Quand l'informatique sert à amuser les informaticiens

J'ai beaucoup rigolé le jour où mon ex-futur associé m'a annoncé que le service informatique de son nouveau JoliTravail S.A. leur imposait Lotus. Il se venge aujourd'hui avec sa verve habituelle (qui se fait rare, hélas) : Lotus Domino, abération contemporaine.

Nul autre création humaine que Lotus Domino ne peut illustrer aussi efficacement la notion de spécifications inutiles et de faillite ergonomique. Et faire rire tes amis qui ont Gmail à la place.

Une petite explication pour mes lecteurs qui ne sont jamais allé voir les trolls dans les forges de Mordor leur service informatique, Lotus Domino est une pièce du gigantesque puzzle[1] (aussi appelé « usine à gaz ») qu'est Lotus Notes. Notes est un environnement de développement d'applications basé sur l'idée de réplication permanente de bases de données de point-à-point, où l'on a sur son poste une copie complète des données auxquelles on a accès et qu'on doit synchroniser régulièrement dès qu'on se connecte sur le réseau (une gigantesque machine peer-to-peer avant l'heure). La véritable idée de génie de Lotus n'est cependant pas dans sa technologie. Elle a été de concevoir un système complètement fermé à destination exclusive des services informatiques chargés de son exploitation, en leur faisant miroiter le fait qu'ils pourraient également développer absolument tout ce qu'ils voudraient avec. Donnez à un informaticien un joujou avec lequel il pourra réinventer l'eau chaude tous les jours jusqu'à sa retraite, et il signera le bon de commande quel que soit le nombre de chiffres, et de boîtes de légo qu'il devra acheter ensuite à chaque nouvelle fonctionnalité. Lotus Domino, par exemple, est une couche qui faut ajouter à Notes pour pouvoir accéder aux applications via un navigateur web. C'est un peu comme si on vous disait qu'il suffit de mettre un faux nez rouge à votre clown triste pour le rendre drôle (sauf que ça vous coûte un bras et que le clown reste triste, puisque c'est vous). Ça semble purement et simplement aberrant aujourd'hui mais Notes est un système fermé, dont la messagerie par exemple n'est pas compatible avec les protocoles internet standards (essayez donc d'accéder à une messagerie Notes en IMAP ou en POP, ou simplement de rechercher l'adresse d'un correspondant dans une chaîne d'emails qui vous arrive depuis Notes, ce n'est pas possible si vous n'êtes pas dans la même entreprise et également sous Notes).

Aujourd'hui, je pense ne pas trop m'avancer en disant qu'il existe un consensus sur l'incapacité généralisée des services informatiques internes à faire du développement applicatif de qualité, si tant est qu'ils sachent faire autre chose que de l'exploitation (et qu'il la fasse bien, ce qui est autre débat). Des compétences clés en matière de design et d'ergonomie ne sont tout simplement pas reconnues par les DSI, elles y sont par conséquent inexistantes en tant que métiers (estimés, à tort, remplaçables par des architectes). Et pour achever de retourner le couteau dans la plaie, assez peu de progiciels incarnent aussi bien l'informatique fermée, lourde, poussiéreuse et passéiste que Lotus[2]. Tant et si bien qu'on attend l'étude qui, à l'instar de certains PGI qui plomberait la compétitivité, montrerait que les entreprises qui utilisent Notes sont, dans un monde où il est de plus en plus utile de pouvoir changer de cap rapidement, aussi agiles et insubmersibles que le Titanic. J'ai eu une fois un client dont le premier besoin exprimé était, je cite, « tout sauf Lotus Notes » ! Je n'ai jamais une seule fois de ma vie rencontré un utilisateur content de Lotus Notes, et j'en ai rencontré beaucoup. La seule personne contente de Notes que j'ai rencontrée de ma vie était... un DSI. Parce que ça lui permettait de faire ce qu'il voulait. CQFD.

Quand un prospect m'annonce, avec un air d'enterrement systématique, que son service informatique leur impose Lotus Notes, ça me donne instantanément le degré de rigidité du cadavre et sa capacité d'innovation. Il faut dire que dans mes études d'origine, on m'a appris à concevoir de véritables usines à gaz. Ça doit expliquer pourquoi je n'apprécie l'informatique que lorsqu'elle ne sert pas qu'à amuser les informaticiens.

P.S. En cadeau bonus pour rire (jaune si vous l'utilisez) : Lotus Notes sucks, 80 raisons pour lesquelles Lotus Notes vous suce la moelle [Via Manur où il y en a une de plus].

Notes ;-)
[1] Cf. le jeu de légo des technologies Lotus (en anglais, la page Wikipedia en français étant d'une pauvreté affligeante).
[2] L'inventeur de la technologie Notes est un certain Ray Ozzie, qui tente de la répliquer (pouf pouf) depuis vingt ans. Sa dernière tentative chez Microsoft sous le nom Live Mesh lui vaut le sobriquet d'astronaute de l'architecture. IBM a racheté Lotus en 1995 pour 3,5 milliard de dollars. D'IBM à Microsoft, ou de Charybde en Scylla ?

28 commentaires

Excellent ! Je n'ai jamais autant souffert que lors de ma période de projet et de support de Notes. Surtout de subir les reproches incessants des utilisateurs... qui subissaient un choix délirant d'un prestataire de service. C'était en 2000-2001, et Gmail n'était pas encore connu. Depuis je suis revenu sous Exchange/Outlook en entreprise. C'est mieux. Pas très bien, juste mieux !
;-)

J'ai oublié, depuis que Ozzie est chez MS, il a fait racheter par ce dernier Groove. Une sorte d'usine à gaz aussi, sur le principe du p2p.

"de Charibde en Scylla"....

désolé...

;-)

Au fait, tes cookies ne marchent toujours pas. C'est exprès pour décourager les commentateurs réguliers ?

;-)

Excellent!!! Et si juste. ça fait du bien.
Sous le Lotus que j'ai connu quand tu écrivais un mail (qui s'appelait un "message" je crois? Ou autre chose? je sais plus..) Et bien il y avait qu'un seul CTRL-Z. C'est bête, mais bête!!!
Et tout le reste est comme ça

Mr Granger, Charybde prend bien un "Y"... Désolé ;p
Apparemment je ne suis pas le seul à te prendre le chou avec tes cookies ;-).
Ce que je comprends de Lotus Notes à vous lire me fait presque préférer la plate-forme de messagerie du boulot, et ce n'est pas peut dire... Un truc dinosaurien qui s'appelle Squirrel Mail, mais tellement basique qu'il n'y a pas de place pour les états d'âme de ce genre.

"Au temps pour moi", Mr ELM143. Appelez moi François, voulez-vous ? ;-)

Je trouve que François en prend à son aise avec ses commentateurs. Ca fait des années que je lui dit que ses cookies ne marchent pas ! ;-)

Effectivement, Notes a une solide réputation de sombre m...e, difficile à détroner.

Lotus Notes, j'y ai eu droit lors de mon stage de fin d'études chez IBM, où absolument tout le monde se l'était vu imposer depuis le rachat de Lotus par Big Blue.

Que dire sinon que c'est un véritable cauchemar, une abomination inutilisable, un gigantesque bousin nécessitant un voire deux reboots quotidiens tellement il fait vautrer tout le système (oui, même sous XP).

Pour l'anecdote, il circulait chez IBM une appli nommée "Kill Notes" ou un truc du genre permettant de tenter de le flinguer avant qu'il n'emporte tout l'OS avec lui.

Seconde anecdote, je faisais partie de ces quelques fous qui faisaient tourner Notes dans Wine sous Linux, et qui avaient la chance de ne pas avoir à rebooter deux fois par jour: Notes était moins instable par ce biais qu'en tournant sur un vrai Windows.

Lotus Notes c'est vraiment l'exemple-type de tout ce qu'il ne faut absolument pas faire, jamais, jamais, que ce soit d'un point de vue conception logicielle ou ergonomie. Et pourtant il se trouve toujours des malades pour installer ça sur leurs réseaux, ce monde court droit à sa perte.

Mouinnnn ! François, merci d'appuyer là où ça fait mal (moi aussi cette histoire de cookies m'emm... depuis longtemps). Je suis en train de tester autre chose du côté de mon blog anglais, quand tout ça sera sorti de beta ça ira mieux ici. Patience...

« ce monde court droit à sa perte »

Pas le monde des sociétés de service et d'ingénierie en informatique, et leur symbiose infernale avec les DSI, c'est hélas une bonne partie du problème.

Bonsoir,

Votre message est rempli d'approximations et de fausses vérités qui desservent sérieusement votre propos... dommage !


Je commence tout de suite par indiquer que je suis développeur chez un éditeur commercialisant une solution sous Notes/Domino... et que bien évidemment, j'écris ici à titre personnel et que donc mes propos n'engagent que moi (ça va mieux en le disant).


Commençons par la base : Notes est le client, Domino est le serveur. Initialement un système de messagerie développé par Iris, racheté par Lotus puis par IBM, Notes/Domino s'est rapidement étoffé de fonctionnalités avancées : calendrier partagé, gestion de ressources, travail en équipe. Et puis aussi des possibilités de développer, et donc de créer des bases de messageries personnalisées... et des applications client/serveur et/ou web. Applications par nature collaboratives vu la nature du produit (base de documents).

Sur la nature même du produit, on pourra tout de suite répliquer à votre billet sur plusieurs points :
- La réplication est une des fonctionnalités du produit, mais certainement pas "une idée sur laquelle il se base" !
- si le produit est évidemment à destination des professionnels, il ne se destine absolument pas à l'unique public des directions informatiques ! Consultez les documents marketing de n'importe quelle époque pour vous en convaincre...
Mais évidemment, il s'agit d'un produit serveur et donc il nécessite des compétences informatiques (installation, paramétrage, intégration, administration).
- réinventer l'eau chaude : je ne suis pas sûr de ce à quoi vous pensiez ? Ca me parait hors sujet.
- La messagerie Notes est compatible SMTP, POP, IMAP depuis de nombreuses années. L'implémentation LDAP sous Notes/Domino est souvent citée en (très bon) exemple... Le calendrier commence à implémenter ICS (parlez-en aux autres solution de messagerie...)
- design et ergonomie ? Ce n'est pas à la seule DSI, ou aux seuls développeurs des applications (si dev externe) d'en juger ! Construire une application informatique est une opération complexe qui demande de nombreuses compétences.


Des griefs sur Notes/Domino, on peut en lister de très nombreux, et de bien fondés. je ne vais d'ailleurs pas me lancer dans une liste exhaustive, ça serait trop long ;) J'y reviendrai plus bas...

Je veux d'abord évoquer ce que je souhaite être le fond de ce commentaire. Profondément, c'est l'orientation même de votre billet qui me chagrine. Oui me chagrine, car vous tombez dans le travers même que vous dénoncez - et c'est assez habituel dans, disons, les "lieux de débats techniques".
Vous accusez des informaticiens d'un mauvais choix, et condamnez tout de go Notes/Domino. J'ai vu très souvent de telles interventions, que ça soit sur les applets Java, le Wap, le JavaScript, les frames, les ActiveX, (...) (j'en passe). Mais le jugement sur un produit ou une technologie ne peut se faire qu'en regard de besoins. Que Notes/Domino ait des défauts, c'est une certitude (oui oui j'y revient bientôt). Condamner le produit pour toute utilisation, c'est totalement absurde !


Maintenant, venons en donc aux quelques défauts du produit :
- D'abord, un gros produit, avec ses (grosses) limitations. Evidemment. Mais des RAD pour lesquels ont peut faire en 3 clics des choses compliquées et que l'on doit tourner dans tous les sens en se creusant la tête pendant des heures et des heures pour finir le reste... ça existe de partout : je suis assez persuadé que n'importe quel développeur ayant un minimum roulé sa bosse pourra vous donner des tonnes d'exemples ! On en revient au départ : ça marche dans certaines conditions, il faut donc bien faire son choix technique initial.
- Ensuite, produit ancien (19 ans au compteur) et très gros éditeur : certaine inertie dans les évolutions... je pense bien entendu au support des technologies récentes (exemple avec le doctype non personnalisable complètement avant la R7, le support de navigateurs non IE dans iNotes, ...). Et on pourra dire la même chose concernant les failles de sécurité aussi (point discutable mais travers dans lequel on peut forcément tomber un jour ou l'autre dans ce cadre).
- Enfin, l'ihm du client Notes a mal vieillie, c'est un fait. N'importe quel utilisateur à qui l'on confie une base de messagerie sur un client Notes aura quelques sueurs, surtout s'il est habitué à des produits comme Zimbra :) Ca évolue doucement (cf point sur l'inertie) mais il y a du chemin.


Reste que Notes/Domino a des avantages certains :
- Messagerie : peu de concurrents peuvent prétendre au même niveau de fonctionnalités. Exchange bien sûr, et côté libre des choses arrivent mais encore trop doucement, bien malheureusement.
- Intégré : annuaire, réplication
- Administration : vraiment, vraiment légère !
- Déploiement et maintenance des applications : respectivement une copie de fichier et une exécution de commande (refresh/replace design)
- Multiplateforme
- Réduction des coûts : un seul serveur pour la messagerie et des applications


Pour conclure, oui Notes/Domino est par côté très vieillot, oui il existe beaucoup d'entreprises qui ont des applications Notes ou tournant sous Domino et qui sont pieds et points liés maintenant.
Mais il faut aussi considérer que la solution de messagerie a peu de concurrents, et que suivant le besoin développer son applications sous Notes/Domino peut être un bon choix, très justifié par rapport aux autres solutions possibles.

@F. Nonnenmacher

>> « Construire une application informatique est une opération complexe qui demande de nombreuses compétences. »

> C'est bien pour ça que Notes est une bénédiction pour les DSI, ça permet de faire tout tout seul à partir d'un cahier des charges, comme ça on n'a pas à s'emm... avec des compétences qu'on n'a pas.

C'est très malheureux à entendre d'un client, fournisseur etc, et malheureusement très répandu. DreamWeaver, Windev, Flash, ... (...)
Une calamité même... Reprendre de tels existants... enfin bref.


> Ce n'est pas en prétendant, sans rien démontrer, que mon message est « rempli d'approximations et de fausses vérités » que vous convaincrez qui que ce soit ici. Bien au contraire, ce que vous faites s'appelle noyer le poisson.

Vous m'en voyez surpris... Alors je n'ai pas été assez clair.

Pour les approximations et fausse vérités, c'est l'objet dans mon commentaire initial des 3eme et 4eme paragraphes ("Commençons par la base" et "on pourra tout de suite répliquer à votre billet sur plusieurs points"). Il me semble avoir listé les points qui me paraissaient problématiques clairement, et je me suis efforcé de rédiger sans employer un ton disons, sec. N'hésitez pas à m'expliquez ce qui n'est pas compréhensible, je m'efforcerai d'éclaircir.

Quant à "avoir mal" ou convaincre ? Je n'ai absolument rien à défendre (quelle drôle d'idée !). J'essaie autant que possible d'être un professionnel rigoureux et de faire correctement mon travail au jour le jour. Cela inclue les choix techniques et d'architectures, qui ne sont pas une mince affaire.

Votre message m'a fait réagir car d'une part il était faux ou inexact sur plusieurs points, et d'autre part il condamnait un produit qui répond à mon sens à quelques besoins.
Est-ce que ce produit est parfait, non et je l'avais déjà souligné dans mon 1er commentaire. Est-ce qu'il agace tous les développeurs qui ont à l'approcher, oui ; et j'en faisait partit jusqu'à changer d'environnement et ne plus avoir ces soucis :).

> La petite SSI dont je viens avait trois solutions de messagerie : Lotus, MS Exchange et Sendmail. Laquelle était à la fois la plus robuste, la efficace et la moins chère ?

Ne généralisez pas ce besoin particulier en prétendant qu'il s'agit de la solution idéale pour tout le monde ! Vous reprenez le travers que je reprochais à votre message : une solution ne se compare qu'aux besoins.

En 11 ans de carrière j'ai eu à mettre en place et utiliser de nombreuses messageries, MS Mail, MDaemon, Sendmail, Postfix, Domino, etc.
Domino offre de nombreux services autour des annuaires, agenda, ressources, gestion des tâches, le tout partagé. Si vous n'avez besoin que d'envoyer et recevoir des mails, alors ce n'est sans aucun doute pas la solution qui convient, oui. Vous n'allez pas comparer Word à VIM ?


>> « J'ai vu très souvent de telles interventions, que ça soit sur les applets Java, le Wap, le JavaScript, les frames, les ActiveX, (...) (j'en passe). »

> Là j'avoue que j'ai éclaté de rire, merci pour ce panégérique dont la moitié est à éviter comme la peste quand on fait du web de qualité.

Vous employez là un mot ("panégérique") que ni moi, ni mon Larousse ni le TLFI ne connaissent... Etait-ce plutôt panégyrique ? La définition pour ce dernier sur le Larousse m'étonne : expliquez moi quelles louanges j'ai pu écrire car en me relisant plusieurs fois je vois pas ce qui a pu vous faire penser cela ?!?

Mon propos était simplement qu'il vaut mieux connaître sur le bout des doigts les avantages et inconvénients des technologies que l'on a à départager et faire ainsi un choix en âme et conscience en fonction du contexte.
Je préfère de loin un architecte qui n'a rien condamné par avance qu'un autre qui se refuse à employer telle ou telle chose quelque soit la demande : chez les informaticiens ce 2eme comportement vire très souvent à l'excès, on arrive à une forme "d'intégrisme" qui me parait bien dangereuse (et très répandue aussi). C'est ce que cela m'a évoqué à la lecture de votre billet, constatant de plus que plusieurs arguments avancés étaient faux, et pourquoi j'ai voulu ajouter un commentaire.


> Les solutions lourdes, lourdement enrobées d'un discours pompeux, c'est tout le contraire de ce que je prêche. Mais mes marges sont également moins lourdes que les votres...

Je n'accepte pas du tout cette dernière phrase ! Nous ne nous sommes jamais rencontrés et vous ne connaissez rien de mon travail, je condamne fermement cette attaque stupide.

Il y a matière à discuter sur certains points, si vous souhaitez réagir de manière épidermique libre à vous et je m'arrêterai là.

Salut François,

juste une petite phrase qui me fait réagir. J'aime beaucoup sendmail et je l'utilise, mais cela demande de nombreuses compétences et n'est pas facile d'accès, même pour configurer un simple serveur pour envoyer et recevoir des mails. La syntaxe de configuration est pire que des tablettes cunéiformes ;)

(je pense que Lotus Notes est également une grosse usine à gaz…)

Ancien admin Lotus Notes jusqu'à la V5, je suis parfaitement d'accord pour dire que l'ergonomie du 'machin' est antédiluvien. J'en ai essuyé des platres, avec les problèmes de synchro et autres applications mal foutue, les modules qui partent en couillent dans la console Domino,etc... Sans compter l'interface absolument ridicule face à un Thunderbird ou Outlook...

Aujourd'hui, je déploie du Postfix/IMAP avec client Thunderbird + un webmail à part pour les TPE, et du Microsoft Exchange + Outlook pour les boites plus grosses qui ont trop l'habitude des produits MS... Les clients qui veulent du Lotus Notes se font rares, le peu de concurrence dans ce domaine font que MS devient vraiment incontournable ! Mais aussi, les TPE veulent du MS car il faut du MS, alors que bon, Exchange 2007, c'est vraiment le bazooka pour tuer la mouche...

Par contre, je trouve que cette vague anti-lotus me dérange, dans le sens où l'alternative valable qui vient obligatoire dans l'esprit d'une majorité des gens qui utilisent un email, c'est Outlook... Donc bon, ok, Notes c'est moche, c'est vieux, aussi bien la version webmail que le client lourd, mais au moins c'est pas un soft du géant qui commence par M !
On peut faire du bashing sur Oulook aussi, qui bien que le produit soit le plus compliant avec les esprits déformés par Windows de la population, avec sa propension a faire des emails qui ne s'affichent correctement que dans un client microsoft, son support IMAP lamentable (Express était correct), son moteur de recherche lent à mourir (sans rire, faut l'outil d'indexation Windows Desktop Search pour outlook 2007, ils ont rien trouver de plus lourdingue ?) font que aucune solution n'est parfaite...

Bref, tout ce que je souhaite, c'est pas juste du Lotus bashing, mais un coup de gueule pour voir une évolution notable pour tous les clients de messagerie/agenda (le concept de tag à la sauce gmail est pas mal,non ?), et surtout que des alternatives innovantes à Lotus/Exchange émergent et soit adoptées par les entreprises !

@F.

> Panégyrique, oui, tout mon raisonnement s'effronde.

??!?
Vous employez un mot que je ne connais pas, je vous demande confirmation du sens après recherche et voilà votre réponse ?

A vous lire vraiment bravo, on voit que vous êtes particulièrement ouvert à la discussion... Et oui cette fois-ci j'emploie l'ironie.

J'avais déjà lu plusieurs de vos billets avec plaisir, celui-ci et vos réponses me déçoivent beaucoup.
Bonne continuation quand même.

Désolé Pierre, mais je dis ce que je pense, et je pense que Lotus Notes est une usine à gaz. Et oui, mon expérience sur le terrain me permet de constater ce fait, qui n'est pas une généralisation comme vous voulez vous en persuader. Ce n'est pas un vendeur de "solutions" Lotus qui me convaincra du contraire, que ça vous plaise ou non. Bonne continuation avec Lotus.

@GonOS

> Bref, tout ce que je souhaite, c'est pas juste du Lotus bashing, mais un coup de gueule pour voir une évolution notable pour tous les clients de messagerie/agenda (le concept de tag à la sauce gmail est pas mal,non ?), et surtout que des alternatives innovantes à Lotus/Exchange émergent et soit adoptées par les entreprises !

Ha que oui ! Autant du côté des serveurs d'entreprise que des simples clients pour le grand public, le marché des gestionnaires messagerie/calendrier/tâches est à pleurer... Et les alternatives arrivent vraiment en traînant les pieds, c'est long et hasardeux :( C'est triste, d'autant qu'avec tous ces PDA, smartphone etc, le besoin est bien là !

Il est clair que cet article montre votre incompétence sur le sujet.
Lotus est souple, puissant et structuré.
Pour un simple utilisateur ou informaticien débutant, sans formation, je peux comprendre qu'il apparaisse comme une usine à gaz.
Lotus perdure car il repose sur des fondations solides et inébranlable.
quand tu dis "un système complètement fermé à destination exclusive des services informatiques chargés de son exploitation,". C'est ce que l'on veut ! on ne pas une passoire à la MS ouvert à tout le monde : voisins, hackers ...

Finalement, au vue de tes connaissances, reste sur MS , c'est plus facile pour le nuls : pas d'option, une boite noire en guise de base de données...
Et côté prestation, laisse moi rire, Lotus tu réinstalles jamais, tu mets à jour. Sur Ms, monter en version signifie cassé l'existant, ré-installer, paramétrer et 1 millions de fix.
Côté sécurité, c'est un socle dans Lotus, pour les autres c'est une option plus ou moins bien intégré.
En dix ans d'expérience, j'ai jamais vu une perte de données ni d'intrusion. qui peut en dire autant ?
Si tu ne vois pas l'intérêt de pouvoir répliquer simplement des bases de données, sur des serveurs distant avec des fuseaux horaire différent aussi bien que sur des poste nomades linux, mac, ou zindow avec comme pré requis IE ou Firefox, reste dans ton garage et continue de jouer à PSP ...

Il faut avoir un oeil critique, mais dire qu'un produit est nuls parce que tu n'as rien compris et parce que c'est pas ton domaine, c'est un peu léger ...

@F. Nonnenmacher

Vous y allez fort !
C'est assez courant dans un débat d'attaquer son contradicteur plutôt que de répondre sur les points au centre de la discussion.
Mais alors me qualifier de "vendeur de solution Lotus", très fort ! Et pourtant vous vous étiez déjà distingué en parlant de mes "marges" (ha tiens je suis prestataire maintenant ?)

J'ai passé 4 années à développer sur Notes/Domino avant de m'échapper en courant et j'ai de quoi écrire une saga en 20 volumes pour lister tout ce qui est détestable dans ce produit ! Nous aurions pu en discuter, j'avais évoqué des points négatifs réels dès mon 1er commentaire.

Je n'ai plus que 2 conseils à vous donner : écrivez donc moins sous le coup de la colère mais plutôt en vous guidant de la raison. Et surtout, documentez-vous un minimum avant de vous forger un avis tout fait !

Je crois que l'on s'est tout dis maintenant ?

Etant specialiste Lotus, je vais le défendre.
Lotus est un environnement complet de développement et de travail de groupware (travail en groupe,mail,workflow,serveur web,sécurité avancée...)
Comme tout environnement, java, .net, AS/400 ou autre Linux, il demande du temps pour être maitrisé. Pour exemple, l'AS/400 est considéré comme une mauvaise machine pour ceux qui ne la connaisse pas, et tres bonne pour ceux qui la connaisse. On peux dire la même chose de Lotus.
Pour les fans de Microsoft, Windows a des bons cotés, mais Vista est difficile à vivre...

Je demande juste un peu de modération, et que les mauvais souvenirs de certains ne veux pas dire qu'il faut tout jeter.
Combien de temps certains ont eu pour s'investir réellement dans Lotus ?

OutLook est peut-etre plus convivial mais n'a pas
l'etendue de possibilités de Lotus. Donc, évidement, il se maitrise plus facilement. Mais si l'on prend l'ensemble des produits Microsoft, qui peut dire que c'est facile à maitriser ?

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