Vote électronique : Diebold et Nedap font reparler d'eux

Sur le front du vote électronique, la société Diebold a récemment refait parler d'elle, après un nouveau fiasco aux élections générales en Alaska qui a forcé un recomptage manuel dans sept circonscriptions. Le débat sur le vote électronique fait toujours rage en Amérique du Nord, où son expérimentation hasardeuse s'enfonce toujours plus dans la débacle. Pour ma part, je maintiens la qualification de scandale sur les agissements des apprentis-sorciers de la démocracie qui ont autorisé l'utilisation de ces technologies pour des élections en France.

En France, justement, l'importateur des machines hollandaises Nedap, la société Nedap/France-Élection pratique la désinformation à coup de réthorique et d'amalgame, pour ne pas répondre aux questions gênantes posées par l'initiative Recul Démocratique, notamment après le fiasco du vote électronique en Irlande et la mise au placard des machines Nedap, ou la démonstration que l'auto-contrôle d'une boite noire par elle-même est une idiotie.

J'espère que le démarrage de la campagne électorale en France va permettre de remettre le problème du vote électronique dans le radar, autant des politiques, des médias que des citoyens. Je n'ai rien contre la modernisation des élections, mais l'enjeu commande le plus grand sérieux et la plus grande transparence, pas ce vaudeville où les intérêts privés et enjeux de pouvoir le disputent avec l'incompétence des acteurs du vote électronique. Tant que cette comédie dure, il faut tout faire pour stopper le vote électronique.

Au passage, l'initiative Recul Démocratique a besoin d'aide et recherche un graphiste bénévole pour l'aider à refaire son site web (infos en page d'accueil).

Un commentaire

«l'auto-contrôle d'une boite noire par elle-même est une idiotie» : c'est la première tromperie de Nedap/France-Élection.

La deuxième tromperie est de prétendre en dépit de toute vraisemblance que leurs machines «n'ont rien à voir avec des ordinateurs». Je leur ai expliqué en avril que leur biniou contenait un processeur 68 000 - comme les MacIntosh des années 80 - et que son logiciel intégré était constitué d’environ 25 000 lignes écrites en langage "C". Il sont tellement sûrs d'eux qu'ils ont répété la même ânerie à un journaliste de Sciences & Avenir (ce numéro de septembre) !

L'explication est que ça doit être efficace : j'en retrouve des traces dans la communication municipale (voir notre bêtisier:http://www.recul-democratique.org/Florilege-de-declarations-techno.html). Ils auraient même réussi à le faire dire à un ministre irlandais.

Pierre Muller, webmestre de http://www.recul-democratique.org
Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l’électeur

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