Le web 3.0 pour les nuls

On me souffle dans l'oreillette (merci Olivier) que je peux déjà arrêter ma grande série web 2.0 pour les nuls, puisque le concept est déjà has-been ! (:p)

Hé oui, fin novembre nous entrerons dans l'internet 3.0. J'en ai fait une copie d'écran parce que ça m'étonnerait que cette perle reste en ligne ad vitam aeternam (et puis je flaire un truc, on ne sait jamais, j'ai besoin de matériau pour ma future série la bulle 2.0 pour les nuls).

Il n'y a pas une règle buzzesque qui dit que quand on n'arrive pas à surfer sur la vague, il faut sauter sur la suivante qu'on vient juste de créer pour démoder l'actuelle ?

Il est temps que je change ma signature ici aussi : padawan, web n+1 depuis 1993 ;-).

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Web 3.0 depuis Le petit Mus馥 des Marques [pMdM] sur 15 février 2007 0h50

Dans un billet ant駻ieur, on notait l'importance des logos pour identifier les services dits "web 2.0". Les noms de ces services sont 馮alement particuliers (Presse-citron en donnait un... Lire la suite

12 commentaires

Je ne sais pas ce qu'ils considèrent comme étant "3.0", mais vu les débats actuels, il y a intérêt qu'il y ait un bouton "exporter" dans la chose pour que ça prétende l'être.
Pour le reste, ils viennent s'ajouter à une liste déjà longue de prétendants. Tout le monde s'appelle poas Tim O'Reilly pour lancer un concept comme "web 2.0". Théoriquement, "web 3.0", ça correspondait aux web 2.0 appliqué à l'entreprise (pas le même contexte, pas le même environnement social), mais ça n'a pas pris là non plus, c'était il y a déjà un an : http://blogs.zdnet.com/SAAS/?p=68

lol tout le monde veut être à l'origine du Nouveau concept fashion web, c'est n'importe quoi, l'évolution doit être confirmée par un changement massif dans les usages et une certaine démocratisation. Le concept qui précède l'évolution, ça s'appelle du marketing, ou comment créér le besoin ;-)

@Denys : pour LLM, c'est juste le nom de la 3ème conférence sur les blogs (Les Blogs 3)

Bonjour,

Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à Ohmybuzz ! et de votre participation bénévole à l'archivage de nos communiqués de presse, dont vous ne manquez pas de reconnaitre la rareté ("perle"), ce qui est très flatteur et encourageant :-))

Pourquoi 3.0 ?

Comme vous l'aurez remarqué, puisque vous avez une certaine expertise de la communication auprès des entreprises (notamment via les blogs), il n'y a aujourd'hui que 2 alternatives majeures, génératrices de trafic pour les marchands internet, lorsque celles-ci souhaitent communiquer sur leurs offres, via le media Internet :
- comparateurs de prix (qui ne met cependant pas en valeur des notions telles que le rapport qualité/prix, les nouveautés...)
- bannières pub, achat de mots-clés...

Evidemment, il y a aussi les médias traditionnels, ainsi que tous les outils classiques des relations presse, évènementiels... dont les blogs font partie.

Mais qu'y a-t-il de transcendant et de gratuit pour les commerçants (boutiques, TPE...) sur Internet ? Idem pour tous les vendeurs de type eBay ou PriceMinister, qui après tout pourraient disposer eux aussi d'outils pour booster leurs ventes. Vous ne croyez pas ?
A ma connaissance, il n'y a aucune plate-forme fédérant tous les acteurs du commerce, qu'ils soient online & offline, petits ou grands. A ma connaissance il n'y a pas non plus de service permettant aux internautes de consulter une sélection des meilleures offres du moment. A ma connaissance enfin, il n'y a pas de modèle économique qui permette à tous les vendeurs/commerçants, d'apparaitre selon leur mérite (qualité de l'offre par exemple), et pas seulement en fonction de leur budget de communication ou de leur prix (shopbot).

Aussi, il nous semble logique de définir ce concept comme réellement nouveau, comme une rupture avec les modèles classiques, même si cette rupture n'est pas d'ordre technologique. C'est pour cette raison que certains observateurs du web comme vous, ainsi que des marchands Internet, présents avec un réseau physique d'une centaine de points de vente par exemple, ont qualifié ce concept de 3.0. Maintenant, que l'on qualifie ce service de site internet de nouvelle génération, 3.0 ou autre a peu d'importance.
Après tout eBay était pour moi "2.0" dès son lancement :-)

Je partage le même scepticisme et amusement que vous à l'égard de ce qu'on qualifie de 2.0. Mais, on doit bien reconnaitre une nouvelle appropriation du web par les internautes. Et évidemment on ne parle pas de technologie, mais de comportement.
Dans ce cas, il n'est pas interdit, me semble-t-il, de marquer sa différence comme nous le faisons, pour illustrer de nouvelles possibilités qui s'ouvrrent à tous les marchands, telles que nous les décrivons dans le communiqué de presse que vous avez reproduit. Il ne s'agit pas de nouveautés technologiques, mais de nouvelles fonctionnalités et de simplicité, pour que l'outil soit accessible à tous.

Ainsi, nous retenons que si un commerçant de quartier peut pour la première fois faire sur un site Internet jeu égal avec les plus grands acteurs de la grande distribution, afin de mettre en avant son talent et sa valeur ajoutée, peu importe que le service qu'il utilise se définisse comme 1.0 ou 3.0. Seul compte la possibilité nouvelle qui lui est donné de le faire. Même si celà se limite à notre site et donc à notre seul trafic. Celà nous paraît en tout cas très sympathique.


En somme, Ohmybuzz ! est un nouveau service à bien des égards, et si certains l'ont qualifié spontanément de web 3.0, cette formule nous flatte, car elle signifie en tout cas qu'il y a quelque chose de différent et de très novateur dans Ohmybuzz ! . Nous avons donc adopté cette formulation avec plaisir.
Nous ne prétendons pas modifier le paysage Internet avec le lancement de Ohmybuzz ! Mais, si nous pouvons y contribuer modestement, comme nous pensons le faire, il nous est agréable de commmuniquer notre enthousiasme à tous ceux qui découvriront notre service, et apprécions les excellents retours que nous avons eu jusqu'à maintenant (enfin...presque :-)

Aussi, afin de poursuivre cette discussion et de vous expliquer le fonctionnement de Ohmybuzz ! , je vous propose de me contacter, afin que vous puissiez ensuite en faire part à vos lecteurs, si celà vous tente, comme ont pu le faire différents blogueurs, journalistes et marchands.

Dans l'attente,

Cordialement,

Hugues

www.ohmybuzz.com

@Hugues : merci d'avoir pris ce billet d'humour avec la légèreté qui convient.

Je voudrais juste vous faire remarquer que vous avez fourni beaucoup plus d'informations dans votre commentaire sur mon blog que je n'ai pu en trouver sur votre propre site, qui n'affiche qu'un bon vieux communiqué de presse 1.0 des plus classiques (c-à-d avec beaucoup de matière grasse et fort peu de contenu :p). J'ai trouvé cette approche de la communication un peu en décalage par rapport à la tendance "web 2.0" actuelle, en particulier pour une boite qui a au moins deux parti-pris culottés (je dis ça positivement) : avoir le mot buzz dans son nom et prétendre impulser un nouvel internet.

En attendant d'avoir plus d'éléments objectifs pour me faire une meilleure opinion, tous mes voeux de réussite vous accompagnent.

Votre blog étant excellent, j'ai jugé qu'il fallait communiquer en prorité c/o vous ;-))
En fait, on a un peu + communiqué récemment, comme ici, mais surtout pour préciser que ce n'était pas un digg-like. Ce sont les blogueurs, journalistes et marchands qui nous ont contacté, pour écrire des billets ou articles que vous pouvez-voir ici où là.
Sinon, si vous voulez des infos, n'hésitez pas à me contacter, comme ont pu le faire d'autres blogueurs et journalistes.
Par ailleurs, on vous invite à tester le site avant son lancement....

Cdt,

Hugues

Si j'ai bien compris, ils font du web 3.0 parce que y a des commerçants qui leur ont dit que ca s'appelait comme ça ?

Ou alors c'est juste un coup marketing?
Ralalala moi je comprends vraiment plus rien.
Je crois que je vais retourner à mes tomates.

Sinon le service a l'air vraiment pas con.

Et je crois que je vais foutre ton blog dans mon netvibes, mon gars padawan, parce que j'ai raté 2-3 billets pas mal en oubliant d'y aller et ca fait chier.

Salut François,

Pour rebondir sur le commentaire de Mat sur le web 2.0 et l'entreprise, je voulais apporter un éclairage un peu sérieux.

Le KM hier le web 2.0 aujourd'hui sont symptomatiques de ce qui (ne) se passe (pas) dans l'entreprise : au delà des discours portés par une mode (la qualité, le réengineering, le km, la responsabilité sociale et environnementale) il y a avant tout un souci d'efficacité d'économique. Certaines modes correspondent à des réalités, que l'on capture par une expression simple et que tout le monde a à la bouche dans les boardrooms. La mode permet de mettre en exergue le problème et de l'adresser. Les managers et les dirigeants oscillent entre la myopie volontaire (ignorance, politique de l'autruche) ou involontaire (trop à fournir, pas le temps de prendre du recul et de se recycler). Donc il y a un aspect positif à la mode.

L'une remplace l'autre à un rythme moyen de 5 ans tout simplement parce que les entreprises sont confrontées à des problèmes particuliers en fonction de leur environnement du moment.

La mode délaisse une problématique pour en adresser une autre selon un processus binaire. Soit le problème a effectivement été réglé, soit il n'a pas été réglé malgré les moyens alloués. En clair soit on a bossé, soit on a blablaté selon un angle de vue purement mathématique. La mesure n'est pas que financière même si elle est en dernière instance financière (parce que la monnaie est objectivante du fait de son role d'unité de compte qui permet de comparer l'incomparable dans la vraie vie et donc contribue à la transparence).

Et le fait est que beaucoup de choses qui touchent aujourd'hui l'entreprise sont difficilement mesurables dans une économie où c'est la connaissance, l'agilité intellectuelle bref l'immatériel qui crée de la valeur. Mais on continue de fonctionner sur les mêmes concepts depuis Gallilée (la mesure précède la matière).
La problématique de beaucoup d'entre nous est aujourd'hui de rematérialiser une bonne partie de notre activité parce qu'il faut rendre des comptes (quantifier/mesurer), donner à voir à sa/son boss / client / fournisseur, pour justifier de sa rémunération / création de valeur. Dans le monde d'internet, on dit bien souvent monétiser en lieu et place de matérialiser.

Résultat des courses : dans l'entreprise les gens se focalisent sur outils et les taches plus que sur les process.
On achète une plateforme collaborative, on se paie une ferme de blogs et on aligne le budget parce qu'on peut mesurer les flux ou les documents (en confondant allègrement connaissance, information et donnée). Le process c'est à dire la formation, l'accompagnement, la contextualisation passent à la trappe parce que c'est pas tangible et que du coup on ne sait pas rendre des comptes ou bien ajuster le curseur. Par peur de faire trop, on finit par faire peu, voire plus simplement rien.
L'évolution du secteur du conseil est d'ailleurs bien en ligne avec ce phénomène. Les grandes maisons d'informatiques se sont accaparées de nombreux cabinets pour pousser leurs solutions. Les activités très « techniques » (fiscalité, juridique) ont été cédées pour mieux se regrouper ou ont pris leur indépendance. Les activités de conseil en management ont été mises à la poubelle ou au placard.

Le Km est tombé dans ce piège. Ce n'est pas un hasard si la fonction de knowledge manager ne correspond à rien d'autre qu'à un administrateur de données ou de plateforme. Toute la portée "apprentissage organisationnel", tous les process qui impactent l'humain est mis sous le boisseau.

Par définition, le 2.0 est voué au même sort.
Il possède en effet le même présupposé que le KM : c'est la femme / l'homme de terrain - celui qui a les mains dans le cambouis, celui qui est en contact avec le client - qui a la connaissance nécessaire pour faire tourner la boutique. A la différence du KM, il le met en pratique parce que - sous couvert du 2.0 - on voit apparaître des outils qui permettent à l'employé d'avoir un discours. Ce n'est pas un hasard si le KM - en son temps - et le 2.0 sont portés par des individus issus du terrain. Un discours de l'employé? Depuis Taylor ce n'est pas concevable : la connaissance est détenue par les managers (historiquement les ingénieurs), ceux qui savent mesurer et sont donc capables d'un discours objectif car mathématique (qu'il soit technique ou financier). Dans un monde du travail idéologiquement marqué par la dialectique du maître et de l'esclave (Marx n'ayant pas saisi la notion Lockienne de "servant" - un serviteur doté d'autonomie pas un esclave - il a été facile de maintenir une conception grecque/antique du travail), la possibilité même que l'employé ai un discours sur son travail (et donc par ricochet sur la politique d'entreprise) est proprement révolutionnaire. Cela obligerait le management à penser l'organisation à partir des employés (bottom-up). C'est une remise en cause trop forte, d'où les accidents de parcours professionnel de certains bloggeurs ...

Tant que les deux questions de la mesure et du politique dans l'entreprise n'auront pas été repensées, il y aura des modes infécondes ... parce qu'elles sont tuées dans l'oeuf. Le 2.0 fait malheureusement partie de celles-là.

S'il a pu émerger sur le web c'est parce qu'il sert d'autres intérêts en nous transformant en "prolétaires de l'économie de la connaissance" (dixit le patron de Bibliothèque Municipale de Lyon) et en s'asseyant sur le droit d'auteur. On commence d'ailleurs à en voir les effets avec les Tecnorati, Digg et wikio.

Dans un tel contexte, si les adeptes du 2.0 dans l'entreprise poussent la logique au bout, ils sont amenés à être indépendants ou créer leur propre boite (et faire attention à ne pas reproduire le schéma dominant)!

Pour le 3.0, et même si je suis à l'origine indirecte du post, j'attends de voir et salue ceux qui prennent la peine de vouloir changer de/le paysage ... et serait heureux de leur prêter main forte.

Olivier

Pour répondre à Christian (premier commentaire), le "web 3.0" est passé de 1 030 000 réponses à 348 000 000 de réponses sur Google en moins d'un an. J'aurais tendance à dire qu'il n'y aura pas de web 3.0 parce que le 2.0 s'écroule de lui-même: des liens à gogo et des redites vers des contenus abscons, vides de sens. De l'information sans fond, des digg-like qui se mordent la queue, une blogosphere en manque total d'inspiration: du creux, du creux, on touche le fond. Le prochain web ne sera pas numéroté, il portera un nom comme les ouragans. Ce ne sera qu'un phénomène météo, dont on parlera sur les sites retraçant l'histoire du web. Il ne sera plus un phénomène en soi qu'on cherche à analyser, à commenter, mais juste une passade, un truc normal qui ne mobilisera pas toute l'attention pour la détourner de ce que l'on a vraiment envie de faire. Ce sera une sieste post-prandiale, une respiration: l'Airweb.

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