L'inspection du travail se comporte en employeur abusif
L'inspection du travail menace un de ses inspecteurs de sanction dans le but de le voir fermer son blog, et y arrive : le blog de Bereno est fermé. Maître Eolas fait des vagues, et il a parfaitement raison :
J'ai beau essayer, je ne comprends pas la réaction du ministère du travail, et je ne décolère pas. Bereno n'avait commis aucune faute, franchi aucune ligne jaune, son blogue était reconnu et apprécié, et bénéficiait à son corps et à son ministère. Alors pourquoi ordonner d'y mettre fin, sous peine de sanctions disciplinaires ? La méthode est en plus répugnante, car Bereno n'ayant pas commis de faute, sauf à ce qu'on me signale dans quel texte qui m'aurait échappé, il est douteux que la commission de discipline ait prononcé la moindre sanction. Quoique, quand on repense à une certaine affaire... En tout cas, le juge administratif, lui, aurait immanquablement annulé toute sanction prise sur le fondement de la seule tenue d'un blogue. Mais dans deux ou trois ans. La personne qui a décidé de recourir à cette menace ne pouvait ignorer qu'elle n'était pas fondée, sauf à usurper ses fonctions, mais que Bereno n'ayant pas ouvert ce blogue pour s'attirer des ennuis, il allait obtempérer.
C'est ironique, quand même, quand l'Inspection du Travail se comporte exactement comme les employeurs abusifs qu'elle est chargée de sanctionner.
Voilà encore un bel exemple d'atteinte à la liberté d'expression, simplement due à la crispation imbécile de petits tyranneaux dont l'autorité ne peut souffrir d'être bafouée par des choses aussi futiles que la liberté d'expression de leurs subordonnés. Les frontières sont de moins en moins floues, et ce genre d'affaire contribue à mettre en évidence qu'elles ne sont pas toujours posées au bon endroit.