Le scandale du vote électronique arrive en France

N.B. Ce billet a été écrit le 17 mars 2004 et constitue le premier article d'un dossier de veille sur le vote électronique que je vous invite à consulter, ainsi que d'autres ressources que vous trouverez dans la colonne de droite, si vous voulez approfondir le sujet.

Je découvre avec une déception certaine que la France s’apprête, comme souvent, à commettre les mêmes erreurs que chez nos voisins d’outre-Atlantique avec l’adoption de la machine à voter. Lors des élections régionales et cantonales des 21 et 28 mars prochains, la ville de Brest sera ainsi la première ville de France autorisée à utiliser ce système pour des scrutins officiels. Mode d’emploi.

Les laudateurs ne manquent pourtant pas pour chanter les louanges de ce progrès technologique, dont l’intérêt essentiel pour les communes est la réduction significative du nombre de bureaux de vote et donc de l’aide dont elles ont besoin pour les opérations de vote et de décompte. Je vous laisse lire le communiqué de presse, on retrouve exactement le même partout.

Pourquoi, alors, s’inquiéter ?

Un petit rappel de ce qui semble bien parti pour être baptisé le scandale du vote électronique chez nos amis américains :

  • Les machines à voter ne fournissent aucune trace papier d’un vote. Il est strictement impossible, pour un citoyen, d’avoir l’assurance que son vote a été enregistré exactement tel qu’il pense l’avoir exprimé. Il est absolument impossible de vérifier l’ensemble d’un scrutin en cas de problème. Notez que ceci n’est pas un choix des fabricants, mais une omission patente des spécifications rédigées par les états qui s’en mordent bien les doigts aujourd’hui.
  • Les machines à voter sont, dans l’immense majorité des cas, des boites noires. Au contraire du système électoral français traditionnel, qui est non seulement transparent mais placé sous la surveillance de simples citoyens comme vous et moi, il est impossible à un citoyen de connaître le fonctionnement “intime” de ces machines. Certains pensent que c’est une garantie contre les fraudes, je fais partie de ceux qui pensent que c’est au contraire du pain bénit pour les fraudeurs. La machine à voter est le parfait exemple de technologie qui devrait se conformer aux principes de l’open source, avec une totale transparence du code et de l’architecture technique. Un des très rares exemples est la société australienne Software Improvements et son logiciel eVACS qui tourne sur du matériel standard et a été audité de fond en comble. Cet exemple a inspiré un étudiant Californien, Scott Ritchie, qui a créé le projet Open Vote Foundation avec pour ambition d’établir des standards ouverts et sûrs pour les machines de vote électronique.
  • De nombreux incidents ont déjà été signalés. Mon préféré est un vote dans l’Indiana, où les machines ont comptabilisé 144000 votes pour 19000 inscrits. La société américaine Diebold, principal fournisseur des machines à voter aux U.S. (et soutien financier de la dernière campagne électorale de G. W. Bush, la collusion ne choque pas au pays où tout s’achète et tout se vend), n’en finit pas d’accumuler les scandales à force de soupçons de fraude potentielle ou d’incapacité patente à assurer la sécurité de ses systèmes. Ce qui amène naturellement à la question de la sécurité des machines elles-mêmes, et d’aucuns de parler de la débâcle du vote électronique. Même le Pentagone considère que les risques sont trop grands. Le dossier de Wired sur le vote électronique compte déjà 49 articles qui font froid dans le dos mais que tout citoyen un tant soit peu concerné par l’intégrité du scrutin se doit de lire.

Quid, dans ces conditions, du système mis en place à Brest ? Il m’a fallu creuser un peu pour trouver le nom du fabricant de la machine : Nedap, fabricant Néerlandais du système Powervote et beaucoup moins longtemps pour trouver ce que certains en pensent :

  • Un rapport de la société Zerflow (que je n’ai pas trouvé en ligne mais référencé ici) souligne des failles de sécurité importantes de ce système ou des “fonctionnalités” inquiétantes comme la capacité d’effacer le contenu des enregistreurs de votes, ou encore le fait que seuls les programmeurs de Nedap ont accès au code du logiciel. Une remarque de bon sens que tout utilisateur de logiciels comprendra : le code de cette machine étant très complexe (200000 lignes, paraît-il), il est vraisemblable qu’il ne soit pas exempt de bogues, et il est bien plus probable que les résultats puissent être faussés par un bogue que par un fraudeur.
  • Le département informatique de l’Université Nationale d’Irlande, dans son étude sur l’implémentation de Nedap/Powervote en Irelande souligne l’incompétence du gouvernement dans cette affaire et conclu que le système n’est pas satisfaisant et menace l’intégrité de la démocracie. Rien que ça.
  • Le député du parti vert Irlandais Sargent explique en termes sensés son opposition à Nedap/Powervote : “Democracy ain’t cheap. It’s true we have a fiscal crisis and it’s going to cost money, but what is the cost of blowing an election?” (La démocratie n’est pas donnée. Il est vrai que nous avons une crise financière et que cela va coûter de l’argent, mais combien coûte de ruiner une élection ?)
  • Les citoyens irlandais veulent un système digne de confiance et le Labour Irlandais dit stop au e-voting.

Il est clair que ceux qui ont créé le cahier des charges français et sélectionné le système correspondant sont tombés dans le panneau et foncent tête baissée dans le même scénario catastrophe que celui qui se déroule pourtant sous nos yeux depuis un certain temps. Je me désole à chaque fois que je constate que ce syndrome si américain de la fuite en avant technologique gagne du terrain chez les politiques français.

Encore une occasion de montrer que, autant la technologie est une chose trop importante pour qu’on la laisse aux techniciens (et j’en suis un), la politique est une chose trop importante pour qu’on la laisse aux politiciens.

Je suis un passionné de technologie, qui en vit professionnellement, mais tant qu’on ne m’aura pas prouvé que le nouveau système offre une meilleure garantie d’intégrité des votes que le système actuel, je veux qu’on me laisse placer dans l’urne un bulletin de vote papier que j’aurais moi-même glissé dans une enveloppe, et qui sera dépouillé à haute voix sous une dizaine de paires d’yeux de simples citoyens comme moi. Ca fait plus de deux siècles que le vote manuel existe en France, et ça fonctionne très bien. Le vote électronique n’a que quelques années, et est déjà en passe d’être l’un des plus gros scandales en matière électorale.

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Droit de vote depuis deniscope.net sur 18 novembre 2004 9h33

Avec le beaujolais, la question de le moi(s) est aussi nouvelle. Et je profite de cette nouvelle question pour vous sensibiliser sur le problème qui bientôt arrivera dans nos isoloirs: le vote électronique. Loin d'être une amélioration technique, le... Lire la suite

C'est fait, HP a un nouveau PDG : Mark Hurd. Bien qu'il soit nettement moins connus que Carly, qu'ils viennent d'une société 16 fois plus petite en terme de CA, il a été choisi et bien accueillit par la bourse (avec encore un +10% sachant qu'à l'a... Lire la suite

96 commentaires

Les effets de la course à l'info. Qu'on puisse enfin avoir les résultats définitifs à 20h01. Une démocratie-spectacle. Pfff...

Je suis parfaitement d'accord avec toi.
Moi même étant informaticien, je ne voterais jamais par un moyen électronique.

La boite transparente posée en plein milieux de la pièce et visualisable par tous est un meilleur gage de sécurité que la boite noire dont on ne connait pas le fonctionnement.

(l'ignorance n'est pas gage de sécurité)

Moi non plus, je ne veux pas utiliser ce genre de machine. Mais je pense que je n'ai pas le choix :(
J'ai recu le mode d'emploi il y a quelque jours dans ma boite au lettre...

> Moi non plus, je ne veux pas utiliser ce genre de machine. Mais je pense que je n'ai pas le choix :(

C'est aussi une des raisons pour lesquelles je considère cette affaire comme un vrai scandale. En tant que citoyen, je refuse catégoriquement que mon vote passe par une boite noire dans laquelle j'ai de très bonnes raisons de n'avoir aucune confiance.

Attendez un moment. Il faudra bien passer par un vote à distance de toute façon. A part le vote obligatoire, c'est le seul moyen de réduire l'abstention. Imaginez un instant pouvoir voter par votre téléphone ou votre PC via Internet ? Vous pouvez le faire de n'importe où, sans vous déplacer. Vous n'avez pas confiance dans la boîte noire comme vous dites ? Vous utiliser votre Carte Bleue pour régler vos achats, êtes-vous vraiment sûr que ce soit si sécurisé que ça ? Non, pas du tout. Il y a des tas de fraudes aussi. Et pourtant vous ne pourriez pas vivre sans.
Personnellement, je trouve que mettre son petit papier dans la boîte, faire la queue pour ça, c'est vraiment ringard.

En réponse à Fred :
Il ne faut pas mélanger le ringardisme et la democratie. Je suis informaticien et j'aide parfois au depouillement lors d'élection et je comprends tout à fait les problèmes soulevés par cet article. Il ne faut pas résumer ça à une attente dans la queue et un bulletin en papier, c'est bien plus que ça.

A la lecture des autres commentaires, j'ai l'impression que les Brestois n'auront pas le choix, est ce vrai ? Ne pourront ils pas voter avec les bulletins papiers ?

Et je rajouterai que l'abstention est une forme d'opinion comme une autre. Je prefererais le bulletin blanc/null mais il est vrai que certaines personnes ont parfois de bonnes raisons de s'abstenir et je les comprends.

J'ai eu la mairie et le ministère de l'Intérieur au téléphone : les Brestois n'auront pas le choix. Il faut savoir que le vote blanc est prévu

Il y a quelques siècles personne ne voulait entendre parler des billets de banque parce qu'il fallait avoir confiance (fiduciaire = basé sur la confiance). Aujourd'hui, plus personne n'envisage de payer en monnaie "sonnante et trébuchante" tous ses achats. Pour le vote, ce sera pareil. Certes, il faut prendre des précautions, mais si dans quelques siècles quelqu'un lit ces échanges, il sera pissé de rire. Enfin, c'est juste mon avis...

Fred,

Non le vote à distance et le vote obligatoire ne sont pas les seuls moyen de réduire l'abstention. Encore une fois il ne faut pas croire qu'il n'y a que des solutions techniques à tous les problèmes.

> Imaginez un instant pouvoir voter par votre téléphone ou votre PC via Internet ?

Pas une seule seconde. Je préfère encore la machine à voter. Le vote à distance c'est le meilleur moyen de supprimer le libre arbitre de chaque électeur dans l'isoloir. Qu'est-ce qui empêchera un petit dictateur familial de s'accaparer toutes les voix de son foyer avec ce système ?

> Vous pouvez le faire de n'importe où, sans vous déplacer.

C'est la dictature de la paresse, pas franchement l'idée que je me fais d'un minimum d'implication dans une démocratie. Franchement, c'est compliqué de consacrer une demi-heure de son temps une fois tous les deux ou trois ans ans en moyenne ?

> Vous utiliser votre Carte Bleue pour régler vos achats, êtes-vous vraiment sûr que ce soit si sécurisé que ça ? Non, pas du tout. Il y a des tas de fraudes aussi.

Je ne vois pas le rapport entre la carte bleue (un moyen de paiement privé et individuel) et un processus électoral (citoyen et publique). Dans le premier cas, tu es libre de ne pas choisir ce moyen de paiement ou de souscrire une assurance et le risque n'est que pécuniaire et faible, dans le second cas, je suis désolé que ça ne te paraisse pas évident, je ne vois aucune raison de ne pas exiger le plus haut niveau de sécurisation pour ce fondement de la démocratie.

Quant à la ringuardise, je t'invite à lire mon second billet et notamment la partie où je souhaite voir se développer une plateforme de vote électronique entièrement ouverte et sûre et non le système de boites noires actuel.

Cabric, merci pour ces infos.

Yvon, c'est très facile de rire du passé quand on oublie le contexte qui existait à l'époque.

Encore une fois, mon opposition n'est pas à la modernisation du processus électoral en général ni au principe de la machine à voter en particulier. Mon opposition est que quelques personnes, au ministère de l'intérieur, ont édicté un cahier des charges auquel manquent des choses essentielles (comme une trace papier et l'exigence de transparence et de sécurité du fonctionnement de la machine et du processus avant, pendant et après le vote), et que tout ceci nous est imposé à marche forcée sans la moindre discussion. J'ai eu, je crois, un réflexe normal qui a consisté à chercher des informations et des études sur la machine utilisée à Brest par nos voisins européens, et ce que j'ai trouvé confirme à peu de choses près les problèmes que j'avais déjà observé de longue date aux Etats-Unis. Que ceux qui critiquent cette démarche me montrent des études indépendantes (ça exclue le ministère et ses fournisseurs au moins) qui contredisent celles qui montrent les défauts du processus basé sur la machine Nedap/Powervote.

Quant à ceux qui trouvent que nouvelle technologie = progrès et vieilleries centenaires manuelles = passéisme, je veux juste leur dire que je travaille dans un secteur industriel qui les aime beaucoup parce que grâce à eux on peut faire un chiffre d'affaires non négligeable avec à peu près n'importe quoi pourvu que ce soit excitant, à la mode ou, simplement, nouveau (ce qui résume assez bien la notion de progrès chez les esprits crédules).

Ce qui manque le plus au vote électronique (entendez : à distance) c'est l'isoloir. Rien m'empêchera plus le père de famille autoritaire, le gourou d'une secte, le Président d'une association bidon de "faire voter" leur oyes comme bon il leur semblera.

L'absence d'isoloir est-il avéré ?
Toutes les données doivent être cryptées à l'aide d'une clef renouvelable à chaque scrutin avant son envoi au central et l'identification des citoyens doit être rendu impossible par un dispositif d'anonymation des votes. Il faudra donc tjrs un suivi local des votes avec contrôle d'assesseurs.

je travaille dans l'informatique et le vote avec les machines electronique me fait peur !
En effet, dans mon petit village où je participe souvent à l'ouverture de l'urne et au décompte des bulletins, je peux vous certifier que tout ce passe bien. Il n'y a pas besoin d'etre major de centrale pour assister du matin jusqu'au soir au vote, vérifier qu'au début l'urne est vide, que chacun peut bien voter et que le soir, on a bien compté les bulletins... Mais avec le vote electronique, qui me le certifira ? Tous ces hommes politiques, c'est vrai que ce sont des blanches colombes ;)
Il est possible de mettre dans le code (connu de personne) une petite verification... he hop, pas de voix pour untel !
Qui peut me le certifier ? Un holandais qui vend la machine ? N'etant pas lié avec lui, pourquoi je le croirai ? Alors qu'avec le vote papier, si vous n'etes pas sûr, vous venez à la mairie et vous constatez...
De plus, avec le vote par telephone ou par Internet, la confidancialité ?
Oui, on peut crypter, mais si on peut crypter, on peut décrypter...
J'ai toujours voté depuis ma majorité, mais avec le vote électronique, je ne pense plus que j'irais, car ce n'est plus moi qui choisirais mais peut être un gouvernement despotique...

Vous êtes tous navrants et comme beaucoup de français, vous parlez sans savoir....
Vous qui êtes plus intelligents les uns que les autres, venez voir, venez poser toutes les questions et vous verrez que les réponses existes au lieu de présupposer.

Je viens d'achever les élections à Brest avec les membres de l'équipe de développement de NEDAP. Le système est fiable, le code électorale est respecté et l'efficacité au rendez-vous.

A bientôt pour le second tour...

Jai voter avec la machine aujourdhui a brest.

je nai toujours pas compris l'interet de cette machine.

par ailleurs, jai trouvé que les listes affichées en dessous des boutons sont vraiment tres petites, fo une bonne vision !


Encore une fois les rétrogrades, les passeistes, les "adeptes" du minitel de réputation uniquement hexagonale, etc..sont à la fête!
Ils seraient bien inspirés de se "nourrir" de l'expérience brésilienne qui a fait ses preuves au cours des élections diverses et variées. A tel point que les Etats Unis seraient sur le point de copier le système brésilien.
Donc avant de crier haro, faites le tour de ce qui existe et soyez moins arrogants dans vos affirmations tendancieuses.

MS

Marc, les sources que je cite n'ont rien d'hexagonales. Et le Minitel, en son temps, c'était quelque chose :-).

Grégoire, pour avoir déjà dépouillé un scrutin, je ne doute pas une seule seconde de l'efficacité du procédé. Sur la fiabilité apparente, si "l'expérience" de Brest n'est pas un succès, ce serait catastrophique pour Nedap, et ça m'étonnerait franchement qu'il y ait des ratés. Maintenant je ne pense pas avoir la même définition de "fiabilité". Je ne me fie pas à une boite noire dont seul le fabricant connaît le logiciel. Quant au code électoral, soyons sérieux, évidemment il a été adapté pour rendre la machine à voter légale. Qu'il ait été respecté est vraiment la moindre des choses, non ?

En parlant du code, j'ai beaucoup rigolé cet après-midi en lisant l'extrait dans le bureau de vote. Ca commence par (je cite de mémoire) :

Art. 57-2 : La machine à voter...
Art. 60 : Le vote s'effectue avec une enveloppe...

Bien, et on la glisse où l'enveloppe à Brest ? ;-)

C'est étonnant la capacité des gens à réfuter des études avec des arguments à deux balles quand ils sont persuadés que quelque chose est bien. Vous lisez au moins les textes que je vous propose dans mon argumentation ? Vous avez des études indépendantes et positives à opposer à ça ? Ou la supposée modernité d'une boite avec des boutons dessus vous suffit ?

> venez poser toutes les questions et vous verrez que les réponses existes au lieu de présupposer.

J'ai déjà posé les deux questions qui me paraissent essentielles :

- où est la trace papier de mon vote ?
- est-ce que je peux avoir le code source du logiciel et les plans techniques de la machine ?

Réponses ?

j'ai voté à brest avec cette machine hollandaise : CATASTROPHE.

Tout d'abord j'ai du y retourner 3 fois, la première à 11h, la 2ème à 14h et enfin la 3ème à 17h55 soit 5 minutes avant la fermeture du bureau.

Pourquoi 3 fois ?
Je n'ai jamais vu autant de monde se peler dehors sous la flotte pour faire son devoir citoyen : il est où le gain de temps ??

Et encore , à 17h55 je suis resté car je voulais voter, mais j'ai failli faire parti des abstentionistes (tellement j'étais énervé).

On se serait cru dans un hall de gare, un véritable souk !! Bonjour le stress, comment voter serainement dans de telles conditions ? Quant à la discrétion et la confidentialité ...il ne manquait plus que les caméras derrière mon dos.

J'ai 32 ans, je suis informaticien dans la programmation d'applications web, je suis très ouvert au numérique mais là on touche un fondement capital de notre ex-belle démocratie qui "taille en live".

On m'enlèvera pas de la tête que c'est aux lobby des journaux télévisés et des instituts de sondage que ces boîtes noires vont nous être imposées.(on aurait au moins pu trouver une boîte française pour créer ces machines qui vont nous couter la peau des fesses !! )

Au fait, les résultats finaux n'ont pas pu être présentés au public avant 20h, le comble !!

Ah, merci pour cet espace d'expression, à en croire les sources officielles, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

J'oubliais, le responsable du centre de vote a empêché des personnes de rentrer à 18h01 prétextant "la loi c'est la loi". Quelle loi ?? et la souplesse d'action à l'occasion d'un test grandeur nature pour les cobayes de brestois que nous sommes, il connait??

Non mais ....

Non aux machines de vote, vive l'expression libre, vive le web .

Je suis tout à fait d'accord avec Laurent de Brest. Que d'auto-satisfaction de nos élus brestois, aussitôt reprise par la presse locale.

Etions-nous hier dans la même ville en train de voter ? Je ne le crois pas. Comme Laurent, j'ai assisté à un joyeux cafouillage, avec des grands-mères à qui on prêtait la main car elle n'y comprenait rien. Qu'on ne parle surtout pas d'expérience démocratique !!! Confidentialité aléatoire. Longue attente sous la pluie.

Au bout de 3/4 d'heure d'attente, je rêvais de cette fabuleuse machine installée dans le "neuf trois", comme on dit : à mon avis, le bureau de vote, les assesseurs et la fabuleuse machine à voter auraient depuis longtemps valsé par la fenêtre !!!

Simple équation : comment voulez-vous que çà fonctionne correctement où, là où il y avait d'habitude 5 isoloirs, il n'y avait plus qu'une unique machine desservie par deux sourds et un mal-comprenant (pour rester poli).

Comment votez nul ? Pas blanc, nul ? Faut-il cognez sur la machine pour faire "Tilt" (c'est vrai qu'elle ressemble à un vieux jux-box).

Il fallait au moins être énarque pour imaginer un système aussi contre-productif.

Rendez-nous nos vieux bulletins de vote et gardez-vous d'étendre cette pitoyable expérimentation au reste du territoire.

Pascal de Brest

Grégoire :
> Le système est fiable, le code électorale est respecté et l'efficacité au rendez-vous.

Le code électoral on lui fait dire ce qu'on veut, et le cas échéant on le change. Ce n'est pas un vrai critère.
L'efficacité je n'en doute pas. Ne pas avoir à dépouiller ou ne pas laisser des gens "mal voter" par ignorance (oui oui, ceux qui signent ou annotent leur bulletin de vote par exemple) est une avancée.
Par contre pour la fiabilité j'aimerai savoir. Qui a dit que c'était fiable ? le constructeur ? celui qui le vend ?
J'aimerai bien savoir quel est le crédit qu'on donne à un commercial essayant de vendre sa machine.

Mais peu importe en fait, moi ce dont j'ai peur ce n'est pas tant des erreurs, mais des détournements possibles (et oui, je suis parano des fois) et de l'absence de contrôle possible sur le joli résultat qu'on nous sort à la fin.


Franchement, est ce que le temps passé à compter les bulletins de vote vaut le coup de prendre ce risque ? je ne le crois *vraiment* pas.
Je préfère des résultats vérifiables avec 6 à 12 heures de délai (je suis large) que des résultats invérifiables dans les 5 minutes.

Moi j'ai une question de Beotien, mais aussi de quelqu'un qui pratique l'informatique et en connait les travers : La machine garde-t-elle une trace de votre vote, c'est à dire existe-t-il quelque part un lien entre votre nom et le vote que vous avez effectué ?
S'il n'en existe pas, je suis inquiet sur la capacité à controler le résultat final du vote.
S'il en existe un, je suis encore plus inquiet, sur la confidentialité du vote. Qui osera certifier que cette information sera gardée secrète, à l'heure ou tous les fichiers s'échangent et se vendent très cher ?
Et d'ailleurs, meme si on nous dit qu'il n'en existe pas, comment en avons nous la preuve ?

Patrice de Toulouse

Vote électronique : recul démocratique à Brest !

(article publié le 25 férvrier 2003 sur http://www.teagauche.org/teag/democratie/vote_electronique/recul.htm)


Le contrôle des élections par les citoyens est un droit fondamental qui ne doit pas être remis en cause par une automatisation électronique du processus de vote. Les machines à voter électroniques (à ne pas confondre avec le vote par internet interdit en France) seront imposées aux brestois et aux brestoises pour les prochaines échéances électorales de mars prochain, ceci sans débat préalable. Un tel système ne permettra plus aux citoyens de surveiller le scrutin. Quant à un contrôle a posteriori, il deviendra totalement impossible. Ce n'est pas pour rien, lors de l'expérimentation effectuée dans le quartier de Bellevue à l'occasion des élections européennes de 1999, que les électeurs se situant dans la tranche d'âge des 30-50 ans avaient fait clairement part de leurs réticences face à l'utilisation des machines à voter électroniques. Qui pourra désormais garantir à l'électeur que son "vote électronique" ait bien crédité le compte de voix du candidat de son choix? Qui pourra garantir une totale sincérité des scrutins? Malgré le discours faussement rassurant de M. Masson, premier adjoint au maire, rien aujourd'hui ne peut apporter de totales garanties concernant ce type de machines à voter. Les arguments pronés par la mairie de Brest dans sa campagne de propagande concernant l'acquisition des "machines à voter" ne peuvent être appréciés uniquement au regard du caractère "pratique" dû à la simplification des procédures de vote, ni encore en raison la diminution des frais d'organisation des scrutins pour l'Etat (qui reste à démontrer). S'il est vrai que l'organisation d'une élection a un coût, l'expression de la démocratie n'a pas de prix.
A un moment où la classe politique se trouve décribilisée aux yeux de l'opinion publique, une gadgétisation des procédures d'élections associée à une absence de possibilité de contrôle du scrutin par les citoyens ne feront qu'accentuer le clivage entre les élus et les électeurs. Concernant la modification du mode de scrutin pour les élections régionales, les parlementaires socialistes s'étaient déjà associés à l'UMP afin de s'attaquer au pluralisme politique, fondement même de notre démocratie. Aujourd'hui à Brest, après s'être dernièrement illustrée par l'absence de concertation avec la population concernant le choix d'un mode de transport en site propre, avec la mise en place des machines à voter électronique, la municipalité soit disant de gauche s'engage un peu plus sur la voie du recul démocratique.

Grave grave grave.

Si on passe au boite noir, c'est ciao à la democracie en France. Finito. C'est la fin point.

Il faut informez un maxi du monde sinon nos enfants viveron dans l'enfer.

La vote est la derniere possibilité de rétablir les chose quand ca deviendra plus grave que maintenan.

Grave grave grave.

Est franchement, les pros "machines". Ne votez pas si vous etes gavez par le papier ou si vous etes tellment feniant que vous avez rien a foutre de la democracie. Restez chez vous et regardez la télé, boire un coup, restez ingorant, faire un tattoage de "TF1".

Nous voulons que notre vote compte, point barre.

Grave grave grave....

Encore des erreurs signalees avec les machines electroniques Diebold lors des dernieres primaires en Californie: des votes d'absentees pour Gephard ont ete attribue a Kerry.
Explication donnee par Diebold: une surcharge reseau - les votes des absentees sont entres en masse/batch dans le systeme Diebold et cette surcharge aurait provoque l'erreur.
On ne nous prendrait pas poour des cons un peu la ?

Pour les machines à voter NEPAD :

Le votant voit son choix sur un écran !

L'urne transparente en elle même n'est pas une garantie de sécurité. C'est toute la procédure qui entoure le vote qui garantit le bon déroulement des élections ( surveillance de l'épaisseur des tas de bulletins, des poubelles, surveillance des enveloppes, surveillance de l'urne, surveillance des listes électorales et d'émargement ... )
La mise en place d'une machine à voter nécessite de nouvelles procédures de surveillance ( Test de chaque machine avant le vote devant des électeurs, des élus... )

En clair, on remplace une procédure de contrôle par une autre. Demandez à voir une machine à voter et participez aux tests avant chaque élection !!!
Désolé, je ne suis pas nostalgique de ces heures passées à vérifier que le bulletin est nul ou pas, qu'il n'y a pas eu d'erreur dans le décompte des bulletins et des enveloppes, que l'équité des candidats est respectée dans l'utilisation des bulletins etc...

Pour nous la machine à voter, c'est non !

Contribution de BAGA! (Brest à gauche autrement !) adressée au Ministère de l'Intérieur, au Préfet du Finsistère, au maire de Brest suite à l'expérimentation des machines à voter électroniques qui a eu lieu à Brest lors des élections cantonales et régionales de mars 2004.

La machine à voter a fait sa première apparition dans la cité du Ponant les 21 et 28 mars 2004. Première en France, cette expérimentation est semble-t-il amenée à être renouvelée lors des élections européennes le 20 juin prochain dans une trentaine de villes.

Notre mouvement politique BAGA ! (Brest à gauche autrement !), présentant des candidats aux élections cantonales, a découvert l'existence de cette machine par voie de presse quelques temps avant les élections. C'est même seulement la veille du scrutin que le décret du Conseil d'Etat est paru !.

Méfiants comme beaucoup devant une "innovation" qui, à notre connaissance, n'avait été portée par aucune revendication démocratique, nous avons fait le choix de ne pas nous exprimer sur le sujet avant son expérimentation. Sur bon nombre de sujets locaux nous revendiquons d'ailleurs ce droit à l'expérimentation, pourvu bien sûr que la conclusion finale n'appartienne pas exclusivement aux décideurs institutionnels. Notre silence était aussi motivé par le souhait de ne pas alimenter la suspicion avant un vote qui lui n'avait rien d'expérimental.

Aujourd'hui l'expérience est derrière nous et elle est riche d'enseignements d'autant qu'il y a eu deux tours et dans la majorité des bureaux de vote, deux élections.

Nous ne souhaitons pas reprendre l'ensemble des points qui ont déjà fait l'objet de plusieurs témoignages dont certains ont été publiés dans la presse. Nous en joignons d'ailleurs trois d'entre eux.

Certains des difficultés soulevées peuvent sans doute être réglés par des améliorations techniques et organisationnelles comme par exemple :
- La disposition des tables et l'isolement de la machine préserveraient un peu mieux la confidentialité des votes.
- L'augmentation du nombre de machines et de bureaux. Il semble que cette expérience a été le prétexte à une diminution du nombre de bureaux qui n'est pas sans rapport à l'engorgement impressionnant auquel électeurs et assesseurs ont du faire face (jusqu'à trois quart d'heures d'attente !).

D'autres difficultés nous semblent aujourd'hui impossible à résoudre comme par exemple :
- Il n'est plus possible de voter nul comme rayer des noms, mettre deux bulletins dans la même enveloppe, ce qui reste un mode d'expression possible. Seul le vote blanc est proposé sur la machine par un bouton situé à hauteur des boutons de validation et de correction et donc très éloigné de la zone de reproduction des bulletins. De toute évidence le vote blanc aurait dû figurer au niveau des autres bulletins évitant ainsi de le marginaliser.
- Lorsqu'il s'agit d'un scrutin de liste et non uninominal il est impossible de reproduire, de façon lisible l'intégralité des bulletins de vote sur lequel doit figurer la liste complète. A ce sujet une réserve avait d'ailleurs été officiellement effectuée, avant le premier tour, par la liste LCR/LO dont la reproduction du bulletin recto-verso était encore plus illisible que les autres.

Venons en à deux aspects fondamentaux des élections que sont la transparence du déroulement des opérations de vote et la confidentialité du vote de chacun des électeurs.

La machine à voter, soit n'améliore pas la situation, soit génère une régression, ne serait-ce que par le doute que son utilisation inspire.

La machine à voter est une boîte noire qui s'interpose entre l'acte de vote et l'édition des résultats.

L'acte de vote se traduit par une pression sur un bouton (en lieu et place du dépôt d'une enveloppe dans une urne qui, elle, est transparente).

L'édition des résultats se traduit par l'impression, déclenchée par le président du bureau de vote, de " tickets de caisse " sur lesquels figurent les résultats (en lieu et place d'un comptage manuel effectué par paquet de 100 par 4 personnes volontaires dont deux lisent les bulletins et deux en notent le nombre pour chaque liste ou candidat, le tout surveillé par des assesseurs, délégués de liste, présidents et par les spectateurs).

Quand bien même le programme utilisé par la machine, a priori fort simple, serait mis à la disposition du public, ce qui serait un moindre mal, rien ne permettrait à l'électeur de s'assurer, physiquement, que son vote sera bien pris en compte. Précisons d'ailleurs que seul le président est en mesure de dire si oui ou non l'électeur a voté. L'acte de glisser son bulletin dans l'urne, au vu de tous, est public. Il est remplacé par un écran visible du seul président. Cet écran indique si le vote a été effectué ou non laissant le président seul juge de la matérialité du vote. Ainsi, dans un bureau de vote, il a été constaté 13 émargements de plus que ce que la machine a enregistré. Que sont devenus ces 13 votes ? Nul ne le saura. A chaque fois le président aura indiqué, certainement en toute bonne foi, que le vote a eu lieu, sans que personne d'autre ne puisse le contrôler et même si, dans au moins un cas signalé, l'électeur (-trice en l'occurrence) a indiqué ne pas avoir voté. A l'inverse rien n'empêche un président malhonnête d'accepter deux votes effectués par la même personne surtout s'il est de connivence avec l'assesseur qui est à côté de lui.

Il va sans dire que la procédure classique ne mettait pas à l'abri d'erreurs diverses. Toutefois, au final, c'est bien les bulletins de vote qui étaient recomptés. La matérialitait de la preuve existait !

Pour ce qui est de la confidentialité du vote lui même, l'expérience n'est pas franchement concluante. Lors du premier tour il est même manifeste que la disposition des tables permettait aux assesseurs de se faire une idée assez précise du vote. Il suffisait d'observer le positionnement de la main de l'électeur sur le pupitre. La mise en U des tables par rapport à l'urne a un peu amélioré les choses. Toutefois, un véritable isoloir pourrait garantir la confidentialité.

C'est à ce niveau qu'intervient un argument qui se situe aux frontières de la confidentialité, de la psychologie et tout simplement du respect de l'individu. Il relève aussi de la même problématique que celle du banquier face à l'utilisation de la carte bancaire qu'il voudrait universelle, mais qu'il ne peut pas rendre universelle, tout simplement parce qu'une fraction de la population résiste activement comme passivement.

Pour bien comprendre citons un extrait de la lettre d'un assesseur :

" un couple (la soixantaine) vient voter. Le monsieur est plutôt jovial et très affable. Sa femme est par contre renfermée. Madame passe devant Monsieur. Le vote électronique bloque d'entrée à la validation. Il suffisait alors à cette personne de corriger l'opération (bouton correction) puis de recommencer la procédure. Mais nous fûmes dans l'impossibilité de lui faire comprendre ce qu'on attendait vraiment. Elle s'entêta; nous nous enlisions en explications stériles. Le mari finit, comme l'autorise la loi, par l'aider à voter mais cela dura beaucoup trop longtemps pour ne pas marquer au crayon indélébile la dignité de cette femme. La salle de vote était à son comble, l'ambiance n'était pas bon enfant mais sérieuse et nerveuse, l'assemblée silencieuse, si bien que les paroles eurent un écho accentuant encore plus l'humiliation. Chacun ressentit sans doute de l'empathie. Eux crûrent au mépris. "

Ce témoignage est malheureusement éloquent, et, toute évolution technique, si elle s'avère nécessaire, se doit être adaptée à toute la population. C'est une garantie démocratique. Nos décideurs s'appuient sans doute sur leur modalité de vote de " professionnels de la politique " au parlement qu'ils jugent satisfaisante. Ils oublient tout simplement que pour le commun des citoyens il n'y a pas d'automatisme possible d'un scrutin à l'autre. Au lieu de réfléchir au " Pour qui voter " nous sommes tenus de nous concentrer sur le " Comment faire pour voter ".

Il faut dire encore quelques mots sur la nécessité de cette évolution. A quel besoin correspond elle ? Accélérer la connaissance des résultats, supprimer l'impression des bulletins de vote ? Sans doute. Mais en quoi est-ce utile à la démocratie ? Il ne faut pas oublier le dépouillement collectif, certes long, reste un des rares moments de convivialité et de lien social en lien direct avec la démocratie !

Dans " Sillage " du mois d'avril, le magazine de la CUB et de la ville de Brest, le Maire de Brest, cherchant sans doute à faire le lien entre cette machine et la la démocratie termine son éditorial un peu à l'image du professeur Coué : " Je suis certain que nous ferons école et que la machine à voter sera adoptée dans de nombreuses autres villes. Je crois qu'il s'agit d'une étape vers davantage de démocratie. Seul devant la machine à voter, l'électeur exprime plus que jamais son intime conviction. ".

Peut-être, Monsieur le Maire, mais seulement l'intime conviction de ceux et celles qui sont intimes avec une machine que personne ne réclame.

Cette affirmation peut malheureusement se retourner contre elle. En effet la machine fait disparaître l'isoloir, lieu séparé de l'étape finale du vote (dépôt du bulletin dans l'urne). C'est justement cet isoloir qui permet au citoyen de prendre le temps, à l'abri du regard des autres et sans gêner personne, d'exprimer plus que jamais son intime conviction en prenant tout son temps pour choisir.

La machine à voter établit ainsi une confusion entre le temps de l'isoloir qui est celui de l'intimité du choix et le temps du dépôt dans l'urne qui est la manifestation publique du vote

Brest le 17 avril 2004


BAGA! (Brest à gauche autrement !)

Que pensez-vous de ceci?
La Française des Jeux a déployé un réseau de transmission de données ULTRA SÉCURISÉ, avec des terminaux publics partout. Ce dispositif est PROPRIÉTÉ de l'État, il nous appartient.
Utiliser ce réseau ne serait-il pas une garantie meilleure que l'internet à domicile?
Daniel

S'il y a un domaine où il ne faut pas chercher à économiser le papier, c'est bien les élections. Si on veut épargner les arbres, on n'a qu'à interdire la publicité sauvage dans les boîtes à lettres, ou interdire la vente des salons de jardin en bois exotique.

Une amélioration possible du système actuel serait d'avoir une machine à imprimer les bulletins de vote à la demande, au niveau de l'isoloir. Outre la fin du gaspillage de papier, ce système aurait l'avantage de mettre les candidats à égalité car actuellement les petites listes, qui ne sont pas toujours les moins intéressantes, n'ont pas forcément les moyens d'avoir des bulletins de vote dans tous les bureaux de vote (ce sera le cas le 13 juin dans certaines circonscriptions pour la liste Europe-Démocratie-Espéranto que je soutiens).

Bref, je ne vois pas l'intérêt de ces machines à voter opaques, ça me semble un machin technocratique de plus, qui nuit à la vraie démocratie.

Bonsoir à tous,

Voici, à titre d'info, et pour celles et ceux qui veulent en discuter si on en a le temps, un gentil mot que j'ai envoyé à D de Villepin, et qu'il ne recevra certainement pas grâce aux bons "filtreurs" du ministère.

Il concerne les machines à voter et la participation obligatoire au vote.


Monsieur le Ministre,

Je vous écris pour attirer votre attention sur les machines à voter et sur l'abstention.

Ayant été moi-même scrutateur au centre de vote de Londres et président suppléant de bureaux de vote pour la mairie de Toulouse, je connais bien les tracas et autres pertes de temps que peuvent représenter le dépouillement et le décompte des émargements à la clôture des scrutins.
Aujourd'hui, la mairie de Toulouse nous a présenté, à titre informatif, les machines à voter qui seront en place à partir de 2007 dans notre commune. Ces machines permttront, je vous le concède, un gain de temps considérable pour le dépouillement. Mais je ne pense pas qu'il faille s'enthousiasmer de ce gain de temps et de confort.
En effet, outre les problèmes que posent les modèles choisis par notre mairie, je me permets d'attirer votre attention sur les fraudes éventuelles qui peuvent être opérées avec de tels dispositifs. Malgré toutes les dispositions de sécurité qui sont exigées et mises en place pour l'utilisation d'un tel procédé, vous n'êtes pas sans savoir qu'il reste parfaitement possible que de telles machines soient "piratées" lors de la transmission des résultats (les modèles de Toulouse ont cette fonctionnalité). Il est à mon sens aussi possible qu'une personne mal intentionnée puisse fausser les résultat en "trafiquant" les machines avant le début du scrutin en entrant par exemple des fourchettes de pourcentage pour les liste ou candidats en présence de façon à ce que des résultats attendus soient obtenus sans toucher au nombre de votants. Enfin, concernant les modèles de toulouse, il s'agit d'écrans tactiles qui sont rapidement couverts d'empreintes digitales...
A mon sens, ce système peut être la source de tricherie malgré toutes les dispositions que le ministère prendra, et représente donc un danger pour la bonne marche de la démocratie.
C'est pourquoi je vous soumets une solution qui peut permettre de gagner du temps, sans pour autant dématerialiser les bulletins. En effet, en mettant en place un système avec des bulletins à taille unique, qui n'ont pas besoin d'être pliés dans les enveloppes, avec le titre de la liste ou le nom du candidat suivant le type d'élection, et par exemple un code-barre correspondant à la liste ou au candidat, on pourrait parfaitement penser à un système de comptage automatique des bulletins, après les avoir sortis de leur enveloppe et constaté leur validité, comptage assuré par une machine, en public, comme se fait actuellement le dépouillement, avant la transmsission des résultats. Et il faudrait surtout pouvoir garder les bulletins de chaque bureau pour toute contestation éventuelle afin de procéder à un recomptage manuel le cas échéant.
Ce système permet donc un gain de temps au dépouillement, et permet surtout de ne pas dématerialiser les bulletins et permet donc à chacun de constater que le nombre de vote pour une liste ou un candidat est bel est bien celui qui a été fait.

Ensuite, concernant l'abstention, pourquoi ne pas faire comme nos amis Belges ? Le vote est un devoir, et rien d'autre. Il est obligatoire, et celle ou celui qui manque à son devoir doit être sanctionné par une amende progressive (par exemple de 15€ la première fois à 150€ la troisime fois), et pourquoi pas par un retrait du devoir de vote pendant cinq ans au-delà de trois manquement ? Mais si ce manquement est justifié, l'intéressé n'aura naturellement pas à être alors inquiété. En parallèle à ce devoir, il faut simplifier les procédures de procurations, par exemple en faisant remplir un simple formulaire par le mandant qui le remet au mandaté pour qu'il se présente en son nom au bureau de vote. En revoyant aussi le système d'inscription et de refonte des listes pour le rendre plus proche de la réalité, c'est-à-dire en refondant les liste peu de temps avant chaque scrutin.
Je vous dis cela, car beaucoup de monde, et nos femmes et hommes politiques les premiers, s'émeuvent de l'abstention. Je vous concède que la méthode est autoritaire, mais en trouvant les aménagements adéquat, comme par exemple procéder au vote en semaine et sur deux jours, avec obligation pour l'employeur de laisser du temps pour aller faire son dévoir, comme cela se fait pour les conseils des prud'homme, il est parfaitement possible de trouver une solution à ce problème.

J'espère sincèrement que ces remarques vous interpelleront, et qu'elles porteront leurs fruits.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mon profond respect.

Je viens de lire cet article et tous les commentaires. Je suis plutot favorable à un vote à distance (pouvoir voter n'importe où plutot qu'à son seul domicile), la machine à voter, ou le vote électronique ou par internet représente en ce sens un intéret non-négligeable.

Les fraudes que certains de ces systèmes permettent, même si je sais que personnellement je ne frauderai pas ou que je n'obligerai personne à voter comme moi voire voterai à sa place, me font revenir sur mon envie d'aller dans cette voie. Le fait que de tels manquements puissent avoir lieu doit faire que de tels systèmes ne doivent pas voir le jour, malheureusement. C'est une belle idée mais viable uniquement dans un monde parfait ! Une utopie !

L'idée contenue dans la lettre à M. de Villepin me semble excellente, la machine à voter, du fait qu'elle ne dispose pas d'isoloir me semblant une mauvaise idée, là au contraire, la poire est coupée en deux, grace au système des bulletins à code-barre, le comptage des votes est simplifié et le citoyen conserve la démarche qui a été conçue pour sa liberté de choix, à l'isoloir, et pour la transparence du système (symbolisée par la transparence de l'urne). Pourvue donc que cette lettre arrive jusqu'au bureau de celui qui pourra en faire quelque chose.

Si de plus ce système permettait que je dispose d'une carte d'électeur elle aussi à code-barre disant dans quelle commune je vote, cela me permettrai de voter depuis n'importe quel bureau, sujet que je n'ai pas vu évoqué dans ce fil (le fait de donner procuration ne remplace pas le fait de pouvoir voter soit même depuis n'importe où : on ne sait pas ce que la personne va choisir "en votre nom").

CONTRE!!! ARCHI CONTRE!!! ON DOIT POUVOIR SE DEPLACER POUR VOTER LES MACHINES SONT IMPERSONNELLES AU BUREAU DE VOTE ON VOIT LES GENS ON PARLE AVEC EUX ET PETIT CLIN D 'OEIL VOUS DEVRIEZ VOIR VOS EDILES ET CA C' EST QUELQUE CHOSE !!!!

de toute façon, je ne vote plus depuis longtemps, donc ça m'est complétement égal. Qu'il y ai des magouilles ou pas, le candidat élu ne sera jamais à mon goût ;) quant au devoir du citoyen! pour la quoi? la démocratie??? :D

Je suis Suisse habitant en France. Je vote pour les affaires de mon pays pas correspondance! On m'envoie le matériel par la poste, je remplis mon bulletin que je mets dans une enveloppe bleue, je remplis une autre carte avec mon nom et 2-3 autres données et je renvoie le tout dans l'enveloppe originale (oui elle peut être utilisée 2 fois). Mes compatriotes vivants en Suisse n'ont même pas besoin de mettre un timbre. Ce mode de scrutin à permis d'augmenter sensiblement la participation au vote.

Le débat sur le e-voting (par internet donc) à aussi lieu et il soulève bien sûr les mêmes craintes: comment ma grand mère pourra-t-elle savoir si son OUI aura vraiment été comptabilisé comme un OUI? Impossible s'il s'agit d'une boîte noire. Pourra-t-elle toujours voter avec un bulletin en papier? Diverses associations on réussi à mettre la puce à l'oreille de politiciens et aujourd'hui le code source de l'application (qui est par ailleurs la propriété de l'Etat!) peut être consultable à la Chancellerie.

Pour plus d'infos sur ce mode de voter qui est encore loin d'être à maturité il y a le site de l'Etat de Genève:
http://www.geneve.ch/chancellerie/E-Government/e-voting.html
(vous remarquerez qu'il y a aussi des liens depuis ce site vers les opposants au projet comme par exemple le GULL Groupement des usagers de Linux Léman: http://www.linux-gull.ch/evote/ )
Le débat est bien là et c'est tant mieux.


USA votes truqués dans l'ohio? --->


AN ADDENDUM ON MR. BLACKWELL

NOVEMBER 3, 2004. Earlier today, I wrote and posted a long article on Ken Blackwell, the secretary of state of Ohio, the man responsible for overseeing the whole (suspect) voting process there. The passionate supporter of the president.

There is another piece to the puzzle.

If we are to believe the Ohio exit polls, it was the issue of VALUES that energized the Bush Christians to come out of the woodwork in great numbers, from outlying districts, and cast their votes yesterday for the president.

Well, there was a very specific teaser that did the trick, that got these people racing to the polls. The statewide ballot measure banning gay marriage.

And who certifies the necessary signatures (several hundred thousand) on petitions to get all ballot measures officially entered into the voting process? The secretary of state. Ken Blackwell.

Who carried the water by campaigning for the gay-marriage ban in Ohio? Ken Blackwell.

JON RAPPOPORT www.nomorefakenews.com


ENTER, MR. BLACKWELL: WAS HE BUSH'S TRUMP CARD IN OHIO?

NOVEMBER 3, 2004. As all America now knows, Ken Blackwell is the secretary of state of Ohio. He controls every aspect of the voting process, from his office.

It was Blackwell who supposedly told Andy Card that there were not enough provisional ballots on tap to make up the difference between Kerry's count and a possible victory for Kerry. In other words, no need to actually tally those provisional ballots.

We've heard stories that, in Ohio, certain Democrat-heavy precincts didn't have enough voting machines ready to handle what everyone knew would be an avalanche of voters---some of whom ended up waiting nine hours to cast their ballots---some of whom wandered off into the night, too frustrated to stand and stand and stand. It is ultimately Blackwell that presides over the disposition of those machines.

We know that Blackwell told CNN last night that, if a count of provisional ballots was necessary under his watch, he would assure it would be done in a very orderly fashion: 10 DAYS to prepare the ballots and check them out, and then the ACTUAL count would follow. CNN anchors almost fell into a funk when they realized that it could take a month or more to complete the job. Imagine how such a prospect could have backed Kerry into a corner. Rolling the dice on overtaking Bush during this post-election tally, the media of the nation on his neck for an "unconscionable delaying tactic"---"Kerry is ruining America and making it a laughingstock"---the Republican hounds after him every minute of every day---"the Democrats are creating their greatest moment of shame"---I have to wonder why Kerry finally conceded the election. Was it because he really thought there weren't enough provisional ballots to make a difference? Or was it because he knew he would be relentlessly accused of distracting and weakening "a nation at war against terrorism?" And who, besides Ken Blackwell, has the true number of provisional ballots in his pocket?

What we don't know is: who is Ken Blackwell? Does he have a built-in political bias? Did he favor one of the candidates? If so, how fervent is his passion?

Here is an excerpt from an Ohio government website devoted to the work and credentials of Blackwell. You be the judge. And oh yes, Blackwell is a Republican. Actually, he's been the co-chair of the committee to re-elect George Bush in Ohio.

www.sos.state.oh.us/sos/blackwell/

Chief Elections Officer
As Ohio's chief election officer, Secretary of State J. Kenneth Blackwell oversees the elections process and appoints the members of boards of elections in each of Ohio's 88 counties.

He supervises the administration of election laws; approves ballot language; reviews statewide initiative and referendum petitions, chairs the Ohio Ballot Board, which approves ballot language for statewide issues; canvasses votes for all elective state offices and issues; investigates election frauds and irregularities; trains election officials and reimburses counties for poll worker training costs.

The Elections Division compiles and maintains election statistics, political party records and other election-related records. Statewide candidates' campaign finance reports are filed with the office, together with the reports for state political action committees (PACs), state political parties and legislative caucus campaign committees…

Mr. Blackwell is a member of the national advisory boards of Youth for Christ…and was formerly a domestic policy analyst at the Heritage Foundation in Washington, D.C… Mr. Blackwell has held the nation's highest security clearance…He is a contributing commentator for Salem Communications, delivering commentaries on Salem's more than 90 [Christian] radio stations nationwide…In 2004, Mr. Blackwell received the John M. Ashbrook Award given jointly by the American Conservative Union and the Ashbrook Center for Public Affairs. Past recipients of this award include President Ronald Reagan, Ambassador Jean Kirkpatrick and Charlton Heston.

End of excerpt

The Heritage Foundation is a very famous and influential politically-right think tank (and that is only the beginning of its story). Is there anyone in the American Conservative Union who voted for Kerry? Is the Pope Protestant? As for Salem Communications, here is a snip from its website:

Salem Communications Corporation is the leading provider of radio programming, online resources and magazines targeted to the Christian and family themes audience. For over 25 years our core business has been the ownership and operation of radio stations in major U.S. markets. We have also developed a radio network, which offers talk, news and music content options to stations through affiliate partnerships. We own and operate magazine publishing and Internet businesses, both of which share our commitment to our target audience. We continue to look for opportunities to strengthen our leadership position in the distribution and development of Christian and family themes content across multiple media.

End of snip

Now, here is an excerpt from an interview with Ken Blackwell done by PBS host Tavis Smiley (Feb. 5, 2004):

Tavis: …Let me ask you before my time runs out here. As I mention again, you are the Secretary of State, but there's a big rumor that you're gonna run for Governor in Ohio and that, if elected, you would be only the second African-American elected Governor in this country since Reconstruction. The first Republican--Doug Wilder, of course, being a Democrat in the Commonwealth of Virginia. Are you really gonna run? And how serious are you about this?

Blackwell: I'm very serious. I've had the good fortune of being the mayor of my hometown. I've been the Treasurer of this fine state here in Ohio. I've been a U.S. Ambassador and an Undersecretary of the U.S. Department of HUD. I think I'm ready to put on the hat of Governor and to lead this state to growth and prosperity and opportunity…

Tavis: Let me ask you whether or not you think the Buckeyes, the folk in Ohio, are ready for Kenneth Blackwell, a black Republican, as the top executive of the state.

Blackwell: I think so. The fact of the matter is that folks elected me Treasurer of this state. I was the top fiduciary in the state. That's a statewide election, and now I, in fact, oversee all elections in the state, so when people of this state trust me with their votes and trust me with their money, I think they're ready to trust me to be their Governor.

Tavis: How much campaigning are you gonna do for George W. Bush between now and November?

Blackwell: Well, we're gonna do a lot of work in Ohio. Let me just tell you--Ohio is the battleground state. There hasn't been a Republican president elected or reelected without carrying Ohio, and George Bush, when you factor out Ralph Nader, only won Ohio by one percentage point. This is a battleground state. It's gonna go right down to the last day…

End of PBS excerpt.

I’m not making the point that Blackwell is bad because he’s a Republican. I’m illustrating that this is a very ambitious man who’s positioned as a Republican FOR BUSH and for what Bush believes, right down to his shoes. A man who campaigned resolutely for Bush and THEN oversaw the state election which handed Bush a second term. A man who is a player in the Republican party, who knows the score, who can give favors and then ask for favors back, as he pushes his own career upward.

Is this a conflict of interest that could have led Blackwell to improperly set the conditions for a Bush triumph? Is the Pope Catholic?

Here are a few more tidbits on the Ohio election and Mr. Blackwell----

Was The Ohio Election
Honest And Fair?
Institute for Public Accuracy
www.accuracy.org
11-3-4

Interviews and Background

TERESA FEDOR
(via Greg Lestini glestini@maild.sen.state.oh.us)

Ohio State Senator Teresa Fedor said today: "There was trouble with our elections in Ohio at every stage. It's been a battle getting people registered to vote, getting to the ballot on voting day and getting that vote to count. There is a pattern of voter suppression; that's why I called for [Ohio Secretary of State] Blackwell's resignation more than a month ago. Blackwell, while claiming to run an unbiased elections process, was also the co-chair of the Bush-Cheney campaign in Ohio. Additionally, he was the spokesperson for the anti-business, anti-family constitutional amendment 'Issue 1,' and a failed initiative to repeal a crucial sales-tax revenue source for the state. Blackwell learned his moves from the Katherine Harris playbook of Florida 2000, and we won't stand for it."

BILL MOSS
bmoss@hbcuconnect.com

Executive vice president of HBCU Connect, which works to connect historically black colleges and universities, Moss said today: "I stayed in line two and a half hours. I've never seen anything like this in my life. There were fewer voting machines in the highly concentrated black areas, creating the long lines so as to frustrate the voters. But we knew the Republicans -- many of whom became Republicans because they opposed equal rights for blacks -- would try to drive down black turnout. ... [Ohio Secretary of State] Blackwell was confusing things by raising issues like the paper weight of cards."

SUSAN TRUITT
susan.truitt@lexisnexis.com
http://www.caseohio.org

Co-founder of the Citizens Alliance for Secure Elections, Truitt said today: "Seven counties in Ohio have electronic voting machines and none of them have paper trails. That alone raises issues of accuracy and integrity as to how we can verify the count. A recount without a paper trail is meaningless; you just get a regurgitation of the data. Last year, Blackwell tried to get the entire state to buy new machines without a paper trail. The exit polls, virtually the only check we have against tampering with a vote without a paper trail, had shown Kerry with a lead. ... A poll worker told me this morning that there were no tapes of the results posted on some machines; on other machines the posted count was zero, which obviously shouldn't be the case."

DAN WALLACH
dwallach@cs.rice.edu
http://www.cs.rice.edu/~dwallach,
http://www.accuracy.org/press_releases/PR062104.htm

Wallach is an assistant professor of Computer Science at Rice University in Houston specializing in building secure and robust software systems for the Internet. Along with colleagues at Johns Hopkins, Wallach co-authored a groundbreaking study that revealed significant flaws in electronic voting systems. He appeared on an Institute for Public Accuracy news release in June entitled "Electronic Voting -- Danger for Democracy."

BOB FITRAKIS
rfitrakis@cscc.edu

An attorney who monitored the election with the Election Protection Coalition, Fitrakis said today: "There were far fewer machines in the inner-city districts than in the suburbs. I documented at least a dozen people leaving because the lines were so long in African-American areas. Blackwell did a great deal of suppressing before the election -- like attempting to refuse to process voter registration forms. The absentee ballots were misleading in Franklin County. Kerry was the third line down, but you had to punch number four to vote for him. Bush was getting both his votes as well as Kerry's."

HARVEY WASSERMAN
windhw@aol.com
http://www.freepress.org/
departments/display/19/2004/810

Senior editor of FreePress.org, an Ohio-based web site, and co-author with Fitrakis of the recent article "Twelve Ways Bush is Now Stealing the Ohio Vote," Wasserman said today: "There was a huge fight around ensuring that the electronic voting machines had paper trails and there was resistance by the secretary of state, so there is no paper trail. There were some victories to ensure a paper trial -- by 2006. There were limited numbers of voting machines in African-American districts. Some people had to wait up to eight hours, far more than in predominantly white areas."

end of snip

Finally, here is an excerpt from an October 20 piece in the Globe and Mail:

At the centre of the uproar is Ohio Secretary of State Kenneth Blackwell, who has laid down a series of controversial election guidelines -- many of which public outcry or the courts have forced him to shelve.

Mr. Blackwell is a nationally known conservative who is eyeing a run at the governorship. He is also the co-chair of President George W. Bush's re-election campaign in Ohio. Democrats have been calling him the 2004 version of Katherine Harris, the Florida secretary of state they accuse of "stealing" the election for Mr. Bush four years ago...

The key battle in Ohio has been over the procedure for provisional voting when a person has moved and not updated their registration, or when a challenger questions whether the voter is properly registered.

Dan Tokaji, a specialist at Ohio State University in election law, said the issue could be a critical and contentious factor in Ohio, a bellwether state with a large number of votes in the electoral college.

"Provisional voting could be the hanging chad of 2004," Mr. Tokaji said, referring to the faulty Florida ballot that resulted in rejected votes.

In 2000, more than 98,000 provisional ballots were cast in Ohio, where Mr. Bush beat Democrat Al Gore by just 165,000 votes -- a winning margin of less than half a percentage point. The race is considered equally close this time, but with 500,000 new voters registered, the number of provisional ballots could be much higher.

Mr. Blackwell initially insisted that provisional voting could occur only at the proper polling station -- a person who showed up at the wrong one would be given directions instead of a ballot. But last week, a U.S. district court judge ruled that the guideline would violate federal law if it prevents voters from casting provisional ballots if they are in the right county.

Monday, Mr. Blackwell issued new guidelines that Democratic lawyers say fail to reflect the court ruling. Poll workers are now supposed to attempt to turn away provisional voters if they are at the wrong precinct, and give them a telephone number to locate the correct one. If the voters insist, the workers are to accept the ballot, while warning that it will not be counted...

end of Globe and Mail excerpt

You might read that last paragraph again. It describes something far worse than up-in-the-air provisional voting---it lays out a process by which who knows how many voters were essentially denied the right to cast even a provisional ballot, but were instead turned away...never to appear on any tally-number of "votes that might need to be counted after the election."

Final final: a quite reliable source tells me Ken Blackwell is a loyal Party soldier and follows orders, AND YET, relatively speaking, is one of the good guys. If so, think about the really slimy ones.

JON RAPPOPORT www.nomorefakenews.com

Extrait d'un article de Corine Lesnes correspondante pour Le Monde (09/11/04)

"Dans leur lettre au General Accounting Office (GAO), l'organe d'évaluation parlementaire, les trois membres de la Chambre des représentants, John Conyers, Jerrold Nadler et Robert Wexler, citent plusieurs cas "troublants". A Columbus, dans l'Ohio, une machine électronique a donné 3 893 voix à M. Bush, alors qu'il n'y avait que 800 votants. Dans plusieurs bureaux de Floride ou de l'Ohio, des électeurs qui voulaient voter pour John Kerry ont vu systématiquement le vote se porter sur son adversaire. Dans le comté de Broward, une machine s'est mise à retrancher les votes plutôt que les additionner. "

A quand ce genre de cas "troublants" en France?Pour bientôt visiblement...

Moi je voudrais juste savoir si tous les gens qui sont contre ce nouveau système pour les élections sont volontaires pour les opérations de vote en journée ou le soir pour le dépouillement ? Travaillant en Mairie, je suis chargée d'organiser les élections et trouver tout un tas de personnes pour simplement 2 bureaux de vote. Je peux vous dire que pendant 3 semaines, je passe mes journées au téléphone à convaincre les gens de venir tenir une permanence ou participer au dépouillement. Les machines à voter serait un réel gain de temps pour le dépouillement et on fait bien confiance à nombreux logiciels pour des tas d'autres choses (rien que pour la tenue des listes électorales).
Alors avant de râler, proposez vous spontanément dans votre mairie avant les élections et si les volontaires sont assez nombreux, les machines ne seront qu'un mauvais souvenir !!

Aurore, j'ai déjà été volontaire pour dépouiller trois ou quatre scrutins locaux et nationaux.

bonjour je voudrais savoir comment se deroule enfin comment on fait pour voter aux etats-unis le vote electronique

> je voudrais savoir comment se deroule ... aux etats-unis le vote electronique

C'est difficile à dire, sachant qu'il y a plus de codes électoraux aux U.S. que d'états (certains états ont en effet plusieurs codes par comtés). Et comme chaque état, voire comté, est libre de choisir le système qui lui convient (donc les machines si elles sont choisies).

Bonjour,

Attention : le vote électronique, ce n'est pas uniquement ce qui se passe dans l'isoloir ! On peut être très attaché au geste du citoyen qui met son enveloppe dans l'urne et à l'ambiance des bureaux de votes - je le suis. Mais le système de vote, c'est beaucoup de choses en amont et en aval de ce geste ! C'est aussi la façon dont des résultats dépouillés même manuellement, "à l'ancienne", sont transmis à la préfecture, agrégés, transmis au ministère de l'intérieur... C'est aussi la gestion des listes électorales, les radiations, inscriptions, changements d'adresse ; et l'envoi à domicile aux électeurs des tracts des candidats et de leurs cartes électorales... l'anticipation du nombre de bulletins de chaque candidat à proposer dans chaque bureau de vote etc. Il ne faut pas croire que toutes ces opérations sont effectuées au boulier, écrites à la plume d'oie et transmises par pigeon voyageur ou courrier à cheval ! Il y a déjà beaucoup d'éléctronique et de logiciel là-dedans, et sûrement pas qu'un peu de Microsoft...

Je préfère largement savoir que des standards internationaux basés sur des formats ouverts existent, et sont élaborés et recommandés en Europe.

Je préfère qu'on s'intéresse vraiment au problème en mettant en place des systèmes transparents et fiables qui fonctionnent en complément de ce qui existe déjà. Ce genre de mise en place à l'échelle d'un pays ne se fait pas sans expérimentations... je suis désolé que celle de Brest se soit apparemment mal passée.

Je connais un peu les travaux qui se font pour, justement, que les systèmes de vote électronique introduits à l'avenir n'aient pas les défauts constatés lors de la présidentielle américaine de 2004.

En Europe, les systèmes doivent permettre un second dépouillement (édition de récépissé ou autre), assurer le secret et la liberté du vote, être des solutions ouvertes (pas de boites noires !)... Ils doivent aussi pouvoir fonctionner en complément d'autres méthodes de vote, et le cas échéant relayer le vote manuel qui reste le cas général. Voir http://www.coe.int/T/F/Projets_integres/Democratie/02_Activit%E9s/02_Vote_%E9lectronique/02_Recommandation/Rec(2004)11_rec_adopted.asp#TopOfPage

Dans un pays comme le nôtre où le vote par correspondance ou par procuration est difficile, ça peut effectivement permettre de lutter contre l'abstention (quelle proportion d'étudiants rentrent chez leurs parents, où ils sont inscrits, pour voter aux Européennes en pleine période d'examens ?).

Philippe

Gast ! Pas d'isoloirs , pas de démocratie.

C'est si secret de voter selon son choix personnel grâce à l'isoloir , que certains placent ou ont placé illégalement des crucifix dans les isoloirs , pour faire obtacle à la Liberté . Dans leur esprit dieu est en effet censé voir si nous votons bien ou mal dans l'isoloir . Et d'évidence , s'il existe , dieu seul peut sans se faire repérer , s'autoriser à jeter un oeil dans l'isoloir s'il est totalitaire ou s'en abstenir s'il est démocrate.

Avec la machine à voter , fini ! Un simple mortel peut zyeuter à l'aide ( éventuellement ) d'une caméra et /ou d'une paire de jumelles .

Autrement , à propos de vote des gens chez eux , rappelons nous combien Ianoukovich est attaché à ce confort électoral casanier en Ukraine . Cà dispense de se rendre au bureau de vote . Mais si vous résidez dans un lieu collectif ,l'impression d'être observé par big brother , en votant , pourrait bien être fondée . Et dans le cas ou cette impression n'est qu'une impression , elle suffit néanmoins à nuire à l'exercice d'un vote vraiment libre .

On ne peut plus voter à Brest . La machine à la casse ! Exigeons des isoloirs , et plus.Si une personne a voté pour Tartempion , il faut une garantie de l'enregistrement de son vote au bénéfice de Tartempion . Il faut également une garantie du secret complet du choix effectué par la personne . Les bureaux de vote usuels permettent de satisfaire à ces exigeances du vote démocratique . Jusqu'à preuve du contraire , rien ne permet actuellement de les remplacer sans nuire à la démocratie.

Alu !

Avec cette machine çà devient plus anti-démocratique que dans mon temps.

Mais je lis "en France". A Brest ? C'est bizarre .Moi ,dans mon temps j'avais un contrat avec un employeur parisien mais je n'étais pas français .

Si la machine est programmée à Londres elle sera sûrement capable de remplacer les votes UDB par des votes blancs.Dans mon temps Brest était un peu comme Bagdad, elle était sous occupation anglaise.

Non à la foutue machine !

Bertrand

Bonjour,

Notre ville, st laurent du var, s'est équipée de machines à voter électroniques, et elles seront utilisées pour le référendum sur la constitution européenne.

Un point ne me parait pas clair :
lorsque l'on a voté (donc touche valider), est-ce que la machine se bloque automatiquement, en attendant le prochain vote, ou bien est-ce au président de la bloquer ?

Merci d'avance.

la confiance totale dans les nouvelles technologie? Inconscience immature!
Il faudrai proposer a ces dirigents de se faire opérer a coeur ouvert a distance via windows. non?
*écran bleu*. c'est ce qu'ils essayent de nous imposer ... je le fait s'ils le font promis craché!

Bonjour,

Je reviens du bureau et j'ai noté deux sources de biais qui mériteraient d'être commentées et quantifiés d'un point de vue scientifique.

- Le OUI était offert en premier dans le sens de la lecture.

- Le président du bureau annonçait OUI à l'appel du nom de chaque votant.
Le mot était audible dans toute la file d'attente, on était donc martelé continuement depuis l'entrée dans le bureau
(et comme il y avait la queue, ça fait plusieurs m'a minutes).

- Le stimulus 'OUI' (parfois suivi de 'Allez-y') constituait clairement le dernier message perçu avant le vote.
Cet effet m'a semblé d'autant plus sensible que
l'introduction d'une machine à voter réduit considérablement le délai entre le stimulus et l'action
le changement technique crée une incertitude supplémentaire (même moi qui passe mes journées au clavier, j'ai été surpris en découvrant l'écran)
on vote sous pression: pas d'isoloir c'est un espace ouvert, il y a une seule machine et 15 personnes qui attendent

Qu'en pensent nos amis chercheurs en psychologie expérimentale ?

L'article 62 du code électoral est un peu court sur les machines à voter. Il dit juste:
> Dans les bureaux de vote dotés d'une machine à voter, l'électeur fait
> constater son identité ou fait la preuve de son droit de voter dans les conditions
> prévues à l'alinéa 1 et fait enregistrer son suffrage par la machine à voter.

On devrait au moins avoir
- La trace papier infalsifiable et vérifiable par l'électeur
- Le matériel et surtout le code du logiciel de vote ouvert et libre
- Au moins deux machines par bureau
- Isoloir
- Existence d'un site web pour s'accoutumer à l'interface graphique

je suis du Sénégal et je suis electronicien informaticien et avec 2 amis nous venons de mettre au point je le pense la solution au vote electronique : c un systeme informatique relativement simple dans son utilisation et complexe dans son concepte et qui tient compte de toute l'ethique qui fonde le vote démocratique .Qui veut en savoir plus m envoi un couriel chioa
ps nous sommes sur le point d'en parler de façon officiel c pas une blague !!!!

Aprés toutes ces lignes,je n'ai rien a ajouter...si ce n'est que je suis
totalement d'accord avec vous,le vote élèctro,et puis quoi ensuite...
Marre.j'aime l'élèctronique,mais une fois que j'aurai voté disons NON,j'suis un peu comme çà ,en ce moment ce serait 2x non,qui me prouve qu'en chemin,tranquillou,mon vote chemine,camine en étant de-çi de là cahin caha totalement invèrsé,déshabillé,violé avec a l'arrivé un OUI des familles,,pauvre baudet,non!!!qui peut nous l'assurer a 300%, nessuno,gardons notre système "a l'ancienne",qui lui a au moins fait ses preuves,certains rêvent d'un tel système qui se méttrait a bidouiller comme en 2000 dans le comté de "Dade" Floride,c'est pas là qu'il existe un idiot congénital ayant réussi a se faire élire
taratata...Governor of Florida miam çà doit rapporter celà,ceçi sont mes propos,ils n'engagent que ma seul personne,voilà ;))

Je voudrais réagir au commentaire de Fred (le 19 mars 2004 à 10h27) qui afirmait que c'est pareil qu'utilser une carte de payement en prétendant que les risques seraient les même.
Voilà une afirmantion trompeuse !
Lorsque j'utilise une carte de payement, " l'opération " est retrouvable et l'on peut confronter le résultat avec ce que je voulais.
Comment faire avec un vote ? Comment retrouver mon vote pour vérifier qu'il a bien été conforme à ce que je voulais ?

C'est toute la différence avec toutes les autres opérations qui ne sont pas secrètes ni anonymes !

Je travail à ce sujet depuis 10 ans et j'ai obtenu quelques victoires juridiques et législatives...

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter.

Nabil

Non, ce n'est pas Brest qui commencera l'année prochane, car on a déjà voté hélas avec des machines à Bastia (Haute-Corse) il y a quelques années.

Réaction à la lettre pour Villepin:

Non à l'obligation de voter; et puis quoi encore?
Je n'ai jamais mis les pieds dans un bureau de vote, je ne suis même pas inscrit, je n'ai pas la moindre idée de ce à quoi sert un sénateur et je m'en branle. Personne ne m'a demandé à naître en france, je me fous de son gouvernement,je veux juste arriver à l'age de la retraite avec le maximum de flouze dans les poches pour vivre tranquille dans un pays peinard jusqu'à la fin. Le reste, merde!!!!

Bonjour,

effectivement la sécurité pour le vote electronique (et pour le démontrer aussi) sont au coeur du problème... surtout dans un domaine tel que la politique qui manque cruellement de transparence et de droiture..

Signalons également que le vote papier peut aussi etre corrompu.. à l echelle d un commune on peut verifier le nombre de bulletins mais les infos qui remontent peut etre courcircuitées facilement...

Aux Etats unis lors de la derniere présidentielle, souvenez vous, les gens ont même du revoter... et ca a durer un certains nombres de jours...
Tout est possible

Pour finir, je pense que meme on continue de voter avec un bulletin papier en mairie,
Internet peut developper la démocratie pour la rendre plus participative et plus impliquante (surtout auand le taux d abstention continue de croitre)

Bonne journée

Bonjour,

effectivement la sécurité pour le vote electronique (et pour le démontrer aussi) sont au coeur du problème... surtout dans un domaine tel que la politique qui manque cruellement de transparence et de droiture..

Signalons également que le vote papier peut aussi etre corrompu.. à l echelle d un commune on peut verifier le nombre de bulletins mais les infos qui remontent peut etre courcircuitées facilement...

Aux Etats unis lors de la derniere présidentielle, souvenez vous, les gens ont même du revoter... et ca a durer un certains nombres de jours...
Tout est possible

Bonne journée

Et pour aller plus loin que pensez vous de :
meme on continue de voter avec un bulletin papier en mairie,
Internet peut developper la démocratie pour la rendre plus participative (référumdun, sondages...) et plus impliquante (surtout auand le taux d abstention continue de croitre)

Même si je partage globalement vos craintes sur l'aspect "boîte noire" du système, il n'empêche qu'aun niveau des élections sociales en entreprise (2.500 personnes), le vote électronique constitue une avancée significative.
Nous venons pour la seconde fois en 3 ans d'effectuer ce type de vote (24h/24 pendant 4 jours), et nous pouvons en tirer quelques enseignements positifs :
1) plus de participation (presque 80%)
2) consultation en temps réel de l'évolution du taux de votants par instance et par collège
3) dépouillement des résultats ultra rapide
4) accessibilité aux listes de votants et non votants avec date et heure de vote

Mais l'entreprise n'est pas la nation .....

Je suis d'accord, dans l'état actuel des choses on ne peut qu'être contre le vote électronique. Mais je ne suis pas contre le principe, bien au contraire, au final et si nous assurons l'indépendance d'un système de vote sécuritaire et sous le contrôle des populations, ce sera un formidable outil de démocratie directe. Le code source des logiciels propriétaires et commerciaux, qui gèrent les machines à voter, est protégé par le secret professionnel ce qui est inadmissible : Les grands industriels soutiennent les candidats des partis de pouvoir. MAIS il existe GNU LINUX. Contrairement au boîtes noires des logiciels propriétaires, Linux est transparent et le fonctionnement de tous les logiciels est contrôlable par tous les citoyens sans aucun barrage. Avec une volonté politique, un gouvernement pourrait très bien commander une recherche avec cet outil pour créer un logiciel fiable, indépendant des intérêts politiques et financiers, controlable directement par le peuple. Volonté politique, courage politique. En attendant, soyons contre. Mais ne désespérons pas : approprions-nous ces outils. Nous avons le pouvoir de les rendre fiables.


François

coucou,
Chirac a été élu deux fois par fraude éléctorale en 1995 et 2002. En 2002, les votes des français de l'étrangers n'ont pas été rendu public, chirac s'est alors attribué 168 000 votes qui appartenaient à jospin. C'est jospin qui aurait du être président/ Il sait que chirac a fraudé, et a obtenu le silence sur cette fraude de le pen en lui attribuant tous les bénéfices de celui qui est au deuxième tour. Le systéme des billets papier est arrivé à un haut niveau de sécurité car les français étaient présents dans les bureaux de vote pour voir le comptage des bulletins. la fraude se faisait surtout au niveau des regroupements de comptage, dans les prefectures puis au niveau du ministre de l'intérieur obligatoirement complice de chirac dans sa fraude. la machine à voter offre à une multitude de niveau la possibilité de frauder. Quand au plus haut niveau les fraudes sont légion, il est bon de donner aux plus petits que soi la possibilité de frauder aussi, c'est ça la dictature, le pouvoir de baffouer la loi, à tous les niveaux. C'est écoeuré que jospin a quitté la politique car il n'était pas question pour lui de continuer à être complice dont il est parti. Le feu dans son bureau de premier ministre était une atteinte grave, et mafieuse directe sur lui, et un atteinte grave à notre pays. Les machines a voté doivent être interdite. Et il faut réagir. réagir vite. portez des plaintes. Il faut faire quelque chose.
lombard h empeyrat 16220 ecuras france

Le vote électronique en France en 2007 sous la responsabilité d'un ministre de l'intérieur également candidat à la présidentielle. Vous ne trouvez pas tout ça débile? Au lieu de faire acheter ces machines aux mairies, ils devraient faire construire des logements ou des WC publics.

ce qui m'etonne c'est que vous soyez suffisement naifs pour croire que le vote actuel "fonctionne tres bien" est qu'il n'y ai à aucun moment moyen de tricher...

"Il est strictement impossible, pour un citoyen, d’avoir l’assurance que son vote a été enregistré exactement tel qu’il pense l’avoir exprimé" à quoi servent les pose de scéllés et les tests avant et aprés vote pour certifier du bon fonctionnement de la machine?

@guillaume : personne ne dit ça. Mais nous serions au contraire bien naïfs de croire sur parole que l'électronique fonctionne mieux, alors que les preuves de défaillance et de possibilités et ou de tentatives de fraudes s'accumulent. Renseigne-toi avant de traiter les autres de naïfs.

@Guillaume (le même qui me donne deux emails différents) : les scellés sont de simples étiquettes ficelées avec un fil de fer, ils ne donnent aucune indication sur le bon fonctionnement de la machine. D'autre part, il a été démontré que les tests d'autocontrôle effectués par la machine elle-même sont une aberration et qu'il est possible de pirater ces machines de manière indétectable (si le logiciel est proprement piraté, on n'y verra que du feu).

J'ajouterai, toujours pour Guillaume pour l'aider à comprendre les mots "pour un citoyen", qu'il est possible à quiconque n'est pas aveugle de vérifier que son enveloppe tombe bien dans l'urne transparente, laquelle urne est surveillée en permanence par plusieurs paires d'yeux (y compris les siens s'il le souhaite). Ca c'est à la portée du citoyen lambda. Par contre, s'assurer du fonctionnement d'une machine "boite noire", que son logiciel n'est pas bugué, qu'il n'y a pas de défaillance technique, de tentative de fraude, que sais-je, ça ce n'est PAS à la portée du citoyen lambda. Et si Guillaume ne se pose pas le problème parce qu'il y a un scellé ou que Véritas a contrôlé une fois pour toute la conformité de quelques machines il y a quelques années pour l'ensemble du parc, il y a de nombreux citoyens qui refusent de déléguer leur pouvoir de contrôle réel et actuel à des organismes techniques mandatés par le ministère de l'intérieur, et à des technologies naissantes, pas fiables et déjà déclarées obsolètes par les pays qui les ont testées avant nous (les machines actuellement homologuées en France sont désormais illégales en Floride, par exemple).

Je pense pour ma part que l'informatique devrait être utilisée pour un contrôle complémentaire du nombre de votes sans pour autant supprimer le comptage manuel. Cela diminuerai probablement les possibilités de fraude locale.

je suis contre le vote électronique qui, à mes yeux ne présente aucune fiabilité,et risque d'être une source de fraude

bravo pour cet article. Je suis entierement d'accord avec vous.
personnellement je ne serais pas obligée de voter avec ce genre de machines.
j ai lu les commentaires et chacun a droit a son opinion mais il me semble que ces prochaines années vont etre cruciales alors j aimerais que ce vote presidentiel ne soit pas l occasion de tester cette nouvelle technologie.
ps: je me suis servie de certaines de vos informtaions pour un exposé ;) merci !

il paraît donc que ces machines seront scellés, apparemment sous forme d’étiquette avec un fil de fer

plus qu’une protection cela ressemble bien à un talon d’achille rendant ces appareils particulièrement vulnérables

car je m’interroge : que se passe-t-il si cette étiquette est rompue pendant la journée de vote (ce qui peut aussi bien survenir accidentellement que par une tentative de truçage ou encore être motivé par un désir de "sabotage") et que ce "défaut" est constaté publiquement ?

est-ce que tous les votants du bureau de vote concerné/ou des bureaux de vote concernés se seront déplacés pour rien et verront leur votes exclus du scrutin ?

et si cela arrivait à grand échelle, est-ce que le resultat final des votes sera encore valable ?

Il y a deux raisons principales de s'opposer au vote électronique.
D'abord l'acte de voter doit conserver un côté solennel, même si cela parait désuet.
Ensuite le contrôle. Il m'est arrivé, lors d'une élection de rester après avoir voté, et sans pouvoir bien sûr suivre ma propre enveloppe, j'ai pu observer (surveiller) l'urne et son contenu jusqu'au comptage, comme de nombreuses autres personnes. bien sûr, on sait qu'il y a tout de même des systèmes de triche. j'ai moi-même été obstervateur dans plusieurs pays du tiers monde, j'ai vu des fraudes patentes, mais je n'ose imaginer ce qui s'y passerait si l'on y votait électroniquement dans des machines installées par les gouvernements en place!!
Un peu d'humour maintenant:
On pourrait dans un premier temps tester les machines à voter en Corse, pour voir!!!!

Même moi qui suis un fin partisan de l'électronique et de l'internet, je suis contre le vote électronique ..

Je connais très bien les systèmes informatiques, et il n'y a pas plus facile a falcifier dans le cas présent. qui va contrôler la validité de ces données ?

un huissier ?
je ne savais pas qu'ils avaient une formation informatique ...

Je ne sais pas si le vote électronique est bien ou pas mais ce que je sais c'est que l'on ne trouve que peu de personnes pour dépouiller le soir des votes. Ou alors ce sont des individus qui savent à peine compter ce qui ne simplifie pas la tâche et des erreurs sont souvent l'occasion de recomptage. Mais je suppose que tous ceux qui sont contre le vote électronique vont venir dépouiller en masse.

bonjour merci pour l'enquète même si je la découvre tard. Qui à décidé de l'arrivé de ce vote électronique? quel ministère?
et à l'annonce des résultats du 1er tour, je m'inquiète.
Un million de votant électroniquement soit environ 5 pourcents de vote, nombre qui sépare le pourcentage de sarko et ségo ...

2h45...
arrivé à 19h00, j'ai voté à 21h45
en connaissant les dernières estimations 30/26/18
et je m'estime heureux, un peu plus tôt, c'était 2h45 de queue sous le cagnard
cette gabegie s'est déroulée au Perreux sur Marne 94
alors, contre la machine, je ne sais pas, je suis vidé, mais contre l'organisation qui est faite autour, du moins au Perreux, OUI

UNE IDEE SANS DEMOCRATIE : nous y allons droit dans le mur, le vote électronique, j'en suis persuadée n'est pas fiable ! Il faut AGIR ET AGIR ENSEMBLE ! Lors de la manifestation du 1ermai, allons y dire NON à ça. Ils se foutent encore de Nous et de ce que nous pensons, il ne pense qu'au pouvoir ! Invitons les gens à ne pas voter le 6 mai ou par procuration sans avoir à aller aux urnes électroniques ! Les citoyens ont dit NON, pourquoi ils le font ????

Le vote électronique est dangereux pour la démocratie, il concentre une risque que les politiques ne semblent pas voir. Ce n'est pas du modernisme, c'est une illusion, un ersatz de modernisme. La meilleure des sécurités est la présence du citoyen dans le bureau de vote.

Je n'ai pas bien compris l'intérêt réel de cette technique ? Aller plus vite ? C'est une stupidité sans nom.

Le vote est le fait générateur et créateur du droit. Or devant les tribunaux, une trace magnétique n'est pas une preuve. Et il faudrait faire confiance aveugle à une information magnétique pour élire ceux qui font créer le droit au parlement et devant les instances ??? C'est Kafka !

Imaginez Hitler avec cette technique avec en plus, la télévision...

L'idée du vote à distance est encore pire que le vote électronique. Durant la campagne des Européennes en 2004, j'ai rencontré un couple de personnes à qui je donne le tract. La dame trouve cela intéressant, mais son mari commence à s'emporter et oblige son épouse à me rendre le tract, sans qu'elle n'ait le droit de continuer à développer son argumentaire. Avec un vote à distance, qui va voter deux fois ?

Je suis également contre le vote électronique.
Il me semble tout à fait anormal qu'on change nos habitudes de vote sans même nous demander notre avis !

Démocratie ???

La façon dont se déroulait le scrutin jusqu'ici, outre le fait qu'elle permette une surveillance citoyenne du vote, est également ue démarche d'implication et d'échanges entre les personnes qui vont rester pour le dépouillement.

MANIFESTONS LE 1er MAI CONTRE LE VOTE ELECTRONIQUE

c'est marrant que des gens parlent de Corse, je m'en DOUTAIS,....., car c'est à cause d'un scandale en Corse que le vote par correspondance a été interdit en France, par la taupe Chirac, et quand on voit qu'on autorise le vote électronique, c'est en gros : interdire une petite fraude éventuelle pour autoriser une fraude dont l'énormité est sans commune mesure, sans oublier les mouchards qui peuvent être dans le logiciel et donner des indications précieuses et discrètes
De plus on se demande à quoi servent les assesseurs, 4, dans mon bureau de vote, 1 de plus que la loi l'exige, ces gens ne donnent pas leur nom, demandent le nôtre, nous prennent de haut, n'ont pas à savoir normalement si on se déplace ou pas pour voter, NE SONT MEME PAS ASSERMENTES ALORS QU ILS LISENT NOS PAPIERS D IDENTITE, celui à l'entrée surtout ne semble rien faire sauf emmer... les électeurs, il ne prend même pas la peine de donner les bulletins, même quand il n'a absolument rien, mais à foutr.. depuis un quart d'heure au moins !! Testez : si on oublie de prendre certains bulletins, à l'entrée il ne voie rien, si on revient pour réparer, c'est tout juste s'il est aimable : "on ne peut pas prendre plus de 2 bulletins" ( est-ce que c'est écrit dans le règlement, les assesseurs ont pour règle de raconter n'importe quoi pour se tirer d'affaire, verifiez, c'est assez instructif !!!)
Visiblement il y a une volonté de harceler et prendre en main les votants , mais le sacndale numéro 1 est de nous interdire le vote par correspondance, éventuellement avec une deuxième enveloppe timbrée qui nous revient, pour être sûr que la poste ou un employé municipal - qui sont tout sauf neutres en politiques , vu le recrutement des mairies ..............- n'ont pas égaré notre courrier !

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