20 août 2008
Ecologique le vote électronique ?
Parmi les faux bons arguments développés par les tenants du vote électronique, on se rappellera que les ordinateurs de vote vont nous sauver du réchauffement climatique. C’est une promesse qui de toute évidence valait aussi bien que les autres, comme les états américains sont en train de s’en rendre compte, à leurs frais.
Une dépêche AP nous apprend en effet qu’après avoir alloué trois milliard de dollars à l’échelle fédérale pour remplacer les machines mécaniques par des ordinateurs de vote, les états se retrouvent avec des dizaines de milliers de “nouvelles” machines dont ils cherchent déjà à se débarrasser car elles sont sources de nombreux problèmes : « votes qui disparaissent, pannes, défauts, et preuves de plus en plus évidentes qu’elles peuvent être piratées ».
Entre machines neuves non déballées car désormais indésirables et machines obsolètes en vente sur eBay ou rachetées pour 1$ par des recycleurs (alors qu’elles ont coûté jusqu’à 5000$ pièce), ce sont des dizaines de millions de dollars gaspillés (16M$ pour le seul comté de San Bernardino) et des dizaines de milliers de machines à recycler (30 000 rien qu’en Floride) auxquels doivent maintenant faire face les états. Sans compter ceux qui, en procès contre le fabricant, doivent en attendre le résultat avant de décider quoi faire avec leur parc de machines.
Publié le 20 août 2008 dans Vote électroniqueIl faut vraiment qu'ils soient en panne d'arguments pour en arriver là. Il existe tellement de moyens simples d'économiser le papier sans recourir à des équipements électroniques polluant en eux-mêmes: utiliser un seul bulletins avec tous les candidats, et des cases à cocher ou recycler le papier des bulletins.
Posté par Beurk le 25 août 2008 à 18h19 - #
Ils en sont là, et bien pire, puisqu'ils sont rigoureusement incapables de donner de vraies raisons, de démontrer un vrai besoin pour équiper le pays en vote électronique.
Ceci dit, les bulletins de vote et les enveloppes sont déjà imprimés sur papier recyclé (et récupérés à la fin). Ce qui coûte le plus cher en papier, et qui restera malgré les machines, c'est la propagande des candidats, qui restent libres d'imprimer sur papier glacé s'ils en ont les moyens (et de placarder des affiches partout).
Les machines ont une empreinte écologique et un coût déplorables (matériaux polluants et difficiles/impossibles à recycler, plastiques, métaux, batteries, consommation d'électricité, problèmes de stockage sécurisé pendant des années pour un ou deux scrutins par an, obsolescence rapide, maintenance, pannes, etc.) comparés au papier.
Posté par François Nonnenmacher
le 25 août 2008 à 18h36 - #
Et hop le documentaire ! Stealing America vote by vote
Posté par karl le 26 août 2008 à 00h19 - #
Outre l'impact écologique des machines, il y a également un surcoût financier important. Les villes utilisatrices ont annoncé en fanfare une rentabilité rapide, mais aucune n'a publié de chiffres. Pour Issy, j'ai collecté des données éparses venant en majorité de la municipalité à force d'insister. J'en ai déduit un surcoût de 150 KE pour 2007 (40 000 électeurs inscrits). La mairie n'a pu me démentir chiffres à l'appui. Si l'aspect démocratique ne convainc pas tout le monde, les "pépètes" de nos impôts gaspillés devraient ouvrir quelques yeux. J'espère ceux de la Cour des Comptes si elle fait son boulot.
Posté par Isséen le 26 août 2008 à 19h03 - #

