Taxe à la con (TALC)

Les gens qui s’occupent du destin de ce pays ont trouvé un truc pour financer leur politique sans augmenter les impôts : les prélèvements forfaitaires au jugé, appelés également "taxes à la con" (TALC).

[...]

Le cahier des charges d’une bonne Taxe à la con (TALC):

- elle doit être affectée précisément à un truc, et plutôt à une bonne cause (les vieux, les malades, les bouilleurs de cru, les chefs d’oeuvre en péril, Patrick de Carolis, etc.)

- elle doit porter sur un secteur en rapport, même ténu, avec le sujet. Au besoin, on fera appel à un postulat arbitraire bidon (les gens qui profitent des monuments historiques vont dans les hotels, ceux qui ont Internet regardent des émissions avec, etc.)

- elle doit être "infinitésimale" (en gros, quelques piécettes par rapport au service ou bien sur lequel elle s’exerce). Au niveau macro-économique, c’est toujours moins de pouvoir d’achat, mais l’électeur, lui, ne voit pas la différence.

- elle doit être temporaire (au moins les 25 premières années)

La Taxe à la con (TALC) chez Joël Ronez avec d'excellentes idées que même la commission Attali n'a pas eues.

L'autre jour j'ai acheté un disque dur portable pour sauvegarder les données d'un PC. Au moment de passer en caisse, on m'a annoncé une "taxe pour la copie privée" en sus du prix indiqué. J'ai fait répéter l'intitulé au vendeur, et puis je me suis dit que même si je n'utilise pas un disque de sauvegarde pour ça, puisqu'on m'impose une taxe sur mes outils informatiques pour financer une industrie qui n'a rien à voir, je n'aurais aucun état d'âme à le faire. Je me demande si nos crânes d'oeuf réfléchissent un tant soit peu à la psychologie du joyeux contribuable consommateur, et les dégâts collatéraux de ce genre que leurs taxes à la con provoquent.

P.S. Daniel Glazman : Taxland.

2 commentaires

La taxe sur la copie privée a été inventé par JAck Lang et découle de la loi de 1985 et elle ne finance pas l'industrie, mais les artistes via notamment la SPEDIDAM et l'ADAMI et des fonds d'aide à la création et fonds formation. C'est un dispositif qui a fait ses preuves et qui a failli s'étendre lors de cette fameuse soirée de décembre 2006 ou quelques députés ont temporairement renvoyé le gouvernement et la DADVSI dans les cordes.
Cela étant rappelé, je crois qu'on n'a pas fini de voir des TALC et avec elles leur accroissement de la bureaucratie à l'heure où on nous parle de réforme de l'Etat. Bientôt une vignette pour aller sur le net !

Bien vu Alexis. Mais c’est peine perdue. À l’instar de nombre guiques et blogueurs, Daniel Glazman préfère croire la fable grossière du cabinet ministériel à la solde de la méchante industrie. Celle-ci ne cherche qu’à le piller, lui, pour s’en mettre plein les poches, elle. C’est beaucoup plus séduisant que la réalité qu’on peut facilement trouver sur le web en quelques clics de souris, ne serait-ce qu’en allant consulter le Code de la propriété Intellectuelle sur le site Legifrance. À croire que certains ne connaissent pas le web… Ou ne savent à quoi il peut être utile… Ou ne savent s’en servir… Moralité. Faites tourner sept fois Google avant de poster cela vous évitera peut-être de publier des sottises. :-)

Cela dit M. Nicolas Sarkozy, notre président fraîchement élu, avait promis de baisser les impôts. Il est soucieux de tenir parole, il n'a de cesse de nous le répéter. Après les quelques milliards de cadeaux royaux à l’intention des plus fortunés qu'il a fait, le voilà un peu court côté finances. La solution est d’inventer des taxes. Ce faisant on n’augmente pas l’impôt direct et le citoyen a l’agréable impression que c’est toujours l'« autre » qui paie. Seuls les Américains descendent dans les grands hôtels. Tout le monde sait ça…

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