Il n'y a pas de cuiller

Demandez à n'importe quel psychologue ce qui arrive lorsque les gens sont désorientés. Leur rythme cardiaque augmente. La température de leur peau augmente. L'adrénaline commence à couler.

Ils se sentent désespérés, et paniqués, comme s'ils venaient de tomber à la mer et sont ballotés par les flots, à deux doigts de la noyade.

Tout ce qu'il vous suffit alors de faire est de leur offrir une certitude, peu importe qu'elle soit à l'évidence fausse, les gens s'y accrocheront.

Chaque religion dans le monde sait ça, des catholiques aux scientologues. C'est le plus vieux truc connu. Vous créez un peu d'incertitude, vous placez les gens devant un risque — vous leur dites qu'ils vont aller en enfer, n'importe — puis vous leur donnez la réponse.

Aussi ridicule que votre idée puisse être — comme par exemple celle du guide galactique Xenu, ou celle où Dieu se transforme en oiseau et descend sur terre féconder une vierge — les gens vont l'accepter.

Et non seulement ça, mais ils vont en plus vous remercier de leur faire avaler ces salades. Parce que toute certitude, aussi folle soit-elle, est préférable à une incertitude.

Traduit de There is no spoon, Fake Steve Jobs.

Je vous invite à lire son billet en entier, et à le relier à Comment accéder à Internet (un guide de 2025) pour comprendre pourquoi il existe une réelle tendance à la moutonnerie chez « les gens », ou pourquoi il est facile à tout politicien, même le plus médiocre des médiocres (les exemples contemporains ne manquent pas), de faire avaler que moins de libertés pour plus de sécurité c'est toujours pour leur bien.

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