L'aveu de Rocard sur Ouvéa n'est pas un scoop

Contrairement à ce qu'affirme Mediapart, repris par Rue89, l'aveu de Michel Rocard qu’il savait que des militaires français ont achevé des prisonniers kanaks « à coups de bottes » dans la grotte d'Ouvéa n'est pas un scoop du jour. Et s'il est passé inaperçu des média français, qui se préoccupent très peu et très mal du Caillou, il ne l'a pas été du bon millier de personnes, dont votre serviteur, qui l'a entendu le dire clairement lors de sa conférence à Nouméa en mai dernier.

Outre qu'il aurait été un minimum professionnel de la part du journaliste de Mediapart de se renseigner sur cette conférence, dont le contenu particulièrement riche est public et doit pouvoir être accessible sans trop de mal à un journaliste, il aurait aussi été bienvenu de rappeler le contexte, et comment cette information a permis à Michel Rocard de débloquer les choses, particulièrement sur la condition sine qua non de l'amnistie.

33 commentaires

« Des blessés kanaks ont été achevés à coups de bottes par des militaires français dont un officier. Il fallait prévoir que cela finisse par se savoir et que ceux-là aussi soient garantis par l’amnistie »

Michel Rocard

Et voilà !


Une des "grandes affaires" de cette négociation
était l’amnistie. Bien sur les Kanak l’exigeaient,
y compris pour les crimes de sang, car il y avait
des kanak en prison pour cela. Les caldoches ne
voulaient pas en entendre parler. Ce que personne
ne savait, c’est que dans l’amnistie, j’avais moi
à rajouter deux militaires qui avaient achevé à
coups de pieds, après le combat, deux blessés dans
l’affaire de la grotte d’Ouvéa. Je risquais donc
la haute cour dans cette négociation. Fort
heureusement, l’amnistie a été acceptée.


Quand Michel Rocard rencontre les calédoniens
Verbatim ou presque : Salle Venezia, le 28/5/2008


Je confirme, j'y étais aussi.
Z'ont pas de chance ces journalistes, ce n'est pas de leur faute si on ne leur donne pas les bonnes infos sur un plateau.
Soyez pas trop durs, ils sont vachement exposés à des postes dangereux, ils risquent à tout moment la suppression des prestations de leur comité d'entreprise pour cause de difficultés économiques, les Ticket Resto c'est plus ce que c'était pour 8€ t'as plus rien, on leur a coupé les crédits pour les gommes et les taille-crayons, alors c'est pour ça qu'ils racontent des conneries, pas seulement parce qu'ils sont mauvais.
Heu, Annelise, j'ai deux mots à te dire : je l'ai vu le premier. D'accord, ça fait plus de deux mots...

François qui trolle chez lui-même. ;)

Je nuancerai en disant qu'une masse de dilettantes avec un bout de piste est plus efficace qu'un journaliste, mais c'est pratiquement vrai pour n'importe quelle profession.

Pour pouvoir trouver l'information, il a fallu tout de même que le faux scoop soit publié par un journaliste (non omniscient), afin qu'un témoin (toi) apporte de l'eau au grand moulin en disant « Ce n'est pas un scoop » et que finalement un pouète (moi) se disent « Est-ce que le texte de la conférence de Rocard se trouve en ligne ? »

Je n'ai pas fait un meilleur, nous avons tous participé à la construction d'une information.

C'est une excellente chose que vous ayez fourni le lien vers l'article de Mediapart et celui de Rue89. Une meilleure idée encore aurait été de lire ces articles qui, à aucun moment, ne "crient au scoop". Lisons Mediapart: dans la "boite noire": "Un abonné de Mediapart, Cervolant, nous a alertés par courriel pour attirer notre attention sur cette série de France Culture." Ah donc, ce n'est pas une découverte de Mediapart. D'ailleurs, le mot scoop n'est jamais écrit ni suggéré dans cet article.
Allons voir du coté de Rue89: "Mediapart a été le premier à relever l’aveu, passé complètement inaperçu, dans la série d’émissions fleuves que France Culture consacre cette semaine à la Nouvelle-Calédonie." Que dit cette phrase? Rien d'autre que Mediapart a, le premier, relevé dans ces émissions l'aveu de Rocard.
Passons. Etait-ce un scoop de France-Culture alors? Tout dépend de ce que l'on nomme scoop. Y a-t-il des scoops absolus? Des choses connues de personnes et qui se révèlent d'un coup à la face du monde? Je vais vous révéler quelque chose - un scoop mondial: Michel Rocard était au courant avant de le dire sur France Culture. Et même avant de le dire à cette conférence. Ce n'était donc pas un scoop puisque quelqu'un était déjà au courant...

Souvent, pour se hausser du col, une forme de populisme rageur se réclamant d'un civisme sourcilleux, fustige la gent pisse-copie. Vous n'échappez pas à la règle.
1° Le mot «scoop», par vous brandi en ligne, n'apparaît pas dans l'article de Mediapart.
2° L'article en question donne le contexte que vous lui reprochez d'omettre.
3° Vous ne livrez pas de lien (autre que votre simple glose) vers la conférence si importante à vos yeux.
4° Vous mettez sur le même pied cette causerie de Nouméa et une émission de France Culture, ignorant les effets symboliques de la transmission qu'étudie la médiologie.
Bref, votre intervention relève de ce que naguère sur Canal + Les Deschiens appelaient le «36-15 code j'existe» !...

Au passage, je note que le journal qui fit un résumé de la conférence de Michel Rocard à Nouméa vers lequel vous renvoyâtes vos lecteurs le 27 mai (http://www.lnc.nc/articles/article_70070_215252.htm), ne mentionne aucunement l'aveu de Michel Rocard en question. J'observe également que dans votre billet du 27 mai, si vous évoquez les lacunes de ce compte-rendu, si vous donnez même un exemple, vous ne vous formalisez pas d'un tel oubli des exactions criminelles d'une armée française qui acheva deux prisonniers de la grotte d'Ouvéa.
Mais quand France Culture donne à entendre ce rappel capital de Michel Rocard et que Mediapart en souligne tout l'intérêt, vous bondissez avec agressivité sous prétexte que vous étiez au courant et que l'univers aurait dû l'être. Ne percevez-vous pas le léger ridicule de votre insurrection ?
Bien à vous cordialement.

Au passage, pour l'ultime fois (ma botte de Nevers), j'invite vos lecteurs à découvrir votre culot invraisemblable. Vous donnez des leçons en affirmant que l'aveu de Michel Rocard n'est pas passé inaperçu de «votre serviteur, qui l’a entendu le dire clairement» lors d'une conférence à Nouméa. Or quand on se reporte à votre compte-rendu de ladite conférence dans un billet en date du 27 mai (http://padawan.info/fr/politique/michel_rocard_offre_son_regard_sur_laccord_de_matignon.html), on découvre que vous n'en faites absolument pas mention ! Ensuite, vous reprochez à Mediapart d'attirer l'attention du public sur ce que vous n'avez pas été capable de rapporter (au prétexte que vous l'aviez entendu tout en le gardant pour vous) !!!
Voilà, je crois avoir suffisamment dégonflé la baudruche...

Et mwa, comme c'est la rentrée je vais changer une des mes UV pour un cours de médiologie générale initié par Régis Debray parce qu'en lisant la prose d'Archibald, on comprend tout de suite que ça rend supérieurement intelligent.

Archibald, vous êtes juste idiot ou vous le faites exprès ? Je préfère pencher pour la deuxième solution, votre discours étant une superbe profession de mauvaise foi.
Ce que l'on reproche en l'occurrence aux media cités c'est de vouloir faire passer pour une information exclusive de dernière minute quelque chose qui ne l'est pas, et ce pour des raisons de racolage. A moins que ce ne soit qu'en raison de leur incapacité à effectuer une recherche sur un quelconque moteur.
Vous faites à François un procès d'intention car il n'a pas rapporté dans son billet cette phrase de Michel Rocard. Cette conférence a duré plus d'une heure trente, ce que vous savez certainement. Durant tout ce temps Mr Rocard a parlé sans être interrompu, il ne s'agissait donc pas pour François d'en faire un verbatim ni l'exégèse, mais d'en restituer l'esprit. C'eût été du devoir des journalistes, locaux dans dans un premier temps qui ne l'ont pas fait plus que d'autres. Il est vrai que ceux qui ont été dépêchés sur place pour l'occasion étaient plus préoccupés par un stage intensif de tropicalisation que par leur métier. Et qui pourrait les en blâmer, après tout il ne s'agissait que de la Nouvelle-Calédonie et de l'avenir de ses 250.000 habitants dont je fais partie, pas du mariage du président de la République avec un top-model...
Alors balayez devant votre porte, Mr Archibald. Quant à votre condescendance permettez moi de me torcher avec. Vous savez, ici nous ne sommes pas très bien équipés dans ce domaine, comme ne manqueront pas de vous le confirmer vos confrères qui ont fait le déplacement.

Addenda au précedent commentaire : Votre devoir d'information, ce sont des blogueurs qui l'ont rempli, en l'occurrence les animateurs du blog du PS local, il y a douze semaines de cela. Si ça vous défrise, je crains qu'il ne faille que vous changiez de coiffeur.

Chers tous et, surtout, cher François Nonnenmacher,

Ayant été, en 1988, le journaliste qui a enquêté sur l'affaire d'Ouvéa et qui a alors révélé, dans "Le Monde", puis dans un livre ("Mourir à Ouvéa") les interrogatoires accompagnés de violences (y compris à la matraque électrique), la folie meurtrière de l'assaut guerrier (des lance-flammes contre les postes de guets des jeunes kanaks) et, enfin, les corvées de bois (nous avons prouvé qu'au moins 5 des preneurs d'otages étaient morts après avoir été faits prisonniers, soit exécutés sommairement, soit privés de soins), puis-je vous appeler à la raison?

Il est tout de même dérisoire, sinon ridicule, de lancer une polémique bien inutile sur le fait qu'un site d'information indépendant ait attiré l'attention de ses lecteurs sur la diffusion, par une chaîne de service public, de cet aveu aussi tardif que bienvenu d'un ancien premier ministre sur cette ignominie commise en notre nom, il y a de cela vingt ans et recouverte d'une longue indifférence liée à la co-responsabilité de Jacques Chirac et François Mitterrand dans ce drame.

Si Mediapart a été alerté par un de ses lecteurs sur les émissions de France Culture, entraînant ainsi la réactivité d'Antoine Perraud qui a immédiatement mis en ligne l'information, c'est parce que nous avons été les seuls à consacrer un dossier à l'affaire d'Ouvéa, au printemps dernier, en lien avec la diffusion de deux documentaires télévisés, notamment celui de Mehdi Lallaoui qui est remarquable.

Ce drame, qui ne se limite pas à l'année 1988 puisqu'il se prolongea, tel une ombre portée, en 1989 avec les morts de Jean-Marie Tjibaou, Yewene Yewene et Djubeli Wea, lors de la cérémonie anniversaire de la tuerie (voir à ce propos le bouleversant film de Wales Kotra sur la réconciliation des tribus de la Grande Terre et d'Ouvéa), n'est pas un lointain souvenir, mais au contraire une alerte pour le présent, une mise en garde pour le futur. Car il nous montre comment les situations coloniales, toujours construites sur l'infériorisation ou la négation de l'autre, sont potentiellement porteuses de barbarie, sous le vernis des hautes civilisations.

A méditer au spectacle des actuelles aventures irakiennes ou afghanes. Voilà qui me semble plus important que de chicaner médiocrement Mediapart qui, en l'espèce et grâce à Antoine Perraud, n'a fait que son travail d'information libre et indépendante.

Merci d'avoir pris le temps de me lire, et bien à vous,

Edwy Plenel

Le seul problème, cher François Nonnenmacher, c'est qu'en 1988, Michel Rocard n'a rien dit, et a même cautionné (par raison d'Etat) le silence sur ces actes contraires à l'honneur militaire. Vingt ans après, c'est très bien de reconnaître, mais vingt ans plus tôt, ce n'aurait pas été inutile de faire toute la lumière. C'est pourquoi le journalisme indépendant n'est jamais inutile…
Par ailleurs, depuis Nouméa, vous auriez dû alerter les "médias métropolitains", par exemple Mediapart, qui aurait fait très bon accueil à un compte rendu de cette conférence de Michel Rocard. Le Net sert aussi à ça : à réduire les distances, non?
Et puisque vous parlez d'autres "aveux" de l'ancien premier ministre, je serai ravi de pouvoir en informer nos lecteurs, si vous nous les faisiez connaître.

Mr Plenel, si vous connaissez la situation néo-calédonienne aussi bien que vous le prétendez, pensez vous vraiment qu'en 1988 à chaud, la divulgation de ces éléments par le premier ministre aurait été possible ? Nous sommes passés à deux doigts du bain de sang et de la guerre civile, ici.
Mais la partialité de votre point de vue vous masque sans doute une partie de la réalité, une grande partie.
Quant au fond de la question, faites comme nous, offrez vous un agrégateur, utilisez un moteur de recherche, et suivez les liens. Parce que les distances on peut les réduire dans les deux sens.

Une ligne d'additif, dans l'onglet «prolonger» de l'article de Mediapart consacré à la parole inédite sur les ondes de Michel Rocard lors de la série de France Culture, a été ajoutée le 2 septembre. Cette ligne comporte un lien. Celui-ci n'aiguille pas vers votre site, qui n'avait pas correctement informé de la teneur de la conférence de M. Rocard en mai à Nouméa, mais vers le blog local du PS, qui, pour sa part, s'était effectivement montré capable de synthétiser cette information essentielle, passée inaperçue.
Par delà une polémique sans intérêt que vous avez tenté de créer avant que Vincent et Archibald ne vous clouassent le bec et avant qu'Edwy Plenel ne remît les choses en perspective, je vous invite à réfléchir sur l'usage que vous faites d'Internet : ne confondez-vous pas moteur de recherche et moteur de confirmation ?
Dans l'espoir que cette invite à la réflexion ne vous apparaissent pas trop comme une provocation parisienne inadmissible (je me réfère aux commentaires un rien «niaiseux», comme disent les Québecois, qui s'en prennent à la médiologie), je souhaite que la présente vous trouvera en bonne santé et prêt à repartir pour de nouvelles et fécondes aventures électroniques.
Avec mes salutations cordiales,
A.P.

Cher François Nonnemacher,
Une ligne d'additif, dans l'onglet «prolonger» de l'article de Mediapart consacré à la parole inédite sur les ondes de Michel Rocard lors de la série de France Culture, a été ajoutée le 2 septembre. Cette ligne comporte un lien. Celui-ci n'aiguille pas vers votre site, qui n'avait pas correctement informé de la teneur de la conférence de M. Rocard en mai à Nouméa, mais vers le blog local du PS, qui, pour sa part, s'était effectivement montré capable de synthétiser cette information essentielle, passée inaperçue.
Par delà une polémique sans intérêt que vous avez tenté de créer avant que Vincent et Archibald ne vous clouassent le bec et avant qu'Edwy Plenel ne remît les choses en perspective, je vous invite à réfléchir sur l'usage que vous faites d'Internet : ne confondez-vous pas moteur de recherche et moteur de confirmation ?
Dans l'espoir que cette invite à la réflexion ne vous apparaissent pas trop comme une provocation parisienne inadmissible (je me réfère aux commentaires un rien «niaiseux», comme disent les Québecois, qui s'en prennent à la médiologie), je souhaite que la présente vous trouve en bonne santé et prêt à repartir pour de nouvelles et fécondes aventures électroniques.
Avec mes salutations cordiales,
A.P.

Continuez comme cela Mr Perraud, vous me donnez de plus en plus envie de vous lire...
Puisque vous avez mis un lien vers le blog du PS-NC, ayez donc aussi l'honnêteté de signaler que l'article avait été mis en ligne le 5 juin 2008. Ne trouvez vous pas soudain que votre inédit a comme un goût de rassis ? Cette information, n'était-ce pas à vous d'aller la chercher ? Quelle couverture avez vous donc fait de la visite de Michel Rocard en Nouvelle-Calédonie ? Apparemment aucune, sinon cet élément que vous jugez essentiel ne vous aurait pas échappé, me trompé-je ?
Par ailleurs, le billet en question ne réalise aucune synthèse contrairement à ce que vous avancez, il n'est que la retranscription des paroles de Mr Rocard.
La synthèse, vous la trouverez ailleurs à condition que vous vous donniez la peine de la chercher.
Je ne savais pas, mais suis ravi de l'apprendre, que les blogs avaient pour mission de se substituer et de pallier à un journalisme déficient.
En se réfugiant dans un corporatisme outragé, Vincent et Archibald n'ont cloué aucun bec mais se couvrent de ridicule.
Mr Plenel ne remet rien en perspective, il se contente de noyer le poisson et se montre d'une injustifiable partialité pour qui se prétend journaliste. Renseignez-vous donc un peu sur la façon dont a été perçu ici "le remarquable" et partisan documentaire de Mehdi Lallaoui.
Concernant votre pertinente invitation à la réflexion sur l'usage d'internet, un conseil si je puis me permettre : répondez-y vous même.
Enfin si ce que vous qualifiez de polémique est sans intérêt, pourquoi donc vous abaissez-vous à y participer ?

Mais non, cher François Nonnemacher, je ne ressens aucune colère, je ne déverse aucune bile, je vous rassure (je crois que vous avez énormément besoin d'être rassuré). Je suis juste ironique. Peut-être ai-je donc pu apparaître méprisant et vous blesser.
Au moment de prendre définitivement congé (il est difficile de dialoguer avec un être aussi sensible que vous, qui détectez de l'injure là où il n'y en a pas — votre rapport à la langue, je vous l'avoue, m'apparaît hasardeux — ; qui raisonnez continuellement comme la fameuse blague yiddish «d'abord tu ne m'as jamais prêté ta casserole, ensuite je te l'ai rendue et de toute façon quand tu me l'as prêtée elle avait déjà un trou» : relisez vos différents billets !), je vous quitte sur une gentillesse : vous me manquerez comme une dent arrachée.
Bonne continuation,
Antoine Perraud

Chers tous, ultime commentaire pour simplement nous appeler tous à la raison. A tête (nocturne) reposée, cette dispute me paraît quelque peu ridicule. Nous sommes tous d'accord pour juger nécessaire un rapport véridique à ce passé tragique qui est lourd d'enseignement pour notre présent. Et sur quoi nous disputons-nous? Sur le fait de savoir si la confession de Michel Rocard sur France Culture était inédite ou non? Inédite, elle l'était sans aucun doute pour tous ceux qui ne l'ont pas écouté à Nouméa, en mai dernier, lesquels assistants à cette conférence ont le sentiment légitime d'avoir eu la primeur de cet aveu… Bref, tout le monde a raison et personne n'a tort. L'essentiel, c'est que l'affaire d'Ouvéa est aujourd'hui une leçon de choses évidente, au point de susciter des projets de films, en résonance avec les impasses guerrières et néo-coloniales des néo-conservateurs américains.
Bonne continuation à tous, blogueurs informés et journalistes curieux – le Net m'a rendu œcuménique!
Edwy Plenel

20 ans après on en parle toujours. Je me souviens qu'en 1989, journaliste à CI un anar CNtiste représentant du comité d'entreprise avait comme fer de lance la cause Kanak, sûrement face au miterrandiste J. Rosselin. A cette époque alors un peu fou, M. Rocard me permettait à moi de fustiger la gauche et draguer ainsi quelques thons dans les eaux profondes d'un assassinat à Ouvéa ou la participation active de la France dans le génocide au Rwanda. Sans entrer dans la problématique kouchnerdienne au sujet de l'ex-Yougoslavie. Aujourd'hui avec le recul, la destruction d'une bicyclette et l'achat d'une voiture pour foncer dans un mur, j'imagine 1/ que les journalistes sont des travailleurs qui se plient aux conditions d'une information/marchandise.
2/ que nous sommes le 31 déc 2009 et que l'année qui vient n'est pas encore commencer.
3/ Changer de débat commence parallèlement par la lecture de blog sérieux comme : http://libreghetto.blogspot.com/ qui nous change de l'AFP ou du Canard Enchaîné dont la lecture régulière peu aider à la construction d'une intelligence chez le rédacteur dont le budget devient inexistant comme "les délais en flux tendu" qui l'entraîne à trouver son information/marchandise sur le net.
Le buzz présent : Une bonne année à tous.

Laisser un commentaire

En laissant un commentaire, vous acceptez la politique des commentaires de ce blog.

Archives mensuelles

Notes récentes