C'est beau l'éducation religieuse

Reçu ça ce matin sur un réseau social (du 1.0 mais les plus vieux du monde, ceux qui fonctionnent :p), livré brut de fonderie :

tu sais quoi, franchement faut que je te dis la verite, presentement je suis en

deplacement chez le pere constantin a cotonou au Benin,il est mon pere adoptif

et en meme temps qu'il est gay, cest bien lui qui m'a initie a la vie
gay,âinsi
depuis 4ans deja je vis avec le statut d'homme gay, et je regrette pas vue que

je m'y plais bien , tout ce que je recherche a present cest de pouvoir
m'eloigner
de lui et etre avec un homme mur et plein d'affection qui me donnera le vrai
amour, en plus je suis actif et tres viril, jai un penis de 21cm et peu poilu
et
jaime bien dominer, je sais pas pourquoi tu m'attires chaque fois je regarde
ta
photo, sans doute que tu es le mec ideal pour moi alors jaimerais que dans ton

prochain message que tu me dises un peu sur toi, ton nom et prenom et ce que
tu penses de nous deux, sache que je suis aneanti par ton charme et que tu as
tout pour plaire, je suis pas frequent sur le net cest bien pour cela je te
communique mon numero 00 2 33 2 4 189 44 52 ainsi tu pourras me faire un
bipe des que tu es connecte sur le net ainsi je viendrai causer directement
avec
toi si tu le desires, merci tresor et agreable moment a toi

Pour des raisons bassement financières, et contrairement à mes deux grands frères, mes parents m'ont placé dans l'enseignement public après la maternelle. Avec le recul, j'ai l'impression d'avoir loupé quelque chose.

Un commentaire

Education religieuse : un point de vue inhabituel ...

La croyance religieuse est évidemment un droit légitime, constitutionnel et respectable.
Je précise : a fortiori si elle a été choisie en connaissance de cause, plutôt qu’imposée, comme suite logique et traditionnelle du baptême …
Mais il y a un problème : des psychologues religieux ont confirmé, sans doute à leur grand dam, que sans une éducation religieuse, forcément affective, basée sur la confiance et l’exemple des parents, la foi n’apparaît pas spontanément … ! C’était prévisible …

L’éducation religieuse, sincère et « de bonne foi », est, elle aussi, légitime, mais elle est :
- dogmatique, puisqu’elle impose la soumission à un dieu et à un texte « sacré », tous différents dans chaque religion, ainsi qu’une « vérité » absolue, à l’origine de l’intolérance, de guerres, …, alors qu’elle n’est que personnelle, partielle et provisoire,
- exclusive, puisqu’elle occulte l’alternative de la laïcité philosophique, de l’humanisme laïque, de la morale laïque, de la spiritualité laïque, …, et qu’elle ne favorise donc pas l’autonomie, l’esprit critique, le libre examen , la liberté de pensée, les options laïques, …
- communautariste, puisqu’elle n’incite pas à s’ouvrir à la différence enrichissante de l’autre et à une citoyenneté responsable.

De nos jours, l’approche traditionnelle du phénomène religieux (philosophique, métaphysique, théologique, anthropologique, …) doit être complétée par une approche psycho-neuro-physio-génético-éducative. Il apparaît alors que l’éducation religieuse, renforcée par un milieu croyant unilatéral, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel, ce qui anesthésie, à des degrés divers, le cerveau rationnel et l’esprit critique dès qu’il est question de religion, et perturbe donc le libre choix ultérieur des convictions philosophiques ou religieuses.
L’éducation coranique, exemple extrême, en témoigne hélas à 99,99 % …

Au-delà de l’origine psychologique de la foi (le besoin d’un « Père » protecteur, substitutif et anthropomorphique), l’IRM fonctionnelle tend à expliquer la persistance neurophysiologique de la sensibilité religieuse, par plasticité neuronale et synaptique et donc la fréquente imperméabilité de tant de croyants, notamment créationnistes, aux arguments rationnels et scientifiques. On comprend que des athées, comme Richard DAWKINS, ou des agnostiques, comme Henri LABORIT, en aient conclu que l’éducation religieuse est une malhonnêteté intellectuelle et morale … L’honnêteté intellectuelle exigerait au contraire que l’influence des parents, légitime mais unilatérale, soit compensée par l’école, au cours d’histoire ou de philosophie, par une information minimale, progressive, objective et non prosélyte, à la fois sur les options religieuses ET sur les options laïques, même si cela doit amener certains à conclure à l’existence imaginaire et illusoire de toute divinité ...

Dans cette optique, l’enseignement confessionnel, survivance du Moyen Âge, apparaît comme élitiste, inégalitaire et obsolète. Il devrait donc fusionner avec l’enseignement officiel et devenir pluraliste, mais les religions, déjà en perte de vitesse, y perdraient de leur influence.
Au contraire, en réaction à la laïcisation croissante de nos sociétés, elles s’emploient, certains media aidant, à reconfessionnaliser les consciences et à recléricaliser l’espace public (cf Jean-Paul II, Benoît XVI, le chanoine-président SARKOZY qui détricote la loi de 1905, … Par électoralisme, les politiciens inféodés aux religions refusent de modifier la Constitution belge, et de repenser les notions de neutralité, de (pseudo) liberté de conscience et de religion, et le « pacte scolaire « de 1958, inadapté à l’actuelle pluralité des cultures et des convictions.
Michel THYS à Waterloo michelthys@base.be http://michel.thys.over-blog.org

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