Problèmes de riches

Quand on part s'exiler en Suisse, au UK ou en Belgique, pense t-on à l'argent en moins qui pourrait servir à son pays ? Non, on pense à soi, et non pas à son confort immédiat, car lui ne va pas changer, mais à son patrimoine, pour qu'il soit encore plus important.

Et après ? So what ? Ca en devient freudien cette histoire, cette volonté frénétique d'amasser en ne laissant que des miettes pour la collectivité. Faut sans doute vraiment manquer de repères, de racines et de valeurs pour faire des choses pareilles. Et soyons clair, ceux qui peuvent se permettre de partir ainsi, sont forcément ceux qui disposent de gros moyens, ceux qui par nature peuvent, et doivent, donner l'exemple...

Si certains hommes politiques aiment dévoyer cette histoire Johny en stigmatisant le problème de la fiscalité en France, je préfèrerais stigmatiser pour ma part le manque de valeur, c'est ça le vrai problème ! La, c'est vraiment du chacun pour soi, et ce n'est pas vivre en société ça, et c'est encore moins un exemple à suivre !

Et l'homme politique qui volontairement détourne le vrai débat de valeur ne peut pas avoir un vraie stature de chef d'Etat.

Johnny en Suisse !?, un joli coup de gueule de Michel de Guilhermier (à l'ISF lui aussi), avec un coup de griffe au passage pour un candidat-ministre.

8 commentaires

Ha, c'est freudien, de vouloir garder son bien ? C'est amusant, d'ailleurs, Freud ayant fui son pays de peur de se faire spolier par le régime en place...

D'un autre côté, aimer se faire dépouiller, se faire contrôler, se faire redresser (avec tous les sens du mot redresser), travailler pour enrichir l'Etat comme l'esclave travaille pour son maître, c'est franchement masochiste.

Alors, tant qu'à devoir choisir un déséquilibre freudien ou une perversion masochiste, je préfère choisir ce qui me permet de vivre riche en Suisse.

Ca donne quoi votre petite bataille pour l'augmentation de l'aumône, pardon de l'aide juridictionnelle, Maître ? :p

Tout a fait d'accord avec le ton du billet. Un manque de valeurs sociales évidentes, et une bonne dose d'hypocrisie quand on considere que la fortune du chanteur décrié vient de l'interessement de la communauté justement.

Que ceux qui hurlent au scandale en voyant le taux d'imposition relativisent un peu. Vous êtes bien content de trouver des aides sociales de l'état, ou ne serait ce que les infrastructures publiques.

Il parait même que le déficit créer par la fuite des fortunes permettrait de boucher le trou de la sécu en une seule année... Info ou intox, c'est quand même representatif.

François : pour avoir fait de la politique, et des études de sciences politiques pendant plusieurs années, j'en retire un certain nombre d'éléments :

– La politique est la conqu6ete du pouvoir.
– La politique se fait contre d'autres personnes.
– Dans le cadre de la conqu6ete et de la conservation du pouvoir, il n'est pas de valeurs qui tiennent, tant qu'on ne dépasse pas le seuil tolérable (je te recommande la lecture du Prince, de Machiavel).

Nous sommes dans un système (mandat non impératif), où la conquête du pouvoir se fait quasi uniquement en se basant sur le contexte et non sur une histoire de valeurs, ou même de programme (en fait, le programme est purement contextuel).

Alors dire de quelqu'un qui détourne le vrai débat de valeur qu'il n'a pas la stature d'un vrai chef de l'état, c'est nier les réalités de la politique (non pas que ça me plaise hein, c'est d'ailleurs le cynisme de la realpolitik qui m'a détourné de sa pratique tout en me faisant perdre le peu de foi qu'il mme restait en l'humanité)

Si Johnny avait des valeurs il retournerait en Belgique. C'est elle qui a payé pour qu'il sache lire écrire et compter et être en bonne santé, pas la France.

[troll gentil pour Eolas]
Dis-moi, l'avocat qui manifeste aujourd'hui, t'as pas envie d'aller exercer en Suisse plutôt ?
[/troll gentil pour Eolas]

@ François : Paris Genève à vélo ? Heu, non, merci.

@Bob Marcel : Johnny Halliday n'a jamais été belge et n'a jamais vécu en Belgique. Il est né à Paris où il a vécu jusqu'à l'âge de six ans, puis à Londres jusqu'à douze ans, âge auquel il est revenu à paris.
Son père était belge mais ne lui a pas transmis la nationalité, sa reconnaissance n'étant pas valable, Johnny étant adultérin. Ce n'est qu'en 1967 que sa filiation paternelle pourra être établie, suite à la loi belge de la même année. Sa demande de nationalité belge a été refusée en octobre pour défaut de résidence en Belgique d'au moins trois années.

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