu'à avoir établi un contact visuel avec le conducteur, pour être sûre qu'on m'a vue. C'est super important dans les ronds-points (pas trop un problème parisien) et les intersections sans feux (même si tu est prioritaire).

Sinon pour les sacoches Chapak je les ai prises chez mon revendeur, c'était bien moins cher que ce que je vois sur internet (genre 50 euros).
http://www.rocknbike.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=sacoche07&num=27&type=65&code_lg=lg_fr

Groumphhh…
Quand tu es en vélo, c'est toi qui doit regarder dans le rétro de la voiture qui te précède pour sentir si le conducteur te voit ou non…! Avoir conduit en voiture dans Paris accroît ce 6ème sens…
Mais le fait que la personne se tire, c'est souvent le cas…
Bon courage !

C'est vraiment bien triste de renouer ainsi avec la pratique du bicyc'...

Faut-il comprendre de ta recherche de propriétaire d'auto qu'il est parti sans demander vérifier que tu étais entier ?! Il a failli m'arriver la même chose récemment. Une personne prise dans un embouteillage décide de faire demi-tour et se retrouve à faire une marche-arrière très agressive alors que sa voiture se retrouve à la perpendiculaire de la circulation, alors que je passe juste derrière. À un mètre près, je prenais son parechoc dans la jambe.

Ce n'est malheureusement pas une question de sixième sens. À Montréal (et ça doit être pareil à Paris, à la différence près de scooter peut-être), les cyclistes sont ceux qui ont le plus haut taux d'accidents (déclarés). Une bonne moitié est causée par des comportements dangereux de la part des cyclistes, le reste est en large partie causé par les automobilistes. Ça montre surtout le peu d'égard des automobilistes pour les cyclistes, la non-fonctionnalité des villes pour les cyclistes et possiblement la nécessité de s'éduquer un peu en tant que cycliste aussi (élément bien difficile :p)

(Au mois de juin, en 3 semaines, je me suis pris deux gamelles, la première m'amenant à changer de vélo, la seconde m'obligeant à changer le guidon... ça fait partie de la vie sur 2 roues motorisés à jambe...)

@Maxime : je note le coup de la librairie, très bon :) (j'imagine qu'il va me falloir un upgrade mémoire de quelques gigaoctets pour stocker tout ça :p) - Les feux rouges c'est revenu naturellement tout de suite !

@Jules : limite troll, moi je milite pour tout ce qui peut réduire la circulation automobile dans TOUT Paris. Le fait que 80% des hollandais ont un vélo n'est pas dû à une différence culturelle mais uniquement à une volonté politique des bataves. Il serait temps qu'on fasse pareil en France.

@kowalsky : merci pour ces conseils que je mets dans la librairie et que j'ai pour partie appliqué en rentrant de St Maur (pourquoi on fait des routes si petites ?)

@Sophie : réponse dans la mise à jour du billet ;-)

@JChris : je vais essayer, pas évident je sens !

@Stéphane Z. : j'ai toujours pensé qu'une automobile est un amplificateur de ce qu'il y a de pire, à un instant T, chez l'homme (pour ne pas dire qu'elle rend con). Je n'ai pas touché à ma voiture depuis deux ans, je ne m'en porte que mieux...

Gaffe quand même... Moi c'est scooter depuis 6 mois et je confirme, Panam est une jungle anti-deux roues...

Désolé, je ne cherchais pas à troller.
Mais franchement, quand il est avéré que certaines artères sont plus dangereuses que d'autres pour les vélos, il ne serait pas complètement stupide de les interdire à la circulation de ces mêmes vélos. Au moins le temps que les infrastructures existent.

J'ai passé un an à Paris en scooter, et je confirme aussi : la route n'est vraiment pas friendly pour les deux roues. La pire chose etant ces stupides séparations en béton entre voitures et couloirs de bus qui sont de vrais tueries pour les 2 roues. Exemple sur Gambetta par exemple, où ces marches en béton sont hyper dangereuses. C'est d'une stupidité totale.

@Jules : certaines artères sont effectivement interdites aux vélos, le périphérique par exemple, ou les tunnels sous les Halles qui sont de vraies autoroutes urbaines. Mais la rue du Faubourg Saint-Antoine, faut pas exagérer.

Les avis sont partagés sur les couloirs de bus en site propre (avec séparations). Personnellement je préfère, ça m'assure qu'un con ne va pas brusquement se rabattre à droite pour doubler parce que sa voie ne roule pas assez vite à son goût. Le danger que j'ai repéré (en bagnole, déjà), ce sont ceux qui tournent à droite en traversant le couloir sans regarder les véhicules qui s'y trouvent et vont tout droit. Et ces couloirs, si je ne m'abuse, sont interdits aux deux roues motorisés.

Depuis un an que j'ai repris le vélo, pas eu de casse, même si j'y pense tous les jours. J'ai eu un gros coup de chance la fois ou une nana m'a doublé sur ma gauche (et a accéléré pour le faire) place de Clichy, pour tourner à droite et donc me couper la route. Elle m'a entendu hurler (je l'ai vu dans son rétro) mais le vocabulaire qui m'est instantanément revenu en mémoire l'a fait fuir…

J'utilise de temps à autre une voiture quand je ne circule pas à pied ou en RER (sauf dans Paris où cela n'aucun intérêt sauf à six heures du matin) et ce n'est pas pour autant que je cherche à réduire en crèpe les cyclistes :-) Au contraire, disposant d'une boîte automatique, pas de souci pour adapter ma vitesse…
Par contre, ce qui me sidère, c'est de me faire klaxonner (ou insulter…!!) alors que je m'arrête toujours pour laisser passer un piéton sur un passage idoine (ou non… j'ai une petite vieille suicidaire dans mon quartier qui me doit plusieurs fois la vie :-) ou laisser filer des gamins en vélo… Il est vrai que je roule avec un jeep (…je sais, voiture de voyou urbain, de beauf, etc. CQFD)… Mais, paradoxe, cela évite ce qui se passait avec ma Clio, le furieux qui déboite en catastrophe pour gagner du temps, manquant renverser le piéton qui finissait de traverser…!
nb : non, non, françois, je fais pas de lobbying pour les 4x4… Juste assez des amalgames à deux cents d'euro…!

@jchris : Ce n'est pas forcément une question d'amalgame. C'est qu'il est difficile, quand tu es sur ta selle et que ton vélo te semble bien suffisant, de comprendre pourquoi il est nécessaire d'utiliser un Jeep en pleine ville. Je ne chercher pas à lancer une polémique sur qui-qui-a-raison sur un site qui n'est pas le mien, mais j'ai vraiment du mal à comprendre.

Au passage, je me permets un petit trackback manuel : Vivre en deux roues motorisé humainement (http://www.mon-ile.net/carnet/blog1765.html)

@Stéphane Z. Avant de me juger, j'aimerais bien que vous lisiez mon modeste commentaire en entier… Il ne me semble pas avoir écrit que j'utilisais ce jeep tous les jours et/ou dans Paris…! Non, je marche et j'ai fait durant des années du vélo dans Paris. J'ai fait le choix de ne plus bosser à Paris depuis 3 ans et je m'y rends une ou deux fois par trimestre via le RER. J'ai ce jeep depuis quelques années et je ne vais pas en faire un (auto)dafé…! Tout est question de mesure. Même un utilisateur de 4x4 en est capable… Si, si…! Bien à vous ;-)
François, si vous pensez que ce billet comme d'autres signés de mon nom sont déplacés ici-même, n'hésitez-pas à les supprimer. Amicalement.

Pfff j'ai lu tous tes billets rapport à ton Bô vélo, et du coup cela me "conforte" ;-) je ne serai pas la seule à être maraboutée ... Je dis surtout ça, en pensant douloureusement à ma récente gamelle d'hier soir avec atterrissage "amorti" par le menton (ouch) sur béton pour moi, en présence de ma voisine Laurence hilare (ha ben oui chacun son style !) ça fait très mal. Il semblerait que vélo à Paris rime avec Scoumoune ;-)

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