De la grippette A

Je ne crains plus la grippe A, je suis immunisé. Non par un vaccin mais par la méthode 100% bio naturelle : je l'ai eue ! Verdict :

  • c'est nettement moins pire qu'une grippe "classique"
  • c'est nettement plus contagieux
  • le battage médiatique qui est fait autour est absolument ridicule et hors de proportion, et il provoque et entretient des réactions parfaitement irrationnelles, quand il ne sert pas carrément de cache sexe pour de la manipulation politique

Je vous invite à lire les articles suivants qui éclairent sur les aspects peu reluisants qui entourent ce qu'on peut réellement appeler une grippette :


Ainsi que Les 30 questions-clés que vous vous posez sur la grippe A.

Pour ce qui est du Tamiflu, on me souffle dans l'oreillette que c'est un peu comme le rhume, ça permet de soigner en 7 jours une grippe qui, sinon, durerait une semaine, mais en y ajoutant des effets secondaires rigolos (comme une tendance suicidaire chez les jeunes, par exemple). Et au rayon des statistiques, je me demande si la proportion de syndromes de Guillain-Barré provoqués par le vaccin sera supérieure ou inférieure à la mortalité du virus H1N1. Des questions sans grande importance il est vrai par rapport à la seule qui compte : combien d'argent va-t-on dépenser (ou gagner selon le point de vue) avec cette pandémie médiatique ?

12 commentaires

Merci pour ce point sur la gripounette.

Je suis à la disposition de ceux qui se demanderaient si le syndrome de Guillain-Barré, c'est si grave que ça.

En deux mots : vous, lecteur, n'avez pas envie d'être le demi-point qui s'en serait tiré peinard avec trois jours de fièvre s'il avait eu la bonne idée de ne pas se faire vacciner.

Le syndrome de Guillain Barré (SGB) peut survenir aussi après la grippe ou d'autres maladies virales.
Si on vaccine la moitié de la population française, et si ce vaccin se comporte de ce point de vue comme les autres (à ce jour bien malin qui pourrait le dire), on peut s'attendre à environ 350 SGB.
Si on ne vaccine personne (voeu pieux ?) et que 15% de la population est touchée comme ce fut le cas en Nouvelle-Calédonie, on peut craindre en France une centaine de SGB.
Quid des autres éléments de toxicité du vaccin ? Aucune publication sur MEDLINE.
Pour une grippette, ça équivaut à choisir son niveau personnel de risque de SGB. Même si la prise en charge du SGB s'est grandement améliorée et que l'administration d'immunoglobuline a considérament modifié le pronostic de la maladie, ça reste une affection grave grevée de mortalité et parfois de séquelles neurologiques.

Pour le Tamiflu, j'ai testé pour vous il y a deux ans pour une grosse grippe. Bilan, des plaques de boutons rouges sur tout le corps en plus de la grosse grippe et plus jamais de tamiflu pour moi. :)

Éric, d'où viennent tes chiffres sur l'incidence du syndrome de Guillain Barré dû à la vaccination. Sur Wikipedia ( http://en.wikipedia.org/wiki/1976_swine_flu_outbreak ), ils parlent d'environ 1 cas par million, ce qui donne 30 SGB et non 350 SGB. Les 350 SGB, cela correspond plutôt à la vaccination aux US lors de l'épidémie de grippe de 1976, qui a été associé à un nombre anormalement élevé de cas de SGB, que l'on n'a pas observé depuis.

Exactement, pour 99,9% des personnes, c'est moins pire qu'une grippe classique. Il y a même 30 à 50 % des personnes qui n'ont aucun symptôme.

Le problème, ce sont les 0,02% de personnes jeunes en bonne santé qui se retrouvent en réanimation, sous ventilation artificielle, avec une espérance de survie de l'ordre de 50%... à condition que l'on ne manque pas de matériel...
( http://thechronicleherald.ca/Front/9013059.html )

Jérôme a tout dit. Et à condition de tomber sur un médecin (généraliste, urgentiste, neurologue...) qui pense à identifier le Guillain-Barré comme une cause possible des symptômes observés, ce qui n'est pas gagné étant donné la rareté de l'affection, même dans un grand hôpital parisien... (Je parle en connaissance de cause.)

Si au moins l'Etat avait l'honnêteté de le dire : le seul problème avec la grippe A, il est économique, pas sanitaire. C'est la perte pour une économie fragile de dizaines de milliers de jours travaillés. Si ça ce trouve, ça nous obligerait à reprendre les milliards offerts à nos cafetiers-restaurateurs en échange de leurs bulletins de vote en 2012.

Euh, en fait Jérôme et moi on ne parle pas tout à fait de la même chose.

- Avec un Guillain-Barré tu as des chances non négligeables de te retrouver dans le même système de réanimation / ventilation artificielle / complications respiratoires que pour les cas les plus extrêmes de grippe. D'ailleurs personne n'a dit que les N

- La vaccination au US de 1976 est justement la dernière de masse contre un H1N1, et le nouveau vaccin va utiliser les mêmes adjuvants qu'à l'époque, donc rien ne permet d'écarter que la prévalence du SGB ne montera pas au même pic.

Une question sur la vaccination : est-ce qu’une vaccination massive peut revenir à faire une pression évolutive sur le virus et augmenter les risques de mutation ?

Grosso-modo H1N1 est un virus qui gagne : très contagieux et pas très létal (beaucoup moins que H5N1, à peu près comme la grippe saisonnière précédente), il est probable que si on le laisse tranquille il passe quelques saisons à prendre la place de la grippe saisonnière sans faire de trop gros dégâts(*) et sans avoir rien à gagner en mutant.

Par contre si vaccine un pourcentage très significatif de la population (pas seulement les personnes à risque et les personnels de santé), n’est-ce pas faire une pression sélective et favoriser les mutations ?

(*) je prend mon vélo tous les jours en risquant l’accident, j’assume donc le risque de faire partie des quelques gros dégâts du "gentil" H1N1.

Le vaccin, contrairement à des traitements antiviraux, n'exerce aucune pression de sélection. S'il est efficace, il contribue à diminuer le risque de mutation (réduction du nombre de malades, donc réduction de la réplication virale donc réduction du risque de mutation). Si le virus a déjà muté, ça ne change rien, mais le vaccin peut éventuellement offrir une protection partielle en cas de relative similitude antigénique.

Le virus peut éventuellement se recombiner avec d'autres souches plus virulentes et devenir alors un vrai problème de santé. Comme le disait Manur, le seul vrai problème de cette grippette est économique et son coût social, avec des millions de journées de travail perdues.

La réduction du risque de mutation est précisément le meilleur argument pour la vaccination de masse.

J'ai developpé un Guillain Barré qui sur une appreciation personnel est du à une vaccination contre l'hepatite B (en 1994). A cette epoque il fallait aussi vacciner à tout va contre l'hepatite.
Alors pour le vaccin H1N1, les labos ou les politiques ils peuvent se le garder.

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