Michel Serrault

Moi aussi je le croyais immortel, Michel Serrault. Lui qui disait, à près de 70 ans, qu'il pourrait jouer une petite fille de deux ans si on lui donnait le rôle. La dernière fois où j'ai eu la chance de le voir en chair et en os, c'était au Grand Rex pour la première d'Une hirondelle a fait le printemps. Il n'avait fait qu'une bouchée du ministre de l'agriculture de l'époque, qui était venu lui remettre la médaille du mérite agricole. Jean Glavany se demandait à chaque phrase le concernant, le sourire un peu crispé devant la salle hilare, si c'était de l'art ou du cochon. Un grand moment, comme toujours avec ce grand bonhomme.

Pour une raison qui doit tenir à mon humour (noir), cette nouvelle m'a instantanément rappelé ce funeste "Pierre Desproges est mort, étonnant non ?" qui m'avait saisi au réveil un froid matin de 1988 à Nancy. Il y a des nouvelles qui vous gâchent une journée.

2 commentaires

Serrault, Bergman, Antonioni : c'est l'hécatombe ! :-( Et aussi la fin d'une époque : la mort des derniers maîtres du cinéma en noir et blanc.

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