Mise en abîme du journalisme sur le web

Le journalisme français est-il tellement malade, tellement apeuré par un web qui le déroute, qu'il doive nous infliger d'aussi pathétiques gamineries de cour de récréation ? Ou de tels moments de vide sidéral et de désinvolture dans la course à qui sera le Paris Match du web ?

Une chose me semble émerger dans tout ceci : certains journalistes n'aiment pas l'abolissement de la barrière à l'entrée dans la publication en ligne, qui a permis à des individus, des amateurs, de se faire connaître et apprécier pour leur plume. Car s'il y a bien une chose que démontrent Nicolas (Versac) et Laurent (Embruns), c'est la possibilité que le web offre à quiconque fait l'effort de publier, avec sincérité et intelligence, de trouver une audience. Et sans avoir à recourir au moindre artifice, simplement en écrivant, bien, en distribuant et en récoltant à foison cette mane du web que les journaux en ligne détestent offrir aux autres : des liens hypertextes. Il y a de la jalousie, indécente et mal placée, chez ceux qui proclament une prétendue auto-proclamation de barons de la blogosphère. Chercher à qui profite le crime permet de mieux comprendre les cris d'orfraies de ceux qui ont peur des « blogueurs zinfluents ».

Je n'ai personnellement rien contre Jean-Michel Aphatie ou Guy Birembaum. Mais l'un vient de montrer une méconnaissance abyssale des blogs, et l'autre m'a appris un nouveau synonyme de troll : NRV. Ils se sont enfoncés tous les deux au fond d'un trou et, si tant est qu'ils arrêtent de creuser, n'en ressortiront pas grandis.

9 commentaires

On sent poindre un peu de lassitude d'une certaine cour de récréation dans tes propos.
Sur le fond, il serait peut-être temps de passer à autre chose.
Je suis sûr qu'il y a des problèmes plus urgents à régler que de savoir si untel est un vrai faux jounaliste ou un faux vrai parano.
Que les uns fassent leur boulot correctement sans vouloir que les montagnes accouchent de souris, cessent de tout vouloir faire entrer à coups de chausse-pied dans une quelconque théorie du complot devenant ainsi les trolls d'eux-mêmes.
Les autres seront alors peut-être moins tentés de leur mettre le nez dans leurs obsessions et leurs contradictions, pour parler poliment.
Tout ça vu d'ici est assez surréaliste, tout ce bruit et cette agitation pour, sur le fond, une video virale de six minutes de pas grand chose. Et les virus n'ont qu'un seul but, c'est de se propager, le reste ils s'en tapent...

hum hum..

Publier sur le web c'est bien mot, mais de là a être lu, il y a un gap certain. Pour être lu, faut déjà être référencé. Pour être (bien) référencé, faut avoir des compétences techniques minimales (même si c'est de plus en plus facile, ça ne l'est pas pour tout le monde),... non sérieux pour le moment le blog (et le web) ne me paraît pas être ce super-support (ça sonne bien ça) qu'il prétend être.. Beaucoup trop d'élitisme là dedans (tout comme dans la littérature ou dans le journalisme). Je dis "élitisme" mais je pense "compténces techniques"
... Just My Two Cents

Je précise quand même que je suis blogueur et développeur web. Soyons un peut critique vis à vis de ce support au lieu de l'ériger en "perfection sociale" !

:o)

Tien c'est marrant ça, j'ai remplacé le mot beau (1ere ligne ; 7ème mot) par mot ;o) désolé ()-> :)

Je ne saisis pas très bien le sens de ton propos. Il n'est pas question sur le fond du billet de compétences techniques informatiques, il est question de contenu et d'éthique. Et pour ça il n'y a pas besoin d'être développeur. Il est question du corporatisme des journalistes, déboussolés car l'accès à l'information n'est plus le privilège des seules salles de rédaction. Il est question de la peur d'une profession sclérosée dans une conception dépassée du traitement de l'information. Celle-ci devenant accessible à tous sans passer par la barrière d'octroi des médias conventionnels papier, TV, radio, chacun avec un minimum d'esprit critique et de culture politique et générale peut en faire l'analyse et en soumettre le résultat au débat et à la discussion. Ce qu'apporte le web par rapport aux autres média c'est la capacité de diffusion et la réactivité. Le problème des journaleux c'est qu'ils se croient obligés de se lancer dans une course à l'échalotte de l'audience, à qui publiera le premier ce qu'ils pensent être le scoop, fut-il un non évènement, et ce en réponse à d'inavouables motivations. Et il en oublient toute décence, toute morale, toute mesure pour la seule satisfaction de leurs mesquines obsessions et de leur paranoia.
Le support il est ce qu'on en fait. Et si on en fait de la merde, il ne faut pas couiner quand on se la fait tartiner sur la figure.
Je ne sais pas où est l'élitisme là-dedans. Mais certainement pas du côté des utilisateurs du web qui n'ont pas besoin d'être des champions de la technologie et qui ne prétendent pas à l'universalité, cherchons le plutôt chez ceux qui se veulent les chantres de la pensée unique et n'acceptent pas que l'on vienne piétiner ce qu'ils pensaient être leur pré carré ad vitam aeternam.

@redpeppers : je pense que tu fais erreur sur le pouvoir de la technique, ce qui serait dommage vu ton orientation professionnelle. Je partage l'avis d'Eric qui t'a répondu ci-dessus, lequel avec son blog illustre parfaitement qu'il n'est absolument pas nécessaire d'avoir de compétences techniques pour publier. Ce à quoi tu fais référence sent le SEO à plein nez, c-à-d une tactique servant à palier le manque de référencement naturel conséquence du manque d'intérêt du contenu de la plupart des sites institutionnels . Les gens qui ont une plume et une histoire à raconter peuvent publier, être découverts, reconnus et liés, tous ça sans barrière ni tactique technique.

Cherche "culte de l'amateur" sur un moteur de recherche, tu verras une autre bonne illustration qu'il n'y a pas de fumée sans feu, et une autre industrie qui a très, très peur de cette "invasion" des amateurs dans leur pré carré "technique".

Les journalistes ont raison de se sentir menacés, coincés entre la relative gratuité de l'info sur les sites (financement par la pub uniquement, disparition de l'abonnement, raréfaction du papier), les journaux gratuits et les "amateurs" qui deboulent sur le Web. Leur métier est en train d'évoluer rapidement, très rapidement.

Cela dit, certains paniquent et oublient de réfléchir, ce qui donne les comportements que tu dénonces très justement.

"certains journalistes n’aiment pas l’abolissement (?) de la barrière à l’entrée dans la publication en ligne". Tu as peut-être raison, mais ta démontration serait plus évidente si ton style était moins ampoulé et ton français plus correct. Cordialement

@ André : mon style est mon style et il le restera que ça te plaise ou non, et ton commentaire aurait un peu plus de portée s'il était moins méprisant et lapidaire.

Quant à abolissement, c'est un mot français depuis 1445. quand on veut donner des leçons de français, on se renseigne un peu avant...
http://www.cnrtl.fr/etymologie/abolissement

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